{"id":5967,"date":"2021-08-14T08:47:13","date_gmt":"2021-08-14T08:47:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unidroit.org\/?page_id=5967"},"modified":"2021-11-11T13:42:09","modified_gmt":"2021-11-11T12:42:09","slug":"loi-type","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/instruments\/franchisage\/loi-type\/","title":{"rendered":"Loi type"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column css=&#8221;.vc_custom_1490017614850{margin-bottom: 30px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;LOI TYPE FRANCHISE&#8221; font_container=&#8221;tag:h1|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1628930856364{margin-top: 0px !important;margin-bottom: 20px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;LANGUE OFFICIELLE&#8221; font_container=&#8221;tag:h4|text_align:left|color:%237fc9cc&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css=&#8221;.vc_custom_1622455036974{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column css=&#8221;.vc_custom_1490017614850{margin-bottom: 30px !important;}&#8221;][vc_column_text]<strong>LOI TYPE SUR LA DIVULGATION DES INFORMATIONS EN MATIERE DE FRANCHISE (2002)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><br \/>\n<em><strong>PREAMBULE<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>L\u2019Institut international pour l\u2019unification du droit priv\u00e9 (UNIDROIT),<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Reconnaissant que la franchise joue un r\u00f4le croissant dans un grand nombre d\u2019\u00e9conomies nationales,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Etant conscient du fait que dans la proc\u00e9dure l\u00e9gislative, le l\u00e9gislateur pourrait consid\u00e9rer divers \u00e9l\u00e9ments, et notamment:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0s\u2019il existe un probl\u00e8me r\u00e9el ; quelle est sa nature et quelle action serait, le cas \u00e9ch\u00e9ant, n\u00e9cessaire ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0si les futurs investisseurs peuvent mieux se pr\u00e9munir contre la fraude s\u2019ils ont acc\u00e8s \u00e0 une information importante et sinc\u00e8re avant d\u2019exprimer leur consentement \u00e0 tout contrat de franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0si l\u2019exigence l\u00e9gale d\u2019une information \u00e9quilibr\u00e9e entre les parties au contrat de franchise sert mieux les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et sociaux nationaux ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0s\u2019il s\u2019agit de conduites abusives g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es ou s\u2019il s\u2019agit de conduites isol\u00e9es ou limit\u00e9es \u00e0 des secteurs particuliers ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0la nature de la preuve de l\u2019abus ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0s\u2019il existe des lois qui traitent de ces pr\u00e9occupations et si elles sont appliqu\u00e9es de fa\u00e7on ad\u00e9quate ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0s\u2019il existe un syst\u00e8me d\u2019auto-r\u00e9glementation efficace ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0les rapports entre les b\u00e9n\u00e9fices de la nouvelle l\u00e9gislation et les co\u00fbts qu\u2019elle engendre pour les franchiseurs et les investisseurs ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0si la l\u00e9gislation propos\u00e9e constitue une entrave \u00e0 l\u2019entr\u00e9e des franchiseurs et si elle a des effets sur la cr\u00e9ation d\u2019emploi et les investissements ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2022\u00a0\u00a0 \u00a0l\u2019avis des organisations int\u00e9ress\u00e9es y compris les associations nationales de franchise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Rappelant<\/em>\u00a0que les l\u00e9gislateurs pourraient vouloir adapter les dispositions sugg\u00e9r\u00e9es, notamment celles concernant les \u00e9l\u00e9ments devant \u00eatre divulgu\u00e9s, pour tenir compte des circonstances sp\u00e9cifiques et des proc\u00e9dures l\u00e9gislatives qui leur sont propres,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Rappelant<\/em>\u00a0que le texte de la Loi type est accompagn\u00e9 d\u2019un Rapport explicatif qui, pour aider les l\u00e9gislateurs, explique l\u2019objectif poursuivi par chaque disposition,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Constatant<\/em>\u00a0que les l\u00e9gislations sur la divulgation des informations constituent dans leur ensemble une exp\u00e9rience positive,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>a l\u2019honneur de mettre \u00e0 la disposition de la communaut\u00e9 internationale la pr\u00e9sente\u00a0<em>Loi type sur la divulgation des informations en mati\u00e8re de franchise<\/em>\u00a0et son rapport explicatif pr\u00e9sent\u00e9s dans ce document et qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s par un Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux r\u00e9uni par UNIDROIT,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>exemple qui n\u2019est pas obligatoire pour les l\u00e9gislateurs et instrument qui est une recommandation pour les Etats ayant d\u00e9cid\u00e9 d\u2019adopter une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique en la mati\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>LOI TYPE SUR LA DIVULGATION DES INFORMATIONS EN MATIERE DE FRANCHISE<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>Article 1<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em><strong>(Champ d&#8217;application)<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>1)<\/strong>\u00a0La pr\u00e9sente loi s\u2019applique aux franchises devant \u00eatre conc\u00e9d\u00e9es ou renouvel\u00e9es pour l\u2019exploitation d\u2019une ou plusieurs activit\u00e9s commerciales franchis\u00e9es sur le territoire de [l\u2019Etat qui l\u2019adopte].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2)<\/strong>\u00a0Sauf disposition contraire de la pr\u00e9sente loi, celle-ci ne concerne pas la validit\u00e9 du contrat de franchise ou de l\u2019une de ses clauses.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em><span lang=\"FR\">Article 2<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>(D\u00e9finitions)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Aux fins de la pr\u00e9sente loi :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>une\u00a0<strong>activit\u00e9 franchis\u00e9e<\/strong>\u00a0est une activit\u00e9 commerciale conduite par le franchis\u00e9 dans le cadre d\u2019un contrat de franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>affili\u00e9 du franchis\u00e9<\/strong>\u00a0est une personne physique ou morale qui exerce un contr\u00f4le direct ou indirect sur le franchis\u00e9, ou est contr\u00f4l\u00e9e directement ou indirectement par celui-ci, ou se trouve sous le contr\u00f4le d\u2019un tiers qui contr\u00f4le le franchis\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>affili\u00e9 du franchiseur<\/strong>\u00a0est une personne physique ou morale qui exerce un contr\u00f4le direct ou indirect sur le franchiseur, ou est contr\u00f4l\u00e9e directement ou indirectement par celui-ci, ou se trouve sous le contr\u00f4le d\u2019un tiers qui contr\u00f4le le franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>contrat de d\u00e9veloppement<\/strong>\u00a0est une convention aux termes de laquelle un franchiseur conc\u00e8de \u00e0 une autre partie, en \u00e9change de contreparties financi\u00e8res directes ou indirectes, le droit d\u2019acqu\u00e9rir plus d\u2019une franchise au sein du m\u00eame syst\u00e8me de franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>contrat de franchise<\/strong>\u00a0s\u2019entend de tout accord par lequel une franchise est conc\u00e9d\u00e9e ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>contrat de sous-franchise<\/strong>\u00a0s\u2019entend d\u2019un contrat de franchise conclu entre un sous-franchiseur et un sous-franchis\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 une franchise principale ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>une\u00a0<strong>d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur<\/strong>, s\u2019entend de l\u2019expos\u00e9 d\u2019un fait dont son auteur savait ou aurait d\u00fb savoir au moment o\u00f9 il l\u2019a formul\u00e9, qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas v\u00e9ridique ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>document d\u2019information<\/strong>\u00a0est un document contenant les renseignements exig\u00e9s par la pr\u00e9sente loi ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>le terme\u00a0<strong>Etat<\/strong>\u00a0inclut les unit\u00e9s territoriales formant un Etat qui comprend deux ou plusieurs unit\u00e9s territoriales, qu\u2019elles poss\u00e8dent ou non des syst\u00e8mes de droit diff\u00e9rents applicables dans les mati\u00e8res r\u00e9gies par la pr\u00e9sente loi ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>un\u00a0<strong>fait essentiel<\/strong>\u00a0s\u2019entend de tout renseignement qui peut raisonnablement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme ayant un effet significatif sur la d\u00e9cision du futur franchis\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir une franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>une\u00a0<strong>franchise<\/strong>\u00a0correspond aux droits conc\u00e9d\u00e9s par une partie (le franchiseur) qui autorise et engage une autre partie (le franchis\u00e9), en \u00e9change de contreparties financi\u00e8res directes ou indirectes, \u00e0 se livrer \u00e0 une activit\u00e9 commerciale de vente de marchandises ou de services en son propre nom et pour son propre compte dans le cadre d\u2019un syst\u00e8me \u00e9labor\u00e9 par le franchiseur qui comprend son savoir-faire et son assistance, qui r\u00e8gle les modes essentiels d\u2019exploitation incluant l\u2019exercice par le franchiseur d\u2019un contr\u00f4le permanent et approfondi des op\u00e9rations et qui est associ\u00e9 de mani\u00e8re significative \u00e0 une marque de commerce, une marque de service, une d\u00e9nomination commerciale ou un logo prescrit par le franchiseur. Y sont inclus :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0les droits conc\u00e9d\u00e9s par un franchiseur \u00e0 un sous-franchiseur dans le cadre d\u2019un contrat de franchise principale ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0les droits conc\u00e9d\u00e9s par un sous-franchiseur \u00e0 un sous-franchis\u00e9 dans le cadre d\u2019un contrat de sous-franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C)<\/strong>\u00a0les droits conc\u00e9d\u00e9s par un franchiseur \u00e0 une autre partie dans le cadre d\u2019un contrat de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Aux fins de la pr\u00e9sente d\u00e9finition, le paiement \u00e0 un prix pr\u00e9f\u00e9rentiel des biens destin\u00e9s \u00e0 la revente ne peut \u00eatre assimil\u00e9 aux \u00ab contreparties financi\u00e8res directes ou indirectes \u00bb ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>le terme\u00a0<strong>franchis\u00e9<\/strong>\u00a0d\u00e9signe \u00e9galement le sous-franchis\u00e9 dans ses relations avec le sous-franchiseur et le sous-franchiseur dans ses relations avec le franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>une\u00a0<strong>franchise principale<\/strong>\u00a0s\u2019entend du droit conc\u00e9d\u00e9 par un franchiseur \u00e0 une autre partie (le sous-franchiseur), de conc\u00e9der lui m\u00eame des franchises \u00e0 des tiers (les sous-franchis\u00e9s) ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>le terme\u00a0<strong>franchiseur<\/strong>\u00a0d\u00e9signe \u00e9galement le sous-franchiseur dans ses relations avec ses sous-franchis\u00e9s ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>une\u00a0<strong>modification importante<\/strong>\u00a0parmi les informations qui doivent \u00eatre divulgu\u00e9es s\u2019entend d\u2019une modification pouvant raisonnablement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme ayant un effet significatif sur la d\u00e9cision du futur franchis\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir la franchise ; et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>une\u00a0<strong>omission<\/strong>\u00a0s\u2019entend de l\u2019absence de d\u00e9claration d\u2019un fait essentiel, dont son auteur \u00e9tait conscient au moment o\u00f9 cette d\u00e9claration aurait d\u00fb \u00eatre faite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em><span lang=\"FR\">Article<\/span><span lang=\"FR\">\u00a03<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>(Remise du document d&#8217;information)<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>1)<\/strong>\u00a0Un franchiseur doit d\u00e9livrer \u00e0 tout futur franchis\u00e9 le document d\u2019information accompagn\u00e9 de la proposition de contrat de franchise au moins quatorze jours avant la date de survenance du premier des deux \u00e9v\u00e9nements suivants :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0la signature par le futur franchis\u00e9 de tout contrat ayant trait \u00e0 la franchise \u00e0 l\u2019exception des contrats relatifs \u00e0 la confidentialit\u00e9 des informations remises ou \u00e0 remettre par le franchiseur ; ou<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0le paiement au franchiseur ou un affili\u00e9 du franchiseur par le futur franchis\u00e9 de toute somme en relation avec l\u2019acquisition d\u2019une franchise qui ne soit pas remboursable ou dont la restitution est soumise \u00e0 de telles conditions qu\u2019elle ne soit pas remboursable, \u00e0 l\u2019exclusion d\u2019une s\u00fbret\u00e9 (caution ou d\u00e9p\u00f4t) octroy\u00e9e lors de la conclusion d\u2019un contrat de confidentialit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2)<\/strong>\u00a0Le document d\u2019information doit \u00eatre actualis\u00e9 dans les [X] jours suivant la fin de l\u2019exercice fiscal du franchiseur. Lorsque survient une modification importante des informations devant \u00eatre divulgu\u00e9es conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article 6, le franchiseur doit notifier par \u00e9crit toute modification au futur franchis\u00e9 d\u00e8s que possible et avant la survenance d\u2019un des \u00e9v\u00e9nements d\u00e9crits aux sous-paragraphes 1(A) et 1(B).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article 4<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>\u00a0(Pr\u00e9sentation du document d&#8217;information)<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>1)<\/strong>\u00a0L\u2019information doit \u00eatre fournie par \u00e9crit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2)<\/strong>\u00a0Le franchiseur peut \u00e9tablir le document d\u2019information dans la forme de son choix, \u00e0 condition qu\u2019il soit pr\u00e9sent\u00e9 sous la forme d\u2019un document unique d\u00e9livr\u00e9 en une seule fois et que les renseignements qu\u2019il contient soient conformes aux prescriptions impos\u00e9es par la pr\u00e9sente loi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article 5<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>(Dispenses de l&#8217;obligation de divulgation d&#8217;information)<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Aucun document d\u2019information n\u2019est requis :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une franchise conc\u00e9d\u00e9e \u00e0 une personne qui a \u00e9t\u00e9 un dirigeant ou un administrateur du franchiseur ou de l\u2019un de ses affili\u00e9s pendant au moins l\u2019ann\u00e9e qui pr\u00e9c\u00e8de imm\u00e9diatement la signature du contrat de franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une cession ou toute autre forme de transfert des droits et obligations du franchis\u00e9 dans le cadre d\u2019un contrat de franchise en cours, lorsque les conditions qui lient le cessionnaire ou le b\u00e9n\u00e9ficiaire sont substantiellement les m\u00eames qui lient le c\u00e9dant, et que le franchiseur n\u2019a pas eu de r\u00f4le important dans la transaction autre que l\u2019approbation du transfert.