
A la lumière d'une étude de droit comparé intitulée "La réglementation internationale de certains aspects des sûretés grevant le matériel susceptible d'être déplacé d'un Etat dans un autre" préparée par M. Ronald C. C. Cuming de l'Université de Saskatchewan et des réponses à un questionnaire, un groupe de travail restreint d'experts a établi, lors d'une réunion tenue à Rome en mars 1992, qu'il serait possible et opportun pour UNIDROIT d'élaborer des règles internationales uniformes sur les sûretés grevant le matériel d'équipement mobile très coûteux et d'un type normalement déplacé d'un pays à un autre dans le cadre habituel des affaires.
Un comité d'étude, présidé par Sir Roy M. Goode (Université d'Oxford) et composé d'experts universitaires et praticiens, a établi en 1997 un avant-projet de Convention d'UNIDROIT relative aux garanties internationales portant sur des matériels d'équipement mobiles. Après la mise au point du texte par un comité d’experts gouvernementaux lors de sessions tenues sous les auspices conjoints d’UNIDROIT et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) (http://www.unidroit.org/french/conventions/mobile-equipment/preparatorywork-convention/etude72-archive-f.htm et http://www.unidroit.org/french/conventions/mobile-equipment/preparatorywork-aircraftprotocol/etude72-archive-f.htm), la Convention relative aux garanties internationales portant sur des matériels d’équipement mobiles
Successivement, le Protocole de Luxembourg portant sur les questions spécifiques au matériel roulant ferroviaire (le Protocole ferroviaire) a été adopté et ouvert à la signature le 23 février 2007 à une Conférence diplomatique tenue à Luxembourg, sous les auspices conjoints d’UNIDROIT et de l’Organisation intergouvernementale pour les transports internationaux ferroviaires (OTIF), à l’invitation du Gouvernement du Luxembourg. Le Groupe de travail ferroviaire a apporté une aide précieuse tout au long des travaux.
Pour l’état de mise en œuvre de la Convention, qui est entrée en vigueur le 1er avril 2004, voir http://www.unidroit.org/english/implement/i-2001-convention.pdf
Dans ce but, la Convention établit un régime juridique international équilibré en ce qui concerne les garanties qui amoindrira les risques des créanciers et réduira ainsi les coûts du financement du matériel d’équipement de grande valeur. Les prêteurs pourront s’assurer que leurs droits réels sur un bien financé l’emportent sur tous les autres droits concurrents potentiels sur ce bien, et pourront, en cas d’inexécution, procéder rapidement à la réalisation de la valeur de ce bien En particulier, la Convention prévoit des mesures qui peuvent être rapidement mises en œuvre dans les Etats contractants, et crée un régime pour déterminer le rang des droits des créanciers par référence à un Registre international électronique et fondé sur la publicité; le rang des droits sera établi sur la base du “premier inscrit”.
Bien que les bénéfices économiques précis soient difficiles à évaluer avec précision, une étude menée lors de l’élaboration de la Convention a estimé que les bénéfices économiques potentiels de la Convention dans le monde s’élèveraient à plusieurs milliards de dollars américains pour le secteur aéronautique seulement, qui se partageraient entre les compagnies aériennes, les constructeurs et les économies nationales des pays de situation des compagnies aériennes. Ces bénéfices économiques ont commencé à apparaître avant l’entrée en vigueur de la Convention et du Protocole aéronautique: l’Export-Import Bank des Etats-Unis d’Amérique a annoncé en août 2004 qu’elle offrirait une réduction d’un tiers de ses commissions d’encours aux acquéreurs de gros avions commerciaux américains dans les pays qui auront signé, ratifié et mis en œuvre la Convention.
La Convention se fonde sur 5 principes:
Le premier protocole élaboré est le Protocole aéronautique
Le deuxième protocole est le Protocole de Luxembourg portant sur le matériel roulant ferroviaire adopté lors d’une Conférence diplomatique qui s'est tenu à Luxembourg du 12 au 23 février 2007. Ce protocole appliquera les bénéfices de la Convention au secteur ferroviaire, et devrait revêtir une importance économique considérable pour les Etats en Asie, en Europe orientale, en Afrique et en Amérique du sud où les chemins de fer et l’infrastructure ferroviaire jouent un rôle important dans l’économie.
