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L’offre prend fin lorsque son rejet parvient à son auteur.


COMMENTAIRE


1. Le rejet peut être explicite ou implicite


Une offre peut être rejetée de façon expresse ou implicite. Un cas fréquent de rejet implicite est une réponse à une offre qui se présente comme une acceptation mais qui contient des additions, des limitations ou d’autres modifications (voir l’article 2.1.11(1)).


En l’absence d’un rejet explicite, les déclarations ou la conduite du destinataire de l’offre doivent toujours être telles à justifier la croyance de l’auteur de l’offre que le destinataire n’a aucune intention de l’accepter. Une réponse du destinataire qui demande simplement s’il y a une alternative possible (par exemple, “Y a-t-il des chances que le prix soit réduit?”, ou “Pourriez-vous livrer deux jours plus tôt?”) ne suffirait pas normalement à justifier une telle conclusion.


Il convient de rappeler qu’un rejet entraînerait la fin de toute offre, indépendamment du fait de savoir si elle était révocable ou irrévocable conformément à l’article 2.1.4.


Illustration


A reçoit une offre de B indiquant que celle-ci sera ferme pendant deux semaines. A répond par retour de courrier en demandant des conditions en partie différentes que B n’accepte pas. A ne peut plus accepter l’offre initiale même s’il reste plusieurs jours avant l’expiration du délai de deux semaines parce qu’en faisant une contre-proposition, A a implicitement rejeté l’offre initiale.


2. Le rejet n’est que l’une des causes pour lesquelles une offre prend fin

 

Le rejet par le destinataire n’est que l’une des causes pour lesquelles une offre prend fin. D’autres causes figurent aux articles 2.1.4(1) et 2.1.7.

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