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C)<\/strong>\u00a0dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une franchise de vente de biens ou de services, conc\u00e9d\u00e9e \u00e0 une personne physique ou morale d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9e depuis 2 ans dans une exploitation commerciale identique ou similaire, dans la mesure o\u00f9 le chiffre d\u2019affaires r\u00e9alis\u00e9 pendant la premi\u00e8re ann\u00e9e d\u2019activit\u00e9 raisonnablement pr\u00e9visible \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en vigueur du contrat de franchise, ne d\u00e9passe pas 20 % du total du chiffre d\u2019affaires des activit\u00e9s combin\u00e9es du franchis\u00e9 et de ses affili\u00e9s pendant cette p\u00e9riode ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>D)<\/strong>\u00a0dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une franchise conc\u00e9d\u00e9e \u00e0 un futur franchis\u00e9, par laquelle celui-ci s\u2019engage \u00e0 r\u00e9aliser conform\u00e9ment au contrat de franchise un apport financier total sup\u00e9rieur \u00e0 [X] ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>E)<\/strong>\u00a0dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une franchise conc\u00e9d\u00e9e \u00e0 un futur franchis\u00e9, dont l\u2019actif net du bilan, cumul\u00e9 avec celui de ses affili\u00e9s, est sup\u00e9rieur \u00e0 [Y] ou dont le chiffre d\u2019affaires est sup\u00e9rieur \u00e0 Z ; ou<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>F)<\/strong>\u00a0dans l\u2019hypoth\u00e8se du renouvellement ou de l\u2019extension d\u2019une franchise aux m\u00eames conditions.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article 6<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>(Contenu des informations fournies)<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1)<\/strong>\u00a0Le franchiseur fournit dans le document d\u2019information les renseignements suivants :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0la raison ou d\u00e9nomination sociale, la forme juridique et l\u2019adresse l\u00e9gale du franchiseur et l\u2019adresse du lieu principal d\u2019activit\u00e9 du franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0les marques de commerce, les d\u00e9nominations commerciales, le nom commercial ou similaire, sous lesquels le franchiseur exerce ou a l\u2019intention d\u2019exercer ses activit\u00e9s commerciales dans l\u2019Etat o\u00f9 le franchis\u00e9 exploitera son activit\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C)<\/strong>\u00a0l\u2019adresse du lieu principal d\u2019activit\u00e9 du franchiseur dans l\u2019Etat o\u00f9 le futur franchis\u00e9 est situ\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>D)<\/strong>\u00a0une description de la franchise qui doit \u00eatre exploit\u00e9e par le futur franchis\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>E)<\/strong>\u00a0une description de l\u2019exp\u00e9rience commerciale du franchiseur et de ses affili\u00e9s qui conc\u00e8dent des franchises ayant substantiellement la m\u00eame d\u00e9nomination commerciale, incluant :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i)<\/strong>\u00a0l\u2019anciennet\u00e9 de chacun dans la conduite d\u2019op\u00e9rations commerciales du type de celles devant \u00eatre exploit\u00e9es par le futur franchis\u00e9 ; et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii)<\/strong>\u00a0l\u2019anciennet\u00e9 de chacun dans la concession de franchises dans le m\u00eame type d\u2019activit\u00e9 que celles devant \u00eatre exploit\u00e9es par le futur franchis\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>F)<\/strong>\u00a0les noms, adresses professionnelles, fonctions exerc\u00e9es et exp\u00e9rience commerciale de toute personne qui a des responsabilit\u00e9s de direction dans la conduite des activit\u00e9s commerciales du franchiseur en relation avec la franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>G)<\/strong>\u00a0la r\u00e9f\u00e9rence des condamnations p\u00e9nales ou des constatations de responsabilit\u00e9 dans le cadre d\u2019une action civile ou d\u2019un arbitrage concernant des franchises ou d\u2019autres activit\u00e9s commerciales, mettant en cause une fraude, une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou tout autre comportement similaire impliquant :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i)<\/strong>\u00a0le franchiseur ; et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii)<\/strong>\u00a0tout affili\u00e9 du franchiseur qui est engag\u00e9 dans la franchise<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>intervenues dans les cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, ainsi que la r\u00e9f\u00e9rence de telles proc\u00e9dures encore en cours \u00e0 l\u2019encontre du franchiseur ou de l\u2019une de ses filiales ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>H)<\/strong>\u00a0la r\u00e9f\u00e9rence des proc\u00e9dures de faillite, d\u2019insolvabilit\u00e9, ou proc\u00e9dures comparables ayant impliqu\u00e9 le franchiseur et un ou plusieurs de ses affili\u00e9s au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>I)<\/strong>\u00a0le nombre total des franchis\u00e9s, des filiales de distribution et des affili\u00e9s du franchiseur qui conc\u00e8dent des franchises ayant une d\u00e9nomination commerciale qui est substantiellement la m\u00eame ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>J)<\/strong>\u00a0les noms, adresses et num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phones professionnels des franchis\u00e9s, et des franchis\u00e9s de tout affili\u00e9 du franchiseur qui conc\u00e8dent des franchises ayant en grande partie la m\u00eame d\u00e9nomination commerciale, dont les unit\u00e9s d\u2019exploitation sont situ\u00e9es le plus pr\u00e8s de l\u2019unit\u00e9 d\u2019exploitation propos\u00e9e au futur franchis\u00e9, sans que les coordonn\u00e9es ne doivent \u00eatre donn\u00e9es, en toute hypoth\u00e8se, pour plus de [X] franchis\u00e9s dans l\u2019Etat du franchis\u00e9 ou dans les Etats contigus, ou, en l\u2019absence d\u2019Etat contigu, dans l\u2019Etat du franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>K)<\/strong>\u00a0tout renseignement concernant les franchis\u00e9s du franchiseur et les franchis\u00e9s de tout affili\u00e9 du franchiseur qui conc\u00e8dent des franchises ayant en grande partie la m\u00eame d\u00e9nomination commerciale qui ont cess\u00e9 d\u2019\u00eatre franchis\u00e9s au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es fiscales pr\u00e9c\u00e9dant la date de conclusion du contrat, en pr\u00e9cisant les motifs de la cessation ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L)<\/strong>\u00a0les informations suivantes ayant trait aux droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du franchiseur dont une licence est octroy\u00e9e au franchis\u00e9, et en particulier, aux marques, brevets, droits d\u2019auteurs, et droits attach\u00e9s aux logiciels :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i)<\/strong>\u00a0l\u2019enregistrement et\/ou la demande d\u2019enregistrement le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii)<\/strong>\u00a0le nom du titulaire des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et\/ou celui de la personne demandant l\u2019enregistrement, le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>iii)<\/strong>\u00a0la date \u00e0 laquelle s\u2019\u00e9teint l\u2019enregistrement des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle faisant l\u2019objet de la licence ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>iv)<\/strong>\u00a0les proc\u00e9dures judiciaires ou toute autre proc\u00e9dure l\u00e9gale engag\u00e9es le cas \u00e9ch\u00e9ant qui pourraient avoir des effets significatifs sur l\u2019utilisation, exclusive ou non exclusive, par le franchis\u00e9 des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle r\u00e9sultant du contrat de franchise,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>dans l\u2019Etat o\u00f9 l\u2019activit\u00e9 commerciale franchis\u00e9e doit \u00eatre exploit\u00e9e ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>M)<\/strong>\u00a0les informations sur les cat\u00e9gories de marchandises et\/ou les services que le franchis\u00e9 est tenu d\u2019acheter ou louer, en indiquant :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i)<\/strong>\u00a0si certaines d\u2019entre elles doivent \u00eatre achet\u00e9es ou lou\u00e9es aupr\u00e8s du franchiseur, de ses affili\u00e9s, ou aupr\u00e8s d\u2019un fournisseur d\u00e9sign\u00e9 par le franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii)<\/strong>\u00a0si le franchis\u00e9 a le droit de soumettre d\u2019autres fournisseurs de son choix \u00e0 l\u2019agr\u00e9ment du franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>iii)<\/strong>\u00a0si toute source de revenus ou avantages que le franchiseur ou ses affili\u00e9s peuvent recevoir directement ou indirectement en provenance de tout fournisseur de marchandises et\/ou de services \u00e0 destination du franchis\u00e9, tels que les rabais, bonifications, ou autres remises au regard de ces marchandises et\/ou services, sont compl\u00e8tement transmis au futur franchis\u00e9 ou, si tel n\u2019est pas le cas, si le franchiseur ou le fournisseur recommand\u00e9 par le franchiseur font une marge de profit ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>N)<\/strong>\u00a0tout \u00e9l\u00e9ment d\u2019information financi\u00e8re incluant :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i) a)<\/strong>\u00a0une \u00e9valuation du montant total de l\u2019investissement initial du futur franchis\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0 b)<\/strong>\u00a0les modes de financements propos\u00e9s ou facilit\u00e9s par le franchiseur le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0 c)<\/strong>\u00a0les \u00e9tats financiers du franchiseur et, lorsque disponibles, les \u00e9tats financiers audit\u00e9s ou autrement v\u00e9rifi\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, et notamment les comptes d\u2019exploitation et de pertes et profits pour les trois ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Les franchiseurs, dont la cr\u00e9ation remonte \u00e0 moins de trois ans, sont tenus de divulguer les m\u00eames documents, \u00e9labor\u00e9s depuis qu\u2019ils sont en activit\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii) a)<\/strong>\u00a0Si une information est d\u00e9livr\u00e9e au futur franchis\u00e9, par le franchiseur ou en son nom, concernant les r\u00e9sultats financiers pass\u00e9s ou les projections financi\u00e8res d\u2019unit\u00e9s exploit\u00e9es en propre par le franchiseur, ses affili\u00e9s ou ses franchis\u00e9s, cette information doit :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>aa)<\/strong>\u00a0reposer sur une base raisonnable au moment o\u00f9 elle est \u00e9tablie ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>bb)<\/strong>\u00a0inclure les hypoth\u00e8ses importantes ayant permis sa pr\u00e9paration et fond\u00e9 sa pr\u00e9sentation ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>cc)<\/strong>\u00a0pr\u00e9ciser si elle est bas\u00e9e sur des r\u00e9sultats effectifs d\u2019unit\u00e9s d\u2019exploitation existantes ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>dd)<\/strong>\u00a0sp\u00e9cifier si elle est bas\u00e9e sur des unit\u00e9s d\u2019exploitation appartenant au franchiseur et\/ou aux franchis\u00e9s ; et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ee)<\/strong>\u00a0indiquer le pourcentage d\u2019unit\u00e9s d\u2019exploitation dont les r\u00e9sultats correspondent \u00e0 l\u2019\u00e9ventail de ceux cit\u00e9s en comparaison ou qui les d\u00e9passent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0b)<\/strong>\u00a0Si l\u2019information financi\u00e8re vis\u00e9e dans le pr\u00e9c\u00e9dent sous-paragraphe est fournie, le franchiseur doit sp\u00e9cifier que les niveaux de performance effectivement atteints par l\u2019unit\u00e9 d\u2019exploitation propos\u00e9e au futur franchis\u00e9, peuvent \u00eatre diff\u00e9rents de ceux qui se trouvent \u00e9nonc\u00e9s dans l\u2019information fournie par le franchiseur ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>O)<\/strong>\u00a0Le franchiseur est tenu de pr\u00e9senter au candidat \u00e0 la franchise une description de :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i)<\/strong>\u00a0l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral du march\u00e9 des produits ou services faisant l\u2019objet du contrat ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii)<\/strong>\u00a0l\u2019\u00e9tat local du march\u00e9 des produits ou services faisant l\u2019objet du contrat ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>iii)<\/strong>\u00a0les perspectives de d\u00e9veloppement du march\u00e9 ; et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>P)<\/strong>\u00a0toute autre information pouvant emp\u00eacher que le document d\u2019information puisse tromper un futur franchis\u00e9 normalement avis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2)<\/strong>\u00a0Le document d\u2019information comprendra \u00e9galement l\u2019information suivante ; toutefois, lorsque cette information est contenue dans le contrat de franchise, le franchiseur peut simplement, dans le document d\u2019information, renvoyer aux sections pertinentes du contrat de franchise. Le fait de ne pas inclure les points d\u2019information suivants dans le contrat de franchise propos\u00e9 sera mentionn\u00e9 dans le document d\u2019information :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0la dur\u00e9e et les conditions de renouvellement de la franchise, le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0une description des programmes de formation initiale et continue ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C)<\/strong>\u00a0l\u2019\u00e9tendue de tout droit d\u2019exclusivit\u00e9 devant \u00eatre accord\u00e9, le cas \u00e9ch\u00e9ant, en incluant les droits d\u2019exclusivit\u00e9 relatifs au territoire et\/ou \u00e0 la client\u00e8le, ainsi que l\u2019information sur tout droit que le franchiseur se r\u00e9serve<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>i)<\/strong>\u00a0d\u2019utiliser ou d\u2019accorder une licence d\u2019utilisation des marques couvertes par le contrat de franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ii)<\/strong>\u00a0de vendre ou de distribuer les marchandises et\/ou les services autoris\u00e9s \u00e0 la vente par le franchis\u00e9, directement ou indirectement \u00e0 travers le m\u00eame ou tout autre r\u00e9seau de distribution, que ce soit sous les marques pr\u00e9vues dans le contrat de franchise ou toute autre marque ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>D)<\/strong>\u00a0les conditions dans lesquelles le