Un autre protocole est actuellement en cours d’élaboration. Il s'agit d'un protocole relatif à l’application de la Convention aux biens spatiaux. Ce protocole aura pour tâche difficile d’appliquer les bénéfices de la Convention aux biens spatiaux qui sont de plus en plus financés par des investisseurs du secteur privé plutôt que des Gouvernements, qui sont réglementés par une multitude de traités internationaux et qui sont souvent matériellement situés au-delà des juridictions terrestres. Le protocole fait actuellement l’objet d’un processus de négociation intergouvernementale auquel participent des prêteurs du secteur privé et des représentants de l’industrie spatiale.
Des études préliminaires sont en cours pour évaluer la nécessité d’un protocole sur le financement garanti portant sur du matériel d’équipement agricole, de construction et minier.
PRESENTATION
Si le coût du crédit pour le matériel d’équipement de très grande valeur atteint des niveaux aussi élevés, c’est notamment parce que l’application de la règle de conflit de lois de lex rei sitae rend la position du créancier incertaine. Le Gouvernement canadien a proposé en juin 1988 que le principe de l'opposabilité des droits réels du crédit-bailleur au syndic de faillite du crédit-preneur et aux créanciers chirographaires, figurant dans la Convention d'UNIDROIT sur le crédit-bail international, soit étendu aux sûretés portant sur du matériel d'équipement en général.
LA CONVENTION: OBJECTIFS ET POINTS ESSENTIELS
(la Convention) et son Protocole portant sur les questions spécifiques aux matériels d’équipement aéronautiques
(le Protocole aéronautique) ont été ouverts à la signature le 16 novembre 2001 à une Conférence diplomatique tenue dans la Ville du Cap, sous les auspices conjoints d’UNIDROIT et de l’OACI, à l’invitation du Gouvernement sud-africain. Le Groupe de travail aéronautique, l'Association internationale du transport aérien et le Groupe de travail spécial sur le Registre international ont apporté une assistance très précieuse tout au long des travaux de préparation de la Convention et du Protocole.
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Pour l’état de mise en œuvre du Protocole aéronautique, qui est entré en vigueur le 1er mars 2006, voir http://www.unidroit.org/english/implement/i-2001-aircraftprotocol.pdf
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Pour l’état de mise en œuvre du Protocole ferroviaire, qui n'est pas encore entré en vigueur, voir http://www.unidroit.org/english/implement/i-2007-railprotocol.pdf 
L'objet essentiel de la Convention est d'accroître l’efficacité du financement de “matériel d’équipement mobile” de grande valeur (par exemple les biens aéronautiques, les biens spatiaux, le matériel roulant ferroviaire, etc.). Parce que ce type de matériel d’équipement est déplacé d’un pays dans un autre, et parce que tous les pays ne reconnaissant pas de la même façon les droits des créanciers, ces derniers font face à des risques plus élevés et cela augmente le coût du crédit. La Convention se fonde sur le principe selon lequel un cadre juridique solide qui institue un régime pour la constitution et l’efficacité d'une nouvelle garantie internationale donnera confiance aux prêteurs et aux investisseurs institutionnels, à l’intérieur et en dehors du pays concerné, et attirera plus facilement les capitaux nationaux et étrangers.
LES PROTOCOLES
La Convention a pour objectif de s’appliquer à plusieurs types de matériel d’équipement mobile de grande valeur. Il s’agit d’une convention cadre qui établit des dispositions de base susceptibles d’être modifiées par des protocoles portant sur des matériels d’équipement spécifiques en vue d’adapter la structure de la Convention aux besoins particuliers de secteurs spécifiques.
qui prévoit l’application de la Convention en ce qui concerne les biens aéronautiques et modifie le fonctionnement de la Convention (par exemple les mesures en cas d’inexécution prévues par la Convention) selon les exigences particulières des opérations de financement aéronautique.
De brefs comptes-rendus sur l'avancement de ce projet ont été publiés dans les Rapports annuels d'UNIDROIT.