franchiseur peut mettre fin au contrat de franchise et les effets d\u2019une telle r\u00e9siliation ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>E)<\/strong>\u00a0les conditions dans lesquelles le franchis\u00e9 peut mettre fin au contrat de franchise et les effets d\u2019une telle r\u00e9siliation ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>F)<\/strong>\u00a0toute restriction impos\u00e9e, le cas \u00e9ch\u00e9ant, au franchis\u00e9, relative au territoire et\/ou \u00e0 la client\u00e8le ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>G)<\/strong>\u00a0toute clause de non-concurrence applicable pendant ou apr\u00e8s le contrat de franchise ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>H)<\/strong>\u00a0la redevance initiale de franchise, si une part de la redevance est remboursable et les termes et conditions dans lesquelles le remboursement sera effectu\u00e9 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>I)<\/strong>\u00a0toute autre r\u00e9mun\u00e9ration ou tout autre r\u00e8glement incluant toute majoration de redevances, impos\u00e9e par le franchiseur \u00e0 l\u2019effet de compenser l\u2019imp\u00f4t retenu \u00e0 la source ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>J)<\/strong>\u00a0les restrictions ou conditions impos\u00e9es au franchis\u00e9 concernant les marchandises et\/ou les services que le franchis\u00e9 a le droit de vendre ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>K)<\/strong>\u00a0les conditions requises pour la cession et toute autre forme de transfert de la franchise ; et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L)<\/strong>\u00a0toute clause relative au choix de la loi applicable et \u00e0 l\u2019\u00e9lection du for ainsi que tout mode de r\u00e9solution des litiges s\u00e9lectionn\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>3)<\/strong>\u00a0Si la franchise est une franchise principale, le sous-franchiseur devra fournir au sous franchis\u00e9, outre les informations pr\u00e9vues aux dispositions des paragraphes 1 et 2, les informations concernant le franchiseur qui sont stipul\u00e9es aux paragraphes 1(A), (E), (H), et 2 (C), et (F) du pr\u00e9sent article, de m\u00eame qu\u2019il devra informer le candidat sous-franchis\u00e9 de la situation des contrats de sous-franchise dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une r\u00e9siliation du contrat de franchise principale et de son contenu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>7<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>(Accus\u00e9 de r\u00e9ception du document d&#8217;information)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur demande du franchiseur, le futur franchis\u00e9 devra confirmer par \u00e9crit la r\u00e9ception du document d\u2019information.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>8<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>(Voies de recours)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1)<\/strong>\u00a0Si le document d\u2019information ou la notification d\u2019une modification importante :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 dans le d\u00e9lai fix\u00e9 \u00e0 l\u2019article 3 ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0contient une d\u00e9claration d\u2019un fait essentiel tendant \u00e0 induire en erreur ; ou<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C)<\/strong>\u00a0pr\u00e9sente l\u2019omission d\u2019un fait essentiel ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>le franchis\u00e9 peut, 30 jours apr\u00e8s avoir notifi\u00e9 par \u00e9crit son intention au franchiseur, mettre fin au contrat de franchise et\/ou demander au franchiseur de l\u2019indemniser du pr\u00e9judice subi du fait des comportements d\u00e9crits aux sous-paragraphes A, B et C, \u00e0 moins que le franchis\u00e9 n\u2019ait obtenu par d\u2019autres moyens l\u2019information devant \u00eatre divulgu\u00e9e, ou bien qu\u2019il ne se soit pas fond\u00e9 sur une telle d\u00e9claration, ou encore que mettre fin au contrat constitue au regard des circonstances une mesure disproportionn\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2)<\/strong>\u00a0Les voies de recours dont dispose le franchis\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 cet article doivent \u00eatre exerc\u00e9es au plus tard :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A)<\/strong>\u00a0un an apr\u00e8s l\u2019acte ou l\u2019omission constituant le manquement sur lequel est bas\u00e9 le droit de mettre fin au contrat ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>B)<\/strong>\u00a0trois ans apr\u00e8s l\u2019acte ou l\u2019omission constituant\u00a0 le manquement sur lequel est bas\u00e9 le droit de demander la r\u00e9paration du pr\u00e9judice subi ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C)<\/strong>\u00a0un an apr\u00e8s le moment o\u00f9 le franchis\u00e9 a connaissance des faits ou des circonstances indiquant raisonnablement qu\u2019il est en droit de demander r\u00e9paration du pr\u00e9judice subi ; ou<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>D)<\/strong>\u00a090 jours apr\u00e8s la remise au franchis\u00e9 d\u2019un \u00e9crit rectificatif indiquant les d\u00e9tails du manquement accompagn\u00e9 du document d\u2019information du franchiseur r\u00e9vis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>3)<\/strong>\u00a0Les droits conf\u00e9r\u00e9s par le paragraphe 1 du pr\u00e9sent article ne privent pas le franchis\u00e9 de tout autre droit dont il peut disposer selon la loi applicable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>4)<\/strong>\u00a0Toute question relative \u00e0 la fin du contrat et aux dommages et int\u00e9r\u00eats qui n\u2019est pas express\u00e9ment r\u00e9gl\u00e9e au pr\u00e9sent article est r\u00e9gie par la loi applicable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>9<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>(Champ d&#8217;application temporel)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La pr\u00e9sente loi s\u2019applique \u00e0 un contrat de franchise qu\u2019il soit conclu ou renouvel\u00e9 apr\u00e8s son entr\u00e9e en vigueur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Article\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>10<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>(Renonciations)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La renonciation par le franchis\u00e9 \u00e0 un droit conf\u00e9r\u00e9 par la pr\u00e9sente loi est nulle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>RAPPORT EXPLICATIF<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>I.\u00a0\u00a0\u00a0Preface<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1.\u00a0\u00a0L\u2019Institut international pour l\u2019unification du Droit Priv\u00e9 (UNIDROIT) a le plaisir de mettre \u00e0 la disposition de la communaut\u00e9 internationale la Loi type sur la divulgation des informations en mati\u00e8re de franchise et son Rapport explicatif pr\u00e9sent\u00e9s dans ce document et qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s par un Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux r\u00e9uni par UNIDROIT. Le but poursuivi par la Loi type est de fournir au l\u00e9gislateur qui a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019introduire dans son droit une l\u00e9gislation sp\u00e9ciale sur le franchisage, une source d\u2019inspiration, un instrument qu\u2019il puisse consulter et utiliser comme mod\u00e8le ou un sch\u00e9ma directeur dans le cas o\u00f9 il l\u2019estimerait appropri\u00e9. En tant que mod\u00e8le, elle ne pr\u00e9sente aucun caract\u00e8re contraignant. Les commentaires qui accompagnent chaque article indiquent les raisons pour lesquelles une disposition particuli\u00e8re a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e et expliquent, parfois, comment elle doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e afin de permettre au l\u00e9gislateur d\u2019en \u00e9valuer le caract\u00e8re n\u00e9cessaire et\/ou opportun au regard des particularit\u00e9s du contexte national. Aucun commentaire n\u2019accompagne les dispositions explicites.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2. \u00a0\u00a0La Loi type vise en outre \u00e0 encourager le d\u00e9veloppement de la croissance de la franchise en tant que moyen pour conduire des affaires. En tant que document favorisant le commerce, elle reconna\u00eet que la franchise offre le potentiel pour un d\u00e9veloppement \u00e9conomique majeur, en particulier parmi les pays qui veulent avoir acc\u00e8s \u00e0 un savoir-faire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>3. \u00a0\u00a0La Loi type porte sur la divulgation d\u2019informations. Une loi sur la divulgation d\u2019informations peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un moyen de cr\u00e9er un environnement juridique s\u00fbr entre les parties \u00e0 un accord de franchise. Dans ce but, la Loi type fait en sorte que les investisseurs re\u00e7oivent des informations mat\u00e9rielles relatives \u00e0 ce que propose la franchise, n\u00e9cessaires \u00e0 une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e en vue de l\u2019investissement. De plus, la Loi type apporte une certaine s\u00e9curit\u00e9 aux franchiseurs dans leurs relations avec les franchis\u00e9s, les autorit\u00e9s administratives et judiciaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>4. \u00a0\u00a0Le l\u00e9gislateur devrait \u00e9galement consid\u00e9rer que certaines conditions relatives \u00e0 la divulgation d\u2019informations peuvent d\u00e9courager des investisseurs \u00e9trangers de s\u2019implanter sur son territoire. Par cons\u00e9quent, le l\u00e9gislateur devrait peser les int\u00e9r\u00eats du franchiseur et du franchis\u00e9 lorsqu\u2019il examine la question de savoir s\u2019il doit ou non adopter une r\u00e9glementation sp\u00e9cifique en mati\u00e8re de divulgation d\u2019informations. Par exemple, l\u2019imposition de standards de comptabilit\u00e9 sp\u00e9cifiques peut freiner les franchiseurs dans leur volont\u00e9 de se d\u00e9velopper. L\u2019Etat devrait \u00e9valuer la contrainte que repr\u00e9sente l\u2019exigence de ces standards par rapport au d\u00e9sir de voir une expansion \u00e9trang\u00e8re majeure sur son territoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>5.\u00a0\u00a0L\u2019instrument retenu est une loi type et non une convention internationale. Parmi les diff\u00e9rents types d\u2019instruments possibles, la convention est le plus rigide. Le propre d\u2019une convention internationale est d\u2019\u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans le droit national ds Etats Contractants. Les possibilit\u00e9s de modifier le contenu des conventions sont tr\u00e8s restreintes, puisque les Etats ne peuvent \u00e9mettre de r\u00e9serves que relativement \u00e0 des dispositions particuli\u00e8res, voire nulles si les dispositions de la convention pr\u00e9voient qu\u2019aucune r\u00e9serve n\u2019est possible. Le mode d\u2019incorporation de la convention internationale dans la l\u00e9gislation nationale et sa place dans la hi\u00e9rarchie des normes varient d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. L\u2019avantage principal des instruments contraignants comme les conventions internationales est qu\u2019ils permettent une s\u00e9curit\u00e9 juridique aussi grande que cela est raisonnablement possible, pr\u00e9cis\u00e9ment parce que le texte adopt\u00e9 est incorpor\u00e9 dans la l\u00e9gislation des Etats Contractants pratiquement sans modifications. En revanche, les Etats peuvent estimer que certaines dispositions s\u2019imposent alors qu\u2019en tant qu\u2019Etats Contractants, ils n\u2019ont pas la possibilit\u00e9 de les appliquer. Le r\u00e9sultat en est qu\u2019au lieu de ratifier ou d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 la convention, les Etats se contentent de s\u2019en inspirer comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une loi type, ce qui leur permet d\u2019introduire les modifications n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>6.\u00a0\u00a0Les lois types sont plus souples que les conventions internationales. Leur objectif est de permettre aux Etats de proc\u00e9der aux adaptations n\u00e9cessaires \u00e0 leurs sp\u00e9cificit\u00e9s. Un autre avantage est que l\u2019on peut inclure dans une loi type des dispositions consid\u00e9r\u00e9es par les experts qui les ont pr\u00e9par\u00e9es comme refl\u00e9tant la solution la plus appropri\u00e9e \u00e0 un probl\u00e8me particulier tout en laissant aux Etats la possibilit\u00e9 de les modifier lors de la r\u00e9daction des l\u00e9gislations nationales. Le choix d\u2019un Etat de modifier une loi type et la mesure dans laquelle il la modifie d\u00e9pendent des raisons qui le poussent \u00e0 introduire une nouvelle l\u00e9gislation. Certes, le prix de cette plus grande souplesse est une uniformit\u00e9 r\u00e9duite puisqu\u2019un certain nombre de dispositions seront diff\u00e9rentes d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Les principes fondamentaux devraient toutefois demeurer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>7.\u00a0\u00a0Les diff\u00e9rents instruments qui peuvent \u00eatre adopt\u00e9s ont diff\u00e9rents destinataires. Les lois types, comme les conventions internationales sont bien \u00e9videmment destin\u00e9es aux l\u00e9gislateurs. La Loi type sur la divulgation des informations en mati\u00e8re de franchise est avant tout con\u00e7ue pour aider les l\u00e9gislateurs des pays qui ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019adopter pour la premi\u00e8re fois une l\u00e9gislation en la mati\u00e8re. Cependant, il n\u2019est pas exclu qu\u2019elle puisse remplacer ou int\u00e9grer une loi existante, dans le cas o\u00f9 un l\u00e9gislateur national d\u00e9cide, pour une raison ou pour une autre, que son droit positif n\u2019est pas satisfaisant et que la r\u00e9glementation propos\u00e9e par la Loi type est pr\u00e9f\u00e9rable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>II.\u00a0\u00a0\u00a0<span lang=\"FR\">Le contexte historique de la loi type<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>8.\u00a0\u00a0Les origines de la Loi type sur la divulgation des informations en mati\u00e8re de franchise remontent \u00e0 une proposition formul\u00e9e en 1985 par le membre canadien du Conseil de Direction d\u2019UNIDROIT. UNIDROIT se consacrait, \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e0 la pr\u00e9paration des Conventions sur le cr\u00e9dit-bail international et sur l\u2019affacturage international . Pour ce membre, l\u2019\u00e9laboration de r\u00e8gles de droit uniforme sur le franchisage devait s\u2019inscrire dans le cours normal du processus d\u2019\u00e9laboration de r\u00e8gles uniformes destin\u00e9es \u00e0 s\u2019appliquer aux nouvelles formes de contrats.\u00a0 Il \u00e9tait \u00e0 craindre qu\u2019un certain nombre de cas de pratiques d\u00e9loyales, d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9s au Canada, se r\u00e9pande \u00e0 d\u2019autres Etats.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>9.\u00a0\u00a0Travaillant sur la base de cette proposition, le Conseil de Direction a demand\u00e9 au Secr\u00e9tariat d\u2019UNIDROIT de r\u00e9diger un rapport pr\u00e9liminaire en vue de d\u00e9cider si le franchisage devait \u00eatre inclus dans le Programme de travail de l\u2019Institut. Cette \u00e9tude pr\u00e9liminaire a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la 65\u00e8me session du Conseil de Direction, en 1986 . \u00c0 cette \u00e9poque, le franchisage en \u00e9tait encore \u00e0 ses d\u00e9buts en Europe et restait peu connu ailleurs, \u00e0 l\u2019exception de l\u2019Am\u00e9rique du Nord d\u2019o\u00f9 il est originaire. Les informations alors recueillies n\u2019\u00e9taient donc pas nombreuses, surtout par rapport \u00e0 celles dont on dispose aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>10.\u00a0\u00a0C\u2019\u00e9tait par cons\u00e9quent dans le but d\u2019obtenir de plus amples informations que le Conseil de Direction avait demand\u00e9 que le rapport, accompagn\u00e9 d\u2019un questionnaire, soit soumis aux Gouvernements, aux cercles professionnels et aux experts reconnus en la mati\u00e8re. Lors de sa 67\u00e8me session, le Conseil de Direction a \u00e9t\u00e9 saisi d\u2019une enqu\u00eate portant sur les r\u00e9ponses au questionnaire . A la lumi\u00e8re de ce rapport et prenant aussi en consid\u00e9ration l\u2019adoption prochaine du R\u00e8glement d\u2019exemption par cat\u00e9gorie des Communaut\u00e9s Europ\u00e9ennes en mati\u00e8re de franchisage , le Conseil de Direction a d\u00e9cid\u00e9 de diff\u00e9rer toute d\u00e9cision concernant les travaux futurs sur le franchisage et a demand\u00e9 au Secr\u00e9tariat de lui remettre, lors de sa 68\u00e8me session en 1989, une \u00e9tude sur les clauses ins\u00e9r\u00e9es de fait dans les contrats de franchise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>11.\u00a0\u00a0Au cours des ann\u00e9es qui ont suivi, l\u2019activit\u00e9 principale d\u2019UNIDROIT en mati\u00e8re de franchisage s\u2019est limit\u00e9e, pour diverses raisons, \u00e0 observer l\u2019\u00e9volution nationale et internationale. La premi\u00e8re raison \u00e9tait que les conseils juridiques des op\u00e9rateurs (surtout des franchiseurs) se montraient encore fortement oppos\u00e9s \u00e0 la mise au point d\u2019un instrument international. Il a donc \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 souhaitable d\u2019attendre la suite des \u00e9v\u00e9nements afin d\u2019\u00e9tablir si un instrument international \u00e9tait aussi n\u00e9cessaire \u00e0 court terme que l\u2019auteur de la proposition l\u2019avait per\u00e7u au regard des solutions apport\u00e9es au probl\u00e8me des pratiques d\u00e9loyales et des \u00e9ventuels besoins accrus par l\u2019\u00e9volution industrielle. D\u2019autres raisons tenant \u00e0 l\u2019organisation interne ont aussi particip\u00e9 \u00e0 cette d\u00e9cision, dans la mesure o\u00f9 d\u2019autres projets, entrepris ant\u00e9rieurement, devaient \u00eatre trait\u00e9s en priorit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>12.\u00a0\u00a0Lors de sa 72\u00e8me session en juin 1993, le Conseil de Direction de l\u2019Institut a d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait temps de mettre en place un Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude sur le franchisage. Le mandat du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude, tel que d\u00e9fini par le Conseil de Direction, \u00e9tait d\u2019examiner diff\u00e9rents aspects du franchisage, notamment la divulgation des informations entre les parties avant et apr\u00e8s la conclusion d\u2019un contrat de franchise et les effets du contrat de franchise principale sur les contrats de sous-franchise, notamment en cas de r\u00e9siliation d\u2019un contrat de franchise principale. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 au Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude de faire des propositions au Conseil sur tout autre aspect du franchisage pouvant conduire \u00e0 une action plus pouss\u00e9e de l\u2019Institut et, d\u00e8s que possible, d\u2019indiquer la forme des instruments envisageables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>13.\u00a0\u00a0 La premi\u00e8re r\u00e9union du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude s\u2019est tenue du 16 au 18 mai 1994. Le Comit\u00e9 s\u2019est pench\u00e9 aussi bien sur le franchisage national que sur le franchisage international, analysant les probl\u00e8mes existants et la possibilit\u00e9 de les r\u00e9soudre par un instrument international pr\u00e9par\u00e9 par UNIDROIT.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>1.\u00a0 La franchise internationale<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>14.\u00a0\u00a0 S\u2019agissant du franchisage international, le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude a concentr\u00e9 son attention sur les contrats de franchise principale, qui sont apparus comme \u00e9tant les instruments les plus couramment adopt\u00e9s pour l\u2019expansion internationale. Il a examin\u00e9 en particulier ;<\/p>\n<ul>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0la nature de la relation entre le contrat de franchise principale et les contrats de sous-franchise ;<\/li>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la structure \u00e0 trois niveaux de la relation entre le franchiseur, le sous-franchiseur et les sous-franchis\u00e9s, notamment en cas de r\u00e9siliation ;<\/li>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0la r\u00e9solution des litiges ;<\/li>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0la loi applicable et le tribunal comp\u00e9tent ; et<\/li>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0la divulgation de l\u2019information.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>15.\u00a0\u00a0Le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude a abouti \u00e0 la conclusion que les questions discut\u00e9es n\u2019\u00e9taient pas susceptibles d\u2019\u00eatre trait\u00e9es par une convention internationale. Bien que rien ne s\u2019opposait r\u00e9ellement \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une convention internationale, la mati\u00e8re propos\u00e9e aurait exig\u00e9 l\u2019adoption d\u2019un tr\u00e8s grand nombre de r\u00e8gles imp\u00e9ratives. De plus, la nature contraignante d\u2019une convention internationale ne permettrait pas les adaptations que certains Etats pourraient consid\u00e9rer comme essentielles pour l\u2019adoption de la convention. Le cumul du caract\u00e8re imp\u00e9ratif des r\u00e8gles et de la nature contraignante d\u2019une convention pourraient diminuer la possibilit\u00e9 que la convention\u00a0 soit adopt\u00e9e par les diff\u00e9rents Etats. L\u2019utilit\u00e9 d\u2019un tel instrument serait donc s\u00e9rieusement mise en doute. En revanche, un large consensus s\u2019est form\u00e9 sur\u00a0 l\u2019utilit\u00e9 d\u2019un guide en mati\u00e8re de franchise internationale : il constituerait une aide pr\u00e9cieuse, aussi bien pour les milieux d\u2019affaires que pour les conseils juridiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>2.\u00a0\u00a0<\/em><em>La franchise nationale<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>16.\u00a0Quant \u00e0 la franchise nationale, le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude s\u2019est concentr\u00e9 sur la question de la divulgation des informations. A cet \u00e9gard, il a examin\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0les exp\u00e9riences des pays qui disposent d\u2019une r\u00e9glementation en ce domaine\u00a0 ou ont tent\u00e9, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, d\u2019en adopter une;<\/li>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0le r\u00f4le des associations de franchise ; et<\/li>\n<li>\uf0d8\u00a0\u00a0 \u00a0l\u2019importance des codes de d\u00e9ontologie adopt\u00e9s par ces associations.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>17.\u00a0\u00a0Si le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude \u00e9tait partag\u00e9 quant \u00e0 savoir s\u2019il \u00e9tait opportun d\u2019entreprendre des travaux en mati\u00e8re de franchisage national, il a reconnu que les \u00e9l\u00e9ments qui auraient \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s pour la pr\u00e9paration du guide juridique sur la franchise internationale\u00a0 seraient extr\u00eamement utiles\u00a0 pour clarifier les probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>18.\u00a0\u00a0En ce qui concernait la s\u00e9lection du sujet \u00e0 traiter, le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude a constat\u00e9 que l\u2019une des caract\u00e9ristiques du franchisage \u00e9tait qu\u2019il touchait \u00e0 un grand nombre de branches du droit, dont la plupart avait d\u00e9j\u00e0 fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9glementation. Il serait tr\u00e8s difficile de justifier l\u2019adoption d\u2019une r\u00e9glementation sp\u00e9cifique s\u2019appliquant au franchisage en relation avec, par exemple, le droit des contrats, la loi applicable et le for comp\u00e9tent ou le droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et industrielle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>19.\u00a0\u00a0En ce qui concerne les domaines plus directement li\u00e9s au franchisage ou qui pourraient m\u00eame \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme lui \u00e9tant sp\u00e9cifiques, tels la divulgation d\u2019informations et les probl\u00e8mes soulev\u00e9s par ce qui pourrait \u00eatre appel\u00e9 la structure \u00e0 trois niveaux des accords de franchise principale (par exemple les effets de l\u2019extinction ou de la r\u00e9siliation du contrat de franchise principale sur les contrats de sous-franchise ainsi que d\u2019autres questions relatives aux relations entre les parties), le Comit\u00e9 a \u00e9tudi\u00e9 les diff\u00e9rentes approches adopt\u00e9es par les Etats. Il a remarqu\u00e9 que les l\u00e9gislations en mati\u00e8re de franchisage portaient soit sur la divulgation pr\u00e9alable des informations &#8211; limit\u00e9e aux informations qu\u2019un franchiseur doit fournir \u00e0 un futur franchis\u00e9 afin de lui permettre de prendre une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e d\u2019entrer ou non dans la franchise, soit consistaient dans la r\u00e9glementation des rapports entre les parties au contrat de franchise (ainsi le droit reconnu par la loi au franchis\u00e9 de reconduire le contrat ou le droit du franchis\u00e9 \u00e0 rem\u00e9dier \u00e0 son inex\u00e9cution). Dans ce contexte, le Comit\u00e9 a constat\u00e9 que dans certains pays la l\u00e9gislation imposait des conditions d\u2019enregistrement, ce qui avait pour effet d\u2019alourdir consid\u00e9rablement les obligations du franchiseur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>20.\u00a0\u00a0La conclusion g\u00e9n\u00e9rale du Comit\u00e9 est que l\u2019exp\u00e9rience des Etats qui ont l\u00e9gif\u00e9r\u00e9 sur les relations contractuelles n\u2019est pas concluante ; alors que celle des Etats ayant adopt\u00e9 une l\u00e9gislation sur la divulgation des informations \u00e9tait positive dans l\u2019ensemble. De plus, le fait qu\u2019il \u00e9tait tout \u00e0 fait envisageable d\u2019arriver \u00e0 un accord sur l\u2019information qu\u2019il \u00e9tait souhaitable qu\u2019un franchiseur divulgue \u00e0 un futur franchis\u00e9 d\u2019un quelconque secteur commercial, et d\u2019atteindre ainsi un certain degr\u00e9 d\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale sur la question de la divulgation, alors qu\u2019il \u00e9tait beaucoup plus difficile de concevoir des r\u00e8gles communes sur les relations entre les parties en raison de la grande vari\u00e9t\u00e9 des relations tiss\u00e9es dans le contexte du franchisage, a conduit le Comit\u00e9 \u00e0 d\u00e9cider que le sujet \u00e0 traiter par toute r\u00e9glementation au niveau international devrait \u00eatre la divulgation des informations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>21.\u00a0\u00a0En ce qui concerne l\u2019instrument \u00e0 adopter, les caract\u00e9ristiques des diff\u00e9rents types d\u2019instruments ont conduit le Comit\u00e9 \u00e0 d\u00e9cider que le plus appropri\u00e9 serait une loi type.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>22.\u00a0\u00a0Le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude a finalement d\u00e9cid\u00e9 de recommander au Conseil de Direction que la question de la pr\u00e9paration \u00e9ventuelle d\u2019un instrument international pour la franchise nationale soit ajourn\u00e9e pour \u00eatre reprise une fois que le travail sur le guide serait achev\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>23.\u00a0\u00a0En f\u00e9vrier 1998, le Conseil de Direction d\u2019UNIDROIT a autoris\u00e9 la publication du Guide d\u2019UNIDROIT sur les Accords Internationaux de Franchise Principale, dont la version anglaise est parue en septembre 1998 . Lors de cette m\u00eame session, le Conseil a accept\u00e9 la proposition du Secr\u00e9tariat d\u2019UNIDROIT que le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude sur le franchisage proc\u00e8de \u00e0 la pr\u00e9paration d\u2019une loi type.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>24.\u00a0\u00a0La proposition soumise par le Secr\u00e9tariat \u00e9tait fond\u00e9e sur l\u2019int\u00e9r\u00eat croissant port\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9paration d\u2019un instrument juridique international par des membres du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude, y compris par certains parmi ceux qui s\u2019\u00e9taient montr\u00e9s sceptiques ou m\u00eame oppos\u00e9s \u00e0 cette initiative lorsqu\u2019elle fut propos\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1986. Cet int\u00e9r\u00eat grandissant s\u2019expliquait dans une large mesure par l\u2019attention croissante manifest\u00e9e par les l\u00e9gislateurs \u00e0 l\u2019\u00e9gard du franchisage qui a entra\u00een\u00e9 l\u2019adoption d\u2019un grand nombre de lois sur la franchise, toutes ne donnant pas, selon les membres du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude, une importance suffisante \u00e0 la nature sp\u00e9cifique et aux caract\u00e9ristiques du franchisage, compromettant ainsi involontairement la future \u00e9volution du franchisage dans le pays concern\u00e9. Si UNIDROIT pr\u00e9parait une loi type qui, par d\u00e9finition, ainsi que par la nature de l\u2019organisation et les garanties qu\u2019offre son exp\u00e9rience, serait un instrument \u00e9quilibr\u00e9, les l\u00e9gislateurs disposeraient d\u2019un instrument qui encouragerait le d\u00e9veloppement du franchisage de mani\u00e8re effective.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>25.\u00a0\u00a0En cons\u00e9quence, le Conseil de Direction a accept\u00e9 la proposition avanc\u00e9e par le Secr\u00e9tariat et a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019autoriser le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude sur le franchisage \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 la pr\u00e9paration d\u2019une loi type. La proposition a finalement \u00e9t\u00e9 ent\u00e9rin\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Institut \u00e0 l\u2019occasion de sa 52\u00e8me session le 27 novembre 1998 dans le cadre de l\u2019approbation du Programme de travail pour la p\u00e9riode triennale 1999-2001.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>26.\u00a0\u00a0Suivant les d\u00e9cisions prises par le Conseil de Direction et l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019organisation, un Comit\u00e9 de r\u00e9daction du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude sur le franchisage s\u2019est r\u00e9uni \u00e0 Rome du 14 au 16 janvier 1999 afin de pr\u00e9parer un premier projet de la future Loi type. La premi\u00e8re r\u00e9daction a \u00e9t\u00e9 soumise au Conseil de Direction de l\u2019Institut lors de sa 78\u00e8me session en avril 1999 et a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e en d\u00e9tail par le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude rassembl\u00e9 en session pl\u00e9ni\u00e8re, lors de sa Quatri\u00e8me Session, les 9 et 10 d\u00e9cembre 1999.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>27.\u00a0\u00a0Les discussions de la Quatri\u00e8me Session du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude ont port\u00e9 dans un premier temps sur la d\u00e9cision de pr\u00e9parer une loi type. La majorit\u00e9 des membres du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude \u00e9tait largement favorable \u00e0 la pr\u00e9paration d\u2019un tel instrument. Deux membres ont toutefois mis en doute cette d\u00e9cision, sugg\u00e9rant qu\u2019UNIDROIT pourrait apporter une contribution plus utile \u00e0 l\u2019essor du franchisage par une assistance aux Gouvernements en qualit\u00e9 de consultant. Sans rejeter cette id\u00e9e, la majorit\u00e9 du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude s\u2019est finalement nettement prononc\u00e9e en\u00a0<em>faveur<\/em>\u00a0de l\u2019adoption d\u2019une loi type, d\u2019une part pour les raisons susmentionn\u00e9es et d\u2019autre part du fait que la tendance \u00e0 adopter des lois ne montrait aucun signe de ralentissement ; il \u00e9tait donc opportun de confectionner un instrument uniforme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>28.\u00a0\u00a0Lors de sa 79\u00e8me session en avril 2000, le Conseil de Direction a \u00e9t\u00e9 saisi du texte du projet r\u00e9vis\u00e9 par le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude lors de sa Quatri\u00e8me Session. A la Cinqui\u00e8me et derni\u00e8re Session, du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude qui s\u2019est tenue le 7 d\u00e9cembre 2000, le Projet de Loi type et le Rapport explicatif l\u2019accompagnant ont \u00e9t\u00e9 parachev\u00e9s en vue d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 un Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>29.\u00a0\u00a0La Premi\u00e8re Session du Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux r\u00e9unie pour examiner le Projet de Loi type sur la divulgation d\u2019information en mati\u00e8re de franchise s\u2019est tenue du 25 au 29 juin 2001, la deuxi\u00e8me et derni\u00e8re session s\u2019est tenue du 8 au 12 avril 2002. Le texte de la Loi type et le Rapport explicatif tels qu\u2019adopt\u00e9s par le Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux et soumis au Conseil de Direction d\u2019UNIDROIT \u00e0 l\u2019occasion de sa 81\u00e8me session tenue en Septembre 2002 sont reproduits dans ce document.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>III.\u00a0\u00a0 Considerations generales<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>1. L<\/em><em>e champ d\u2019application de la Loi type<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>30.\u00a0\u00a0L\u2019article 1 de la Loi type d\u00e9limite son champ d\u2019application territorial et son champ d\u2019application temporel \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 \u00e0 l\u2019article 9 (voir ci-dessous). L\u2019objet de la Loi type est limit\u00e9 \u00e0 la divulgation des informations au stade pr\u00e9contractuel, il ne porte pas sur les relations entre les parties ni sur les cons\u00e9quences de la r\u00e9siliation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>31.\u00a0\u00a0Lors de sa Quatri\u00e8me Session, le Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude a examin\u00e9 les propositions pr\u00e9conisant un \u00e9largissement du champ d\u2019application de la Loi type. Cependant, une large majorit\u00e9 s\u2019est prononc\u00e9e en faveur d\u2019une limitation de l\u2019objet de la Loi type \u00e0 la divulgation des informations au stade pr\u00e9contractuel et contre l\u2019id\u00e9e d\u2019inclure les questions des relations entre les parties en raison des difficult\u00e9s inh\u00e9rentes \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une l\u00e9gislation uniforme sur ces relations. Ces positions s\u2019expliquaient par les nombreuses diff\u00e9rences qui existent entre les franchises, non seulement au sein du secteur commercial, mais \u00e9galement au sein des syst\u00e8mes franchis\u00e9s d\u2019un m\u00eame secteur. Alors qu\u2019un certain nombre de clauses demeurent essentielles \u00e0 toutes les relations de franchise et sont en principe ins\u00e9r\u00e9es dans les contrats, il est pratiquement impossible de leur imposer une certaine formulation ou certains \u00e9l\u00e9ments. En revanche, il est possible dans une loi sur la divulgation des informations d\u2019exiger que l\u2019information relative \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments soit divulgu\u00e9e au futur franchis\u00e9, ce qui reviendra indirectement \u00e0 imposer que le contrat ou le document d\u2019information contienne de tels \u00e9l\u00e9ments. Parmi les raisons qui ont conduit \u00e0 opter pour une loi ne traitant que de la divulgation des informations figure la prise de conscience de l\u2019importance fondamentale de cette question, bien qu\u2019elle ne constitue en apparence qu\u2019un aspect du franchisage. Un probl\u00e8me majeur soulev\u00e9 dans la majorit\u00e9 des affaires port\u00e9es devant les tribunaux en mati\u00e8re de franchisage \u00e9tait celui des all\u00e9gations du franchis\u00e9 concernant le d\u00e9faut de divulgation, avant la conclusion du contrat, des informations pertinentes par le franchiseur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>32.\u00a0\u00a0La Loi type est destin\u00e9e \u00e0 s\u2019appliquer aussi bien \u00e0 la franchise nationale qu\u2019\u00e0 la franchise internationale, et aux diff\u00e9rents types de contrats de franchise, comme la franchise par unit\u00e9 traditionnelle, le contrat de franchise principale et les contrats de d\u00e9veloppement. Elle est aussi con\u00e7ue pour s\u2019appliquer \u00e0 toutes nouvelles formes de franchise qui pourraient \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>33.\u00a0\u00a0La Loi type ne pr\u00e9voit pas une obligation d\u2019informer de la part du franchis\u00e9, mais seulement de la part du franchiseur car son exp\u00e9rience et son poids \u00e9conomique, qui lui permet d\u2019avoir acc\u00e8s au conseil juridique, ne rendent pas n\u00e9cessaire de pr\u00e9voir le m\u00eame degr\u00e9 de protection pour le franchiseur que pour le franchis\u00e9. De plus, comme pour d\u2019autres cat\u00e9gories d\u2019entrepreneurs, la pratique des affaires invite les franchiseurs \u00e0 demander des informations aux candidats \u00e0 la franchise. Les franchiseurs veulent en effet pouvoir \u00e9valuer les capacit\u00e9s et le s\u00e9rieux ainsi que la situation financi\u00e8re des candidats \u00e0 la franchise avant de leur confier le d\u00e9veloppement d\u2019une affaire portant leur marque commerciale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>2.\u00a0Le preambule<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>34.\u00a0\u00a0Les Etats qui \u00e9taient assembl\u00e9s, lors du Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux, pour adopter la Loi type contenue dans ce document ont d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019une d\u00e9claration indiquant les convictions et les intentions des Etats devrait \u00eatre incluse en pr\u00e9ambule du document. Ce pr\u00e9ambule peut \u00eatre per\u00e7u comme un message adress\u00e9 aux Etats qui vont consulter et utiliser la Loi type comme base de leur l\u00e9gislation nationale. Il reconna\u00eet le fait que la franchise joue un r\u00f4le croissant dans un grand nombre d\u2019\u00e9conomies nationales. Recommandant la Loi type aux Etats qui ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019adopter une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique en mati\u00e8re de franchise, le pr\u00e9ambule donne une liste de param\u00e8tres que les l\u00e9gislateurs pourraient souhaiter examiner au moment o\u00f9 ils \u00e9tudieront d\u2019abord la question de savoir s\u2019il faut ou non introduire une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique en mati\u00e8re de franchise et, ensuite, le cas \u00e9ch\u00e9ant, quelle sorte de l\u00e9gislation sp\u00e9cifique introduire. Le pr\u00e9ambule indique clairement que les l\u00e9gislateurs n\u2019ont pas l\u2019obligation d\u2019introduire la Loi type, ce qui est naturel s\u2019agissant d\u2019une loi type.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>IV. Commentaire des dispositions de la Loi type<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>35.\u00a0\u00a0La Loi type compte en tout dix articles. Toutes ses dispositions concernent la divulgation m\u00eame si elles vont au del\u00e0 d\u2019une simple liste des \u00e9l\u00e9ments \u00e0 divulguer. L\u2019article 1 d\u00e9limite son champ d\u2019application territorial et son champ d\u2019application dans le temps est pr\u00e9cis\u00e9 \u00e0 l\u2019article 9. L\u2019article 2 d\u00e9finit les termes utilis\u00e9s dans la Loi type. L\u2019article 3 traite de la remise du document d\u2019information, l\u2019article 4 de sa pr\u00e9sentation, l\u2019article 5 \u00e9num\u00e8re les cas dans lesquels le franchiseur est dispens\u00e9 de l\u2019obligation de divulgation, et l\u2019article 7 traite de l\u2019accus\u00e9 de r\u00e9ception du document de la part du franchis\u00e9. L\u2019article 6 constitue la clef de vo\u00fbte de la Loi type puisqu\u2019il \u00e9num\u00e8re les \u00e9l\u00e9ments d\u2019information que le franchiseur doit fournir \u00e0 un futur franchis\u00e9. L\u2019article 8 concerne les recours ouverts au franchis\u00e9 en cas de manquement du franchiseur \u00e0 son obligation d\u2019information, et l\u2019article 10 traite des renonciations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>1. Article 1 &#8211; Champ d\u2019application<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>36.\u00a0\u00a0Le paragraphe 1 de l\u2019article 1 d\u00e9limite le champ d\u2019application territorial de la Loi type en indiquant :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1. \u00a0\u00a0 \u00a0qu\u2019elle est destin\u00e9e \u00e0 s\u2019appliquer \u00e0 des franchises (d\u00e9finies \u00e0 l\u2019article 2) et exclut ainsi tout autre type de contrats ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2. \u00a0\u00a0 \u00a0qu\u2019elle doit s\u2019appliquer \u00e0 des franchises accord\u00e9es ou renouvel\u00e9es pour la gestion d\u2019une ou plusieurs activit\u00e9s franchis\u00e9es, ce qui montre clairement que les franchises vis\u00e9es comprennent aussi bien les franchises simples par unit\u00e9 que les franchises principales ou les op\u00e9rations de d\u00e9veloppement ; et,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>3. \u00a0\u00a0 \u00a0qu\u2019elle s\u2019appliquera dans l\u2019Etat qui a adopt\u00e9 la Loi type. Autrement dit, elle s\u2019applique \u00e0 des franchises exploit\u00e9es sur le territoire national de l\u2019Etat qui l\u2019adopte, qu\u2019elles soient de provenance nationale ou \u00e9trang\u00e8re. Elle n\u2019est pas destin\u00e9e \u00e0 r\u00e9gir des franchises provenant d\u2019un pays qui a adopt\u00e9 la Loi type et qui sont exploit\u00e9es dans un pays qui ne l\u2019a pas adopt\u00e9e, ni \u00e0 des franchises dont le seul lien avec l\u2019Etat ayant adopt\u00e9 la Loi type est le fait qu\u2019il soit le lieu de signature du contrat de franchise. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00ab Etat \u00bb figure entre crochets afin de permettre aux Etats d\u2019identifier le territoire sur lequel la loi s\u2019applique, conform\u00e9ment \u00e0 la formulation qu\u2019ils adoptent habituellement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>37.\u00a0\u00a0Il convient de remarquer qu\u2019aux fins de la Loi type, le terme \u00ab Etat \u00bb inclut les unit\u00e9s territoriales formant un Etat qui comprend deux ou plusieurs unit\u00e9s territoriales, qu\u2019elles poss\u00e8dent ou non des syst\u00e8mes de droit diff\u00e9rents applicables dans les mati\u00e8res r\u00e9gies par la Loi (article 2).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>38.\u00a0\u00a0Dans le cadre du champ d\u2019application de la Loi, le l\u00e9gislateur pourra opportun\u00e9ment examiner, dans un cadre international, la possibilit\u00e9 pour les parties d\u2019\u00e9viter l\u2019application de la Loi en d\u00e9signant comme loi r\u00e9gissant leur contrat celle d\u2019un pays qui ne l\u2019a pas transpos\u00e9 dans son droit interne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>39.\u00a0\u00a0Il appartiendra aussi au l\u00e9gislateur de d\u00e9terminer si la loi doit s\u2019appliquer seulement lorsque le contrat de franchise est finalement conclu \u00e0 la fin des n\u00e9gociations entre les parties ou s\u2019il convient de l\u2019appliquer aussi lorsque le contrat de franchise n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 conclu. L\u2019article 8 pr\u00e9voit \u00e0 cet effet des voies de recours pour les cas o\u00f9 le franchiseur n\u2019a pas divulgu\u00e9 les informations requises et o\u00f9 l\u2019information d\u00e9fectueuse est due \u00e0 des d\u00e9clarations tendant \u00e0 induire en erreur ou \u00e0 l\u2019omission d\u2019un fait essentiel. Dans le cas o\u00f9 une franchise est accord\u00e9e,\u00a0 si l\u2019obligation de divulgation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 remplie, le franchis\u00e9 est en droit, selon l\u2019article 8(1), de mettre fin au contrat de franchise et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats. Si aucune franchise n\u2019est finalement accord\u00e9e, la responsabilit\u00e9 du franchiseur ne pourra pas \u00eatre engag\u00e9e sur le fondement de la Loi, mais le franchis\u00e9 pourra n\u00e9anmoins acc\u00e9der aux voies de recours disponibles aux termes de la loi applicable (article 8(3)).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>40.\u00a0\u00a0Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, la Loi type concerne l\u2019obligation d\u2019information et r\u00e9git la divulgation des renseignements que le franchiseur doit fournir au futur franchis\u00e9 avant la signature du contrat. Elle ne concerne pas la question de la validit\u00e9 d\u2019un contrat une fois conclu. Le paragraphe 2 \u00e9tablit express\u00e9ment que, sauf disposition contraire de la loi, celle-ci ne concerne pas la validit\u00e9 du contrat de franchise ou de l\u2019une de ses clauses.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>2. Article 2 &#8211; Definitions<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab affili\u00e9 du franchis\u00e9 \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab affili\u00e9 du franchiseur \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>41.\u00a0 La Loi type fait \u00e0 la fois r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab affili\u00e9s \u00bb du franchiseur et \u00e0 ceux du franchis\u00e9. La d\u00e9finition d\u2019\u00ab affili\u00e9 \u00bb correspond \u00e0 celle utilis\u00e9e habituellement en droit des soci\u00e9t\u00e9s. La Loi type utilise le terme \u00ab affili\u00e9 \u00bb pour d\u00e9signer \u00e9galement les personnes que certaines lois nomment \u00ab associ\u00e9s \u00bb. En mati\u00e8re de franchisage, les l\u00e9gislateurs pourront cependant examiner quel type de contr\u00f4le doit \u00eatre exerc\u00e9 par une personne physique ou morale pour qu\u2019elle soit qualifi\u00e9e d\u2019\u00ab affili\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>42.\u00a0\u00a0Dans le cas d\u2019un \u00ab affili\u00e9 du franchis\u00e9 \u00bb, l\u2019intention est de couvrir les diff\u00e9rentes entit\u00e9s juridiques sous la forme desquelles un franchis\u00e9 peut \u00eatre organis\u00e9. Il est clair que, m\u00eame si elle renvoie aux personnes morales ou physiques qui contr\u00f4lent directement ou indirectement le franchis\u00e9, cette d\u00e9finition ne comprend pas le franchiseur. Alors que le franchiseur dispose de ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 un \u00ab contr\u00f4le des op\u00e9rations \u00bb, cela renvoie \u00e0 la possibilit\u00e9 de s\u2019assurer que le franchis\u00e9 se conforme \u00e0 la formule de la franchise et non au contr\u00f4le par participation. Le contr\u00f4le auquel il est fait r\u00e9f\u00e9rence dans les d\u00e9finitions d\u2019un affili\u00e9 du franchiseur ou du franchis\u00e9 renvoie pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cette participation. Non seulement le franchiseur de la franchise en cause est exclu de la d\u00e9finition de l\u2019affili\u00e9 du franchis\u00e9, mais tout autre franchiseur dont le franchis\u00e9 pourrait \u00eatre le franchis\u00e9 comme par exemple quand le franchis\u00e9 est \u00e0 la fois le franchis\u00e9 d\u2019un fast food (restauration rapide) et d\u2019un commerce de proximit\u00e9 d\u00e9panneur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>43.\u00a0\u00a0Dans le cas de l\u2019\u00ab affili\u00e9 du franchiseur \u00bb, l\u2019intention est de couvrir les soci\u00e9t\u00e9s m\u00e8res et filles comme les soci\u00e9t\u00e9s du m\u00eame niveau que le franchiseur. La Loi type fait aussi r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab filiales \u00bb (voir article 6(1)(G)) avec l\u2019intention de couvrir seulement les soci\u00e9t\u00e9s filles. Dans ce cas, le franchiseur est aussi actionnaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab contrats de d\u00e9veloppement \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>44.\u00a0\u00a0On a recours aux contrats de d\u00e9veloppement pour \u00e9tendre l\u2019exploitation d\u2019une activit\u00e9 sur de grands espaces. Ils sont souvent utilis\u00e9s comme alternative \u00e0 la franchise principale. La diff\u00e9rence est que, dans la franchise principale, le franchiseur conc\u00e8de au sous-franchiseur (appel\u00e9 aussi \u00ab franchis\u00e9 principal \u00bb) le droit non seulement de g\u00e9rer directement les unit\u00e9s franchis\u00e9es mais aussi de conc\u00e9der lui-m\u00eame des sous-franchises sur le territoire que le franchiseur a conc\u00e9d\u00e9. En cons\u00e9quence, le sous-franchiseur agit comme franchiseur sur ce territoire. Dans ce cas, il n\u2019y a en principe aucune relation entre le franchiseur et les sous-franchis\u00e9s, sauf exceptionnellement (par exemple en vue d\u2019accorder des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans certains pays). Dans le cas de contrats de d\u00e9veloppement, le franchiseur accorde \u00e0 son cocontractant (en anglais le \u00ab developer \u00bb) le droit d\u2019accorder plus d\u2019une franchise sur un territoire donn\u00e9. Le plus souvent, un contrat cadre de d\u00e9veloppement porte sur l\u2019ensemble de l\u2019op\u00e9ration et des contrats distincts sont stipul\u00e9s pour chacune des unit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab le contrat de franchise \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>45.\u00a0\u00a0La d\u00e9finition de \u00ab contrat de franchise \u00bb doit \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 celle de \u00ab franchise \u00bb. Consid\u00e9rant que la franchise comprend \u00e9galement les droits accord\u00e9s dans le cadre du contrat de franchise principale, de sous-franchise et de d\u00e9veloppement, l\u2019expression \u00ab contrat de franchise \u00bb comprend aussi les contrats de franchise principale, de sous-franchise, et de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>46.\u00a0\u00a0La \u00ab d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur \u00bb (\u00ab misrepresentation \u00bb) est une notion mieux connue de la Common Law que du droit civil. Elle ne comprend pas seulement les fausses d\u00e9clarations intentionnelles, mais aussi celles qui sont faites sans l\u2019attention suffisante de la part de leur auteur. Ce qui est d\u00e9sign\u00e9 par \u00ab innocent misrepresentation \u00bb, c\u2019est \u00e0 dire le fait que l\u2019auteur de la d\u00e9claration ne soit pas conscient que celle-ci est erron\u00e9e, n\u2019est cependant pas couvert par la Loi type. La Loi type vise l\u2019\u00ab auteur \u00bb de la d\u00e9claration car, m\u00eame si dans la plupart des cas cette personne est le franchiseur, des d\u00e9clarations peuvent aussi \u00eatre faites, ou des informations fournies, par des affili\u00e9s, des dirigeants ou des directeurs d\u00e9pendants du franchiseur. Il doit \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9 que les d\u00e9clarations vis\u00e9es sont des d\u00e9clarations portant seulement sur des faits essentiels et que les \u00ab faits essentiels \u00bb ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis comme des informations susceptibles de produire un effet significatif sur la d\u00e9cision du futur franchis\u00e9. Une d\u00e9claration n\u00e9gligente ou intentionnellement fausse portant sur des faits essentiels peut entra\u00eener des cons\u00e9quences graves. Tout d\u2019abord, le franchis\u00e9 peut \u00eatre entr\u00e9 dans la franchise en consid\u00e9ration d\u2019une telle d\u00e9claration, d\u00e9cision qu\u2019il n\u2019aurait pas prise s\u2019il avait eu connaissance de la v\u00e9ritable situation. Ensuite, le franchis\u00e9 peut de ce fait subir une perte ou un dommage. L\u2019article 8(1) pr\u00e9voit donc que le franchis\u00e9 victime de la d\u00e9claration d\u2019un fait essentiel tendant \u00e0 induire en erreur est en droit de mettre fin au contrat de franchise et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats, \u00e0 moins que le franchis\u00e9 ait pu disposer de l\u2019information requise par d\u2019autres moyens, qu\u2019il ne se soit pas fond\u00e9 sur une telle d\u00e9claration, ou que la rupture de la relation contractuelle soit, en l\u2019esp\u00e8ce, une issue disproportionn\u00e9e. Il doit \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9 que le droit du franchis\u00e9 de mettre fin au contrat et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats ne se substitue \u00e0 aucun autre droit dont il pourrait \u00eatre titulaire en vertu de la loi applicable (article 8(3)).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab le document d\u2019information \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>47.\u00a0\u00a0L\u2019information qu\u2019un franchiseur doit fournir \u00e0 un franchis\u00e9 est normalement contenue dans un document s\u00e9par\u00e9 du contrat de franchise, m\u00eame si les deux documents sont d\u00e9livr\u00e9s ensemble. En fait, le contrat est souvent un expos\u00e9 du document d\u2019information. Bien que la d\u00e9finition ne l\u2019affirme pas express\u00e9ment, afin de rendre plus facile la consultation par le futur franchis\u00e9 de l\u2019information divulgu\u00e9e, celle-ci devrait \u00eatre contenue dans un seul document d\u2019information plut\u00f4t que dans plusieurs ; certaines informations telles que des \u00e9tats financiers pourraient toutefois \u00eatre annex\u00e9es utilement \u00e0 ce document (voir article 4(2)).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab fait essentiel \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>48.\u00a0\u00a0La Loi type d\u00e9finit le \u00ab fait essentiel \u00bb par rapport aux effets qu\u2019il peut produire sur la d\u00e9cision du futur franchis\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir la franchise. Pour d\u00e9terminer si un \u00e9l\u00e9ment particulier d\u2019information doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme essentiel, il faut se demander si un futur franchis\u00e9 raisonnable plac\u00e9 dans la m\u00eame situation aurait accept\u00e9 la franchise m\u00eame en connaissance de ce fait. Dans la n\u00e9gative, l\u2019information sera probablement consid\u00e9r\u00e9e comme essentielle ; dans le cas contraire, elle ne le sera pas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab la franchise \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>49. La d\u00e9finition de la franchise et la description de ses \u00e9l\u00e9ments essentiels ont pour but de pr\u00e9ciser que la franchise telle que vis\u00e9e par la Loi type est celle qui est connue comme \u00ab franchise d\u2019exploitation d\u2019entreprise \u00bb \u00e0 distinguer de la \u00ab franchise industrielle \u00bb, qui concerne la fabrication de marchandises et repose sur la concession de licences de fabrication en vertu de brevets et\/ou d\u2019un savoir-faire technique combin\u00e9 \u00e0 des licences de marque commerciale, et de la \u00ab franchise de distribution \u00bb, qui concerne la vente de produits ou la \u00ab franchise de services \u00bb, qui concerne la fourniture de services.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>50.\u00a0\u00a0La \u00ab contrepartie financi\u00e8re directe ou indirecte \u00bb est sp\u00e9cifi\u00e9e (d\u00e9finition de la franchise in fine) comme ne comprenant pas le paiement \u00e0 un prix pr\u00e9f\u00e9rentiel des biens destin\u00e9s \u00e0 la revente, l\u2019objectif \u00e9tant d\u2019exclure le cas d\u2019une simple vente de biens et non l\u2019octroi d\u2019une franchise. La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019op\u00e9rer cette distinction r\u00e9sulte de la prolif\u00e9ration du \u00ab brand merchandising \u00bb dans certains pays. Dans le \u00ab brand merchandising \u00bb, il y a plusieurs degr\u00e9s de contr\u00f4le de la gestion de l\u2019activit\u00e9, mais ces contr\u00f4les ne sont pas de nature \u00e0 faire de l\u2019unit\u00e9 une franchise, m\u00eame s\u2019il peut exister une certaine confusion puisque l\u2019unit\u00e9 peut \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 afficher sur la porte le nom commercial du franchiseur, peut obtenir une assistance de la part du franchiseur ou m\u00eame un certain degr\u00e9 de contr\u00f4le sur la gestion de l\u2019affaire. Quant au terme \u00ab financi\u00e8re \u00bb, il indique une forme de contrepartie exclusivement mon\u00e9taire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>51.\u00a0\u00a0La pr\u00e9cision \u00ab de vente de marchandises ou de services \u00bb vise \u00e0 dire clairement que les cas o\u00f9 les services ne sont pas fournis \u00e0 titre on\u00e9reux, c\u2019est-\u00e0-dire s\u2019ils ne sont pas \u00ab vendus \u00bb, ne sont pas couverts par la Loi type.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>52.\u00a0\u00a0La d\u00e9finition indique que le franchis\u00e9 se livre \u00e0 la vente de marchandises ou de services \u00ab en son propre nom et pour son propre compte \u00bb. Cela met en \u00e9vidence que le franchis\u00e9 est ind\u00e9pendant du franchiseur, que le franchis\u00e9 est un entrepreneur qui investit et prend des risques sur ses fonds propres et que le franchiseur comme le franchis\u00e9 n\u2019a pas \u00e0 r\u00e9pondre des actes ou omissions de l\u2019autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>53.\u00a0\u00a0La d\u00e9finition indique que le contr\u00f4le exerc\u00e9 par le franchiseur doit \u00eatre \u00ab un contr\u00f4le permanent et approfondi des op\u00e9rations \u00bb. Le type de contr\u00f4le auquel il est fait r\u00e9f\u00e9rence n\u2019est pas un contr\u00f4le en participation mais un contr\u00f4le sur certaines fonctions visant \u00e0 s\u2019assurer que le franchis\u00e9 agit conform\u00e9ment au syst\u00e8me d\u00e9velopp\u00e9 par le franchiseur et que la qualit\u00e9 de la prestation est la m\u00eame ind\u00e9pendamment du point de vente. Il y a, par exemple, des r\u00e9seaux d\u2019h\u00f4tellerie avec des syst\u00e8mes centralis\u00e9s de r\u00e9servation et d\u2019autres syst\u00e8mes dans lesquels la comptabilit\u00e9 est centralis\u00e9e. Dans la plupart des cas cependant le contr\u00f4le exerc\u00e9 par le franchiseur n\u2019est pas aussi strict mais est simplement destin\u00e9 \u00e0 s\u2019assurer du respect des prescriptions du syst\u00e8me de franchise et de la qualit\u00e9 des biens ou des prestations de services : en fait, la dose de contr\u00f4le n\u00e9cessaire pour maintenir la bonne r\u00e9putation du syst\u00e8me et de la marque de commerce impliqu\u00e9e. Le fait que le franchis\u00e9 soit un entrepreneur ind\u00e9pendant ne doit en aucun cas faire de doute. Dans tous les cas, si le contr\u00f4le est trop l\u00e2che, le franchiseur pourrait exciper d\u2019un contr\u00f4le insuffisant ou pas suffisamment efficace, ne pouvant \u00eatre ainsi qualifi\u00e9 de permanent et approfondi, et donc ne pas se soumettre \u00e0 son obligation de divulgation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>54.\u00a0\u00a0La d\u00e9finition fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 \u00ab un syst\u00e8me \u00e9labor\u00e9 par le franchiseur \u00bb. Ces termes permettent d\u2019inclure les cas dans lesquels le franchiseur n\u2019est pas le propri\u00e9taire des marques ou des signes distinctifs concern\u00e9s. Il peut s\u2019agir par exemple de cas dans lesquels le franchiseur a con\u00e7u un syst\u00e8me, comme une activit\u00e9 de restauration rapide, dans laquelle une boisson d\u2019une marque particuli\u00e8re est un \u00e9l\u00e9ment important, m\u00eame si le franchiseur n\u2019est pas concern\u00e9 par sa production et n\u2019est pas propri\u00e9taire de la marque. Cette id\u00e9e est reprise dans la suite de la d\u00e9finition qui pr\u00e9cise que le syst\u00e8me con\u00e7u par le franchiseur est \u00ab associ\u00e9 de mani\u00e8re significative \u00e0 une marque de commerce, une marque de service, une d\u00e9nomination commerciale ou un logo prescrit par le franchiseur \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>55.\u00a0\u00a0Le savoir-faire est un \u00e9l\u00e9ment essentiel du syst\u00e8me de la franchise. Ce mot d\u00e9signe la connaissance et l\u2019exp\u00e9rience acquises par le franchiseur au cours des ann\u00e9es pendant lesquelles il a g\u00e9r\u00e9 l\u2019activit\u00e9 de la franchise. Transmis au franchis\u00e9, ce savoir-faire va se r\u00e9v\u00e9ler particuli\u00e8rement utile et va lui permettre de s\u2019engager avec succ\u00e8s dans l\u2019activit\u00e9 sans commettre d\u2019erreurs regrettables ni r\u00e9aliser d\u2019investissements inutiles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>56.\u00a0\u00a0Dans la plupart des cas, une assistance est propos\u00e9e au franchis\u00e9 par le franchiseur. La mesure de l\u2019assistance, qu\u2019elle soit requise seulement au commencement de l\u2019activit\u00e9 ou qu\u2019elle soit continue, impliquant un r\u00f4le plus ou moins actif de la part du franchiseur et de son personnel, varie d\u2019une franchise \u00e0 l\u2019autre. Il n\u2019y a pas de principe de d\u00e9termination du degr\u00e9 minimum d\u2019assistance, chaque franchise fixant ses propres conditions. En fait, il y a des franchises dans lesquelles aucune assistance \u00e0 l\u2019exception de celle pr\u00e9vue initialement n\u2019est fournie par le franchiseur. La d\u00e9finition mentionne uniquement l\u2019\u00ab assistance \u00bb afin que la Loi type puisse s\u2019appliquer \u00e9galement aux franchises qui ne pr\u00e9voient pas une assistance continue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>57.\u00a0\u00a0La d\u00e9finition de la franchise indique que le savoir-faire et l\u2019assistance doivent \u00eatre tous les deux compris dans le syst\u00e8me de franchise, mais, en consid\u00e9ration des diff\u00e9rences qui existent entre les diff\u00e9rents pays, nature et proportion du savoir-faire et de l\u2019assistance ne sont pas pr\u00e9cis\u00e9es. Les l\u00e9gislateurs nationaux auront donc la facult\u00e9 d\u2019examiner si un syst\u00e8me d\u00e9pourvu de savoir-faire ou d\u2019assistance pourra \u00eatre qualifi\u00e9 de franchise. S\u2019ils estiment qu\u2019un tel syst\u00e8me est susceptible d\u2019\u00eatre couvert par cette loi, ils pourront utilement modifier les termes de la d\u00e9finition en \u00e9crivant \u00ab savoir-faire ou assistance \u00bb au lieu de \u00ab savoir-faire et assistance \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>58.\u00a0\u00a0L\u2019imp\u00e9ratif selon lequel le syst\u00e8me r\u00e8gle \u00ab les modes essentiels d\u2019exploitation incluant l&#8217;exercice par le franchiseur d\u2019un contr\u00f4le permanent et approfondi des op\u00e9rations \u00bb signifie que ce qui est entendu n\u2019est pas seulement le contr\u00f4le exerc\u00e9 sur l\u2019utilisation des marques commerciales dans le cadre d\u2019un contrat de licence de marque commerciale, mais aussi celui que le franchiseur exerce sur la nature m\u00eame de l\u2019activit\u00e9, par exemple celui portant sur le nombre d\u2019heures d\u2019exploitation de l\u2019activit\u00e9. A noter, cependant, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un contr\u00f4le sur les op\u00e9rations et non d\u2019une participation (v. paragraphe 50 ci-dessus).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>59.\u00a0\u00a0La d\u00e9finition d\u2019une franchise indique \u00e9galement qu\u2019elle comprend les droits conc\u00e9d\u00e9s par le franchiseur \u00e0 un sous-franchiseur dans le cadre d\u2019un contrat de franchise principale, les droits conc\u00e9d\u00e9s par un sous-franchiseur \u00e0 un sous-franchis\u00e9 dans le cadre d\u2019un contrat de sous-franchise et les droits conc\u00e9d\u00e9s par un franchiseur \u00e0 une autre partie dans le cadre d\u2019un contrat de d\u00e9veloppement. La Loi type utilise le terme de \u00ab partie \u00bb concernant le contrat de d\u00e9veloppement en raison du fait qu\u2019il est pratiquement impossible de traduire le terme anglais \u00ab developer \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab modification importante \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>60.\u00a0\u00a0La Loi type d\u00e9finit la \u00ab modification importante \u00bb par l\u2019effet qu\u2019elle pourrait avoir sur la d\u00e9cision du futur franchis\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir la franchise. La modification de l\u2019information sera consid\u00e9r\u00e9e comme importante selon la r\u00e9ponse qui pourra \u00eatre donn\u00e9e \u00e0 la question de savoir si un futur franchis\u00e9 pourrait, dans les m\u00eames circonstances, acqu\u00e9rir raisonnablement la franchise alors m\u00eame qu\u2019il est inform\u00e9 d\u2019une telle modification. Dans l\u2019affirmative, la modification ne sera vraisemblablement pas consid\u00e9r\u00e9e comme importante, alors que dans la n\u00e9gative, elle le sera probablement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab omission \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>61.\u00a0\u00a0Ce qui a conduit \u00e0 la d\u00e9finition de \u00ab d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur \u00bb\u00a0 a aussi conduit \u00e0 celle d\u2019\u00ab omission \u00bb: par les effets d\u2019une omission, le futur franchis\u00e9 peut \u00eatre incit\u00e9 \u00e0 entrer dans une franchise qu\u2019il n\u2019aurait pas accept\u00e9e et subir de ce fait des pertes ou des dommages. L\u2019article 8(1) pr\u00e9voit qu\u2019en cas d\u2019omission d\u2019un fait essentiel dans un document d\u2019information, le franchis\u00e9 est en droit de mettre fin au contrat et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 moins que le franchis\u00e9 n\u2019ait obtenu l\u2019information par d\u2019autres moyens, ou bien qu\u2019il ne se soit pas fond\u00e9 sur une telle d\u00e9claration, ou que la rupture de la relation contractuelle soit, en l\u2019esp\u00e8ce, une issue disproportionn\u00e9e. Ici encore, le droit du franchis\u00e9 de mettre fin au contrat et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats ne peut porter atteinte \u00e0 d\u2019autres droits que le franchis\u00e9 pourrait tenir de la loi applicable (article 8(3)).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>3. Article 3 \u2013 Remise du document d\u2019information<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>62.\u00a0\u00a0Le paragraphe 1 indique \u00e0 quel moment le document d\u2019information doit \u00eatre remis au futur franchis\u00e9. Le d\u00e9lai indiqu\u00e9 de quatorze jours r\u00e9sulte d\u2019un compromis entre la dur\u00e9e de vingt jours impos\u00e9e par certaines l\u00e9gislations et celle de sept ou cinq jours pr\u00e9vue par d\u2019autres. Une dur\u00e9e de quatorze jours permet au futur franchis\u00e9 d\u2019\u00e9tudier le document et d\u2019obtenir aussi l\u2019avis d\u2019un conseil. Deux moments diff\u00e9rents d\u00e9clenchent l\u2019obligation de divulguer. Il s\u2019agit de la signature par le futur franchis\u00e9 de tout contrat relatif \u00e0 l\u2019acquisition d\u2019une franchise, \u00e0 l\u2019exception des contrats relatifs \u00e0 la confidentialit\u00e9 de l\u2019information remise, ou \u00e0 remettre, au futur franchis\u00e9 par le franchiseur; et du paiement par le futur franchis\u00e9 au franchiseur ou un affili\u00e9 du franchiseur de toute somme en relation avec l\u2019acquisition d\u2019une franchise. Cependant, les mots \u00ab toute somme en relation avec l\u2019acquisition d\u2019une franchise \u00bb ne doivent pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s comme incluant les frais engag\u00e9s par le franchiseur pour des visites exploratoires ou des r\u00e9unions pr\u00e9liminaires durant lesquelles le syst\u00e8me de franchise ou l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019une vente de franchise sont discut\u00e9s. Ne sont pas compris non plus certains frais tels que ceux correspondants aux enqu\u00eates d\u2019information et d\u2019\u00e9valuation, aux \u00e9tudes juridiques ou du march\u00e9 sur lequel le futur franchis\u00e9 entend exploiter la franchise. Ce paragraphe souligne aussi que le contrat de franchise doit \u00eatre joint au document d\u2019information, en tant qu\u2019il est g\u00e9n\u00e9ralement une annexe de ce document.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>63.\u00a0\u00a0Les contrats de confidentialit\u00e9 ne d\u00e9clenchent pas l\u2019obligation de divulgation du fait qu\u2019ils peuvent entrer en application tr\u00e8s t\u00f4t au cours des pourparlers entre le franchiseur et le futur franchis\u00e9, avant que le futur franchis\u00e9 ne s\u2019engage. La mention \u00ab tout contrat ayant trait \u00e0 la franchise \u00bb renvoie \u00e0 tout document par lequel le futur franchis\u00e9 s\u2019engage dans un investissement concernant la franchise. Si le futur franchis\u00e9 ne s\u2019est pas engag\u00e9, le franchiseur ne devrait pas \u00eatre soumis \u00e0 l\u2019obligation de lui transmettre l\u2019information d\u00e9taill\u00e9e contenue dans le document d\u2019information, \u00e9tant donn\u00e9 que celui-ci peut contenir des informations confidentielles que le franchiseur ne devrait pas \u00eatre oblig\u00e9 de risquer \u00e0 divulguer. Toutefois, puisqu\u2019il est n\u00e9cessaire de communiquer un certain nombre d\u2019informations confidentielles au futur franchis\u00e9 au cours des pourparlers, il est l\u00e9gitime que le franchiseur exige du futur franchis\u00e9 qu\u2019il garde cette information confidentielle et qu\u2019\u00e0 cette fin, un contrat de confidentialit\u00e9 soit conclu sans que soit d\u00e9clench\u00e9e l\u2019obligation de divulgation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>64.\u00a0\u00a0L\u2019information concern\u00e9e n\u2019est pas seulement celle contenue dans le document d\u2019information, mais aussi toute autre information que le franchiseur communique, par \u00e9crit ou oralement. La signature d\u2019un contrat de confidentialit\u00e9 peut \u00eatre une condition pour que le futur franchis\u00e9 puisse recevoir le document d\u2019information, ce qui est justifi\u00e9 par le fait que ce document ne contient pas uniquement des informations statistiques comme le nombre de franchises qui appartiennent au r\u00e9seau, mais contient aussi des informations sur le syst\u00e8me franchis\u00e9, les m\u00e9thodes de gestion de la franchise mises au point par le franchiseur ou encore relatives \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>65.\u00a0\u00a0Le paragraphe 2 pr\u00e9voit que le document d\u2019information doit \u00eatre mis \u00e0 jour dans un d\u00e9lai, non indiqu\u00e9 par la Loi type, courant \u00e0 partir de la cl\u00f4ture de l\u2019exercice comptable du franchiseur, \u00e9tant donn\u00e9 que la Loi type exige que, quand ceux-ci sont disponibles, soient joints aux documents d\u2019informations les \u00e9tats financiers audit\u00e9s ou autrement v\u00e9rifi\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante (voir article 6(1)(N)(i)(c)). Le nombre de jours n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9 afin de laisser \u00e0 chaque Etat le soin de d\u00e9cider du d\u00e9lai qu\u2019ils estiment le plus appropri\u00e9. La cl\u00f4ture de l\u2019exercice correspond \u00e0 une \u00e9ch\u00e9ance naturelle, puisque le franchiseur, comme toute autre personne engag\u00e9e dans les affaires, doit accomplir les obligations comptables pr\u00e9vues dans son pays. Toutefois, m\u00eame si la mise \u00e0 jour est li\u00e9e \u00e0 la cl\u00f4ture de l\u2019exercice du franchiseur et donc \u00e0 la d\u00e9claration des \u00e9tats financiers annuels, la formulation reste souple, puisque les r\u00e8gles applicables varient d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. L\u2019id\u00e9e est d\u2019\u00e9viter d\u2019alourdir les obligations du franchiseur. Ces obligations deviendraient disproportionn\u00e9es par rapport aux avantages qu\u2019en retirerait le franchis\u00e9, consid\u00e9rant que les obligations ne varient pas seulement d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre mais aussi suivant la forme sociale du franchiseur. Tout au moins, le d\u00e9lai choisi devrait \u00eatre raisonnable pour donner au franchiseur le temps suffisant pour remplir ses obligations. Le paragraphe 2 pr\u00e9voit toutefois que lorsqu\u2019un changement important se produit dans l\u2019information qui doit \u00eatre divulgu\u00e9e d\u2019apr\u00e8s l\u2019article 6, cette modification devra \u00eatre notifi\u00e9e par \u00e9crit, d\u00e8s que possible, avant que surviennent les \u00e9v\u00e9nements d\u00e9crits au sous-paragraphes 1(A) ou 1(B). Cette condition a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e afin d\u2019inclure les changements importants ou significatifs qui doivent \u00eatre port\u00e9s \u00e0 la connaissance du futur franchis\u00e9 mais qui, pour des raisons de temps, n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s dans la mise \u00e0 jour du document d\u2019information. Par exemple, si dans le dixi\u00e8me mois suivant la mise \u00e0 jour du document le franchiseur change le fournisseur d\u2019un produit constituant une pierre angulaire de la franchise, le futur franchis\u00e9 devra alors en \u00eatre inform\u00e9. On remarque que si le futur franchis\u00e9 re\u00e7oit un document d\u2019information et qu\u2019un fait essentiel survient par la suite, mais avant que le contrat de franchise ne soit conclu, le futur franchis\u00e9 peut avoir le droit d\u2019en recevoir la divulgation, en vertu de son droit interne, \u00e9ventuellement sous la forme d\u2019un nouveau document d\u2019information qui refl\u00e8te la situation prenant en compte la survenance du fait essentiel. Dans certains Etats, de telles conditions seraient pr\u00e9vues par ce qui est connu sous le nom de dispositions \u00ab anti-fraud \u00bb. Comme cette nouvelle divulgation est, de par sa nature, une int\u00e9gration de la divulgation qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 faite, une nouvelle p\u00e9riode d\u2019attente ne serait normalement pas n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>66.\u00a0\u00a0Dans un certain nombre de pays, les futures parties discutent une proposition de contrat, introduisent les changements sur lesquels elles se sont entendues et \u00e9tudient ensuite le nouveau projet, avec la p\u00e9riode d\u2019attente pr\u00e9vue pour son examen qui recommence \u00e0 courir chaque fois qu\u2019une modification est apport\u00e9e au projet. Mais en g\u00e9n\u00e9ral, le futur franchis\u00e9 n\u00e9gocie avec le franchiseur pour obtenir de meilleures conditions ou des concessions. Le futur franchis\u00e9 sait donc parfaitement ce qu\u2019il a r\u00e9ussi \u00e0 obtenir de la part du franchiseur et il n\u2019aura pas besoin de recevoir un nouveau contrat \u00e0 examiner. Plut\u00f4t que de pr\u00e9voir une suite de n\u00e9gociations et de p\u00e9riodes d\u2019attente, l\u2019article 3(1) propose que le contrat de franchise en cours d\u2019adoption soit joint au document d\u2019information.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>4. Article 4 \u2013 Presentation du document d\u2019information<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>67.\u00a0\u00a0Le paragraphe 1 impose que l\u2019information soit communiqu\u00e9e par \u00e9crit. Cette condition est \u00e9vidente, non seulement parce que le futur franchis\u00e9 doit \u00eatre en mesure d\u2019examiner et d\u2019\u00e9valuer l\u2019information qu\u2019on lui pr\u00e9sente et qu\u2019il ne pourrait le faire qu\u2019au prix d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s si la divulgation \u00e9tait faite oralement, mais aussi parce que les deux parties peuvent \u00eatre amen\u00e9es \u00e0 apporter la preuve de la divulgation, et cette preuve ne pourra \u00eatre administr\u00e9e que sur la base d\u2019un \u00e9crit. Ceci ne signifie pas que la divulgation doit \u00eatre r\u00e9dig\u00e9e sur papier : l\u2019article 6(1) de la Loi type de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI) sur le commerce \u00e9lectronique dispose que \u00ab Lorsque la loi exige qu\u2019une information soit sous forme \u00e9crite, un message de donn\u00e9es satisfait \u00e0 cette exigence si l\u2019information qu\u2019il contient est accessible pour \u00eatre consult\u00e9e ult\u00e9rieurement \u00bb et un message de donn\u00e9es d\u00e9signe \u00ab l\u2019information cr\u00e9\u00e9e, envoy\u00e9e, re\u00e7ue ou conserv\u00e9e par des moyens \u00e9lectroniques ou optiques ou des moyens analogues, notamment, mais non exclusivement, l\u2019\u00e9change de donn\u00e9es informatis\u00e9es (EDI), la messagerie \u00e9lectronique, le t\u00e9l\u00e9graphe, le t\u00e9lex et la t\u00e9l\u00e9copie \u00bb (article 2(a)). Les dispositions figurant dans la Loi type de la CNUDCI repr\u00e9sentent les normes internationales actuelles. Chaque Etat acceptera ou non que les documents informatis\u00e9s satisfont \u00e0 l\u2019exigence de l\u2019\u00e9crit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>68.\u00a0\u00a0Le paragraphe 2 pr\u00e9cise que le document d\u2019information peut adopter tout type de pr\u00e9sentation, pourvu qu\u2019il soit pr\u00e9sent\u00e9 sous la forme d\u2019un document unique en une seule fois et que les informations contenues r\u00e9unissent les conditions impos\u00e9es par la Loi type. Certaines institutions, aussi bien nationales que multinationales, ont adopt\u00e9 des formulaires particuliers qui doivent \u00eatre suivis et respect\u00e9s afin de respecter les dispositions relatives \u00e0 la divulgation des informations. Cette disposition est destin\u00e9e \u00e0 permettre aux franchiseurs qui ont eu recours \u00e0 de tels supports de les utiliser de fa\u00e7on \u00e0 satisfaire aux exigences de la Loi type en r\u00e9duisant les d\u00e9penses et les efforts d\u2019adaptations n\u00e9cessaires au minimum. L\u2019exigence suivant laquelle l\u2019information est pr\u00e9sent\u00e9e sous la forme d\u2019un document unique et en une seule fois vise \u00e0 s\u2019assurer que le franchiseur ne retient pas jusqu\u2019au dernier moment des informations importantes ou sensibles, trompant le futur franchis\u00e9 sur l\u2019importance de l\u2019information et affaiblissant, de cette fa\u00e7on, sa vigilance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>5. Article 5 \u2013 Dispenses de l\u2019obligation de divulgation d\u2019information<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>69.\u00a0\u00a0Le but de la divulgation des informations au niveau pr\u00e9-contractuel est de permettre \u00e0 un futur franchis\u00e9 de d\u00e9cider s\u2019il accepte ou non la franchise en connaissance de cause. Il y a toutefois un certain nombre de cas dans lesquels la divulgation n\u2019est pas n\u00e9cessaire ; ils sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019article 5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>70.\u00a0\u00a0Le paragraphe A \u00e9carte l\u2019obligation d\u2019information dans les cas o\u00f9 le futur franchis\u00e9 a \u00e9t\u00e9, pendant au moins une ann\u00e9e avant la conclusion du contrat de franchise, un dirigeant ou un administrateur du franchiseur ou d\u2019un affili\u00e9 du franchiseur. Ceci s\u2019explique de mani\u00e8re \u00e9vidente : en tant que dirigeant ou administrateur du franchiseur ou d\u2019un affili\u00e9 du franchiseur, qui est d\u00e9fini dans l\u2019article 2 comme toute personne physique ou morale qui exerce un contr\u00f4le direct ou indirect sur le franchiseur, ou est contr\u00f4l\u00e9e directement ou indirectement par celui-ci, ou se trouve sous le contr\u00f4le d\u2019un tiers qui contr\u00f4le le franchiseur, le futur franchis\u00e9 est susceptible de disposer de toutes les informations n\u00e9cessaires pour prendre une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e. Au regard des \u00e9l\u00e9ments figurant \u00e0 l\u2019article 6, il est \u00e9vident qu\u2019un dirigeant ou un administrateur a acc\u00e8s \u00e0 ces informations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>71.\u00a0\u00a0Le paragraphe B \u00e9carte l\u2019obligation d\u2019information en cas de cession ou autres transferts des droits et obligations du franchis\u00e9 dans deux conditions sp\u00e9cifiques qui doivent toutes deux \u00eatre remplies pour qu\u2019il y ait exemption. En premier lieu, le cessionnaire doit \u00eatre li\u00e9 par substantiellement les m\u00eames conditions que le c\u00e9dant ; autrement dit, le seul changement important est le nom du franchis\u00e9 qui signe le contrat. La raison en est que dans les cas o\u00f9 le franchis\u00e9 c\u00e8de ou transf\u00e8re un contrat de franchise, il devrait transmettre au nouveau franchis\u00e9 l\u2019ensemble du contrat, y compris l\u2019information qu\u2019il re\u00e7oit au d\u00e9but de sa relation avec le franchiseur. Si rien d\u2019important ne doit changer dans la relation, mise \u00e0 part la qualit\u00e9 de l\u2019une des parties, aucune divulgation n\u2019est impos\u00e9e si la seconde condition est remplie. La seconde condition est que le franchiseur ne doit pas avoir \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans la transaction, autrement qu\u2019en ayant simplement approuv\u00e9 le transfert. Lorsque le franchiseur n\u2019est pas impliqu\u00e9, le cessionnaire n\u2019invoque pas des d\u00e9marches faites par le franchiseur pour pousser au transfert. Toutefois, si le franchiseur fait de nouvelles d\u00e9marches aupr\u00e8s du cessionnaire, la transaction est en grande partie similaire \u00e0 la vente d\u2019une nouvelle franchise, et cela d\u00e9clenchera l\u2019obligation de divulgation du franchiseur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>72.\u00a0\u00a0Il doit \u00eatre not\u00e9 que l\u2019on pr\u00e9sume que le c\u00e9dant transmettra au cessionnaire ou au b\u00e9n\u00e9ficiaire toutes les informations re\u00e7ues initialement du franchiseur. Il ne peut pas \u00eatre n\u00e9anmoins exclu que le c\u00e9dant, peut-\u00eatre motiv\u00e9 par son souhait de quitter le r\u00e9seau, ne transf\u00e8re au cessionnaire ou b\u00e9n\u00e9ficiaire qu\u2019une partie de l\u2019information et qu\u2019en cons\u00e9quence les aspects qui pourraient avoir une influence n\u00e9gative sur leur d\u00e9cision ne soient pas transmis. Un tel comportement de la part du c\u00e9dant pourra \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une omission tendant \u00e0 induire en erreur, et le c\u00e9dant pourra voir sa responsabilit\u00e9 engag\u00e9e vis-\u00e0-vis du cessionnaire ou du b\u00e9n\u00e9ficiaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>73.\u00a0\u00a0Le paragraphe C fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce que l\u2019on d\u00e9signe sous l\u2019expression de \u00ab fractional franchises \u00bb. Ce sont des franchises dans lesquelles le franchis\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 assum\u00e9 des fonctions dans l\u2019activit\u00e9 en question ou dans une activit\u00e9 similaire pendant un certain temps (dans la Loi type pendant les deux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes). Aussi, la franchise qu\u2019il envisage de conclure ne doit pas repr\u00e9senter plus qu\u2019un certain pourcentage de son activit\u00e9. Autrement dit, il s\u2019agit de cas dans lesquels le franchis\u00e9 ne fait qu\u2019ajouter une ligne de produits suppl\u00e9mentaire \u00e0 son activit\u00e9. Le paragraphe donne aussi les param\u00e8tres qui d\u00e9terminent si les conditions d\u2019exemption de l\u2019obligation d\u2019information sont r\u00e9unies, \u00e0 savoir si le chiffre d\u2019affaires r\u00e9alis\u00e9 sur les ventes dans le cadre de cette franchise, ne d\u00e9passe pas 20% du total cumul\u00e9 de toutes les ventes de l\u2019ensemble des activit\u00e9s commerciales du franchis\u00e9 et de ses affili\u00e9s pendant la premi\u00e8re ann\u00e9e de la relation, pour autant que la proportion des ventes dans le cadre de la franchise ait pu \u00eatre anticip\u00e9e par les parties ou aurait d\u00fb raisonnablement \u00eatre anticip\u00e9e par les parties au moment o\u00f9 le contrat de franchise a \u00e9t\u00e9 souscrit ; c\u2019est-\u00e0-dire si les ventes r\u00e9alis\u00e9es par la franchise propos\u00e9e sont en dessous de 20% du montant total de la franchise cumul\u00e9 \u00e0 celui de l\u2019activit\u00e9 du franchis\u00e9 auquel la franchise est jointe. La r\u00e9f\u00e9rence aux affili\u00e9s du franchis\u00e9 vise \u00e0 couvrir les cas dans lesquels les activit\u00e9s du franchis\u00e9 sont organis\u00e9es en un certain nombre d\u2019entit\u00e9s s\u00e9par\u00e9es dont la nouvelle franchise ne d\u00e9passe pas de plus de 20% du total cumul\u00e9 des ventes de ces entit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>74.\u00a0\u00a0Les paragraphes D et E sont destin\u00e9s \u00e0 dispenser le franchiseur de l\u2019obligation de divulgation quand le futur franchis\u00e9 est un franchis\u00e9 \u00e9conomiquement important eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019apport financier requis par le contrat de franchise, apport dont le montant total d\u00e9passe un chiffre non pr\u00e9cis\u00e9 dans la Loi type, ou eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019actif net au bilan ou au chiffre d\u2019affaires qu\u2019ils repr\u00e9sentent, avec leurs affili\u00e9s, exc\u00e9dant un montant qui n\u2019est pas non plus indiqu\u00e9 dans la Loi type. La notion d\u2019\u00ab apport financier \u00bb est plus large que celle d\u2019\u00ab investissement \u00bb. Elle inclut aussi des cat\u00e9gories de d\u00e9penses qui, du point de vue du bilan, ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es comme des investissements, m\u00eame si elles sont n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019affaire. Par exemple, les investissements pourront \u00eatre des machines utilis\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 alors que des apports pourront \u00eatre des stocks de produits acquis en vue de la revente. L\u2019actif net auquel il est fait r\u00e9f\u00e9rence est l\u2019actif net r\u00e9el de l\u2019entreprise, \u00e9valu\u00e9 selon les r\u00e8gles de comptabilit\u00e9 qui s\u2019appliquent dans son pays. Dans les dispositions, les chiffres ont \u00e9t\u00e9 volontairement laiss\u00e9s en blanc dans la mesure o\u00f9 l\u2019importance de l\u2019apport peut avoir des appr\u00e9ciations diff\u00e9rentes suivant les pays et les secteurs. Ainsi, l\u2019apport n\u00e9cessaire \u00e0 la mise en place d\u2019un commerce en d\u00e9tail est nettement inf\u00e9rieur \u00e0 celui d\u2019un h\u00f4tel. Les franchises exigeant de lourds apports financiers sont toujours longuement n\u00e9goci\u00e9es et on peut penser que les entrepreneurs qui apportent de grosses sommes et qui n\u00e9gocient des affaires d\u2019une telle importance financi\u00e8re n\u2019ont pas besoin de la protection pr\u00e9vue par la Loi type. Il faut remarquer que les gros apports financiers qui sont vis\u00e9s sont ceux dans lesquels le futur franchis\u00e9 s\u2019est effectivement engag\u00e9. On peut donc dire en r\u00e9sum\u00e9 que le paragraphe D vise un apport dont le montant laisse supposer que les capacit\u00e9s de l\u2019entrepreneur lui permettent de se doter d\u2019une assistance juridique appropri\u00e9e et ne n\u00e9cessite pas la protection de la loi ; quant au paragraphe E, il concerne les entrepreneurs qui en raison de leur actif net au bilan ou de leurs chiffre d\u2019affaires sont suppos\u00e9s avoir un tel niveau de sophistication et une telle exp\u00e9rience qu\u2019ils n\u2019ont pas besoin d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9s par la Loi type.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>75.\u00a0\u00a0Les dispenses concernant les cas de renouvellement ou d\u2019extension d\u2019une franchise aux m\u00eames conditions sont pr\u00e9vues au paragraphe F. Dans ces cas, les relations continuent sans aucune modification. Le franchis\u00e9 a toute l\u2019information dont il a besoin puisqu\u2019il est d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 dans la relation ; il n\u2019y a donc aucune n\u00e9cessit\u00e9 de divulgation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>6. Article 6 \u2013 Contenu des informations fournies<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>76.\u00a0\u00a0L\u2019article 6 classe les informations \u00e0 divulguer en deux cat\u00e9gories. La premi\u00e8re comprend les informations que le document d\u2019information doit contenir (article 6 (1)), la seconde comprend d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments que le document d\u2019information devrait contenir mais qui peuvent \u00eatre omis s\u2019ils sont indiqu\u00e9s avec une pr\u00e9cision suffisante par le contrat lui-m\u00eame (article 6(2)). Autrement dit, le paragraphe 1 porte sur des informations qui en g\u00e9n\u00e9ral ne sont pas incluses dans le contrat de franchise et dont la plupart concernent le franchiseur et le r\u00e9seau de la franchise mais ne concernent pas les droits et obligations des parties. En revanche, le paragraphe 2 exige la divulgation des informations qui sont normalement ins\u00e9r\u00e9es dans le contrat proprement dit parce qu\u2019elles ont, dans la plupart des cas, une importance particuli\u00e8re pour la relation entre les parties. Ces informations sont \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans cet article parce qu\u2019elles ne sont pas toujours trait\u00e9es de mani\u00e8re satisfaisante dans le contrat bien que dans la plupart on puisse les y trouver.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>77.\u00a0\u00a0Les deux paragraphes exigent que le franchiseur fournisse l\u2019information sur tous les \u00e9l\u00e9ments en principe constitutifs d\u2019une franchise : la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, le pouvoir de contr\u00f4le du franchiseur et les droits et obligations des parties, ainsi que toute autre information qui pourrait \u00eatre demand\u00e9e par un futur franchis\u00e9 afin de prendre une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e. En outre, le paragraphe 3 pr\u00e9voit que dans le cas d\u2019une franchise principale, le sous-franchiseur ne doit pas seulement fournir au futur franchis\u00e9 les informations le concernant lui-m\u00eame, mais aussi certaines informations concernant le franchiseur et qu\u2019il a re\u00e7ues de lui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>78.\u00a0\u00a0La liste des \u00e9l\u00e9ments d\u2019information contenue dans l\u2019article 6 est tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9e. L\u2019id\u00e9e est d\u2019attirer au mieux l\u2019attention des utilisateurs de la Loi type sur la plupart, voire la totalit\u00e9, des \u00e9l\u00e9ments importants pour l\u2019\u00e9valuation d\u2019une franchise. Le degr\u00e9 de pr\u00e9cision qu\u2019introduit le l\u00e9gislateur dans une loi s\u2019inspirant de la Loi type d\u00e9pend de son style de r\u00e9daction ainsi que de l\u2019existence d\u2019autres lois qui s\u2019appliquent d\u00e9j\u00e0 aux contrats de franchises dans le pays et qui pourraient s\u2019appliquer \u00e0 l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019article 6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>1) Paragraphe 1<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>79.\u00a0\u00a0Le paragraphe 1 commence par \u00e9tablir un principe, \u00e0 savoir que \u00ab Le franchiseur fournit dans le document d\u2019information les renseignements suivants \u00bb. La liste comprend des \u00e9l\u00e9ments que la majorit\u00e9 des participants aux r\u00e9unions du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude d\u2019abord et du Comit\u00e9 d\u2019experts gouvernementaux ensuite, ont consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant indispensables \u00e0 la d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e du franchis\u00e9. Il sera cependant rappel\u00e9 que cet instrument est une loi type et qu\u2019en cons\u00e9quence les l\u00e9gislateurs sont libres de raccourcir ou d\u2019allonger la liste en excluant certains de ces \u00e9l\u00e9ments ou en y ajoutant d\u2019autres informations \u00e0 divulguer, l\u2019adaptant de la sorte aux besoins et aux traditions de r\u00e9daction locaux. Les observations contenues dans le Rapport explicatif visent \u00e0 faciliter la t\u00e2che du l\u00e9gislateur en motivant la pr\u00e9sence dans la liste de chacun des \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>80.\u00a0\u00a0Les sous-paragraphes A, B et C portent sur le nom et l\u2019adresse du franchiseur. La \u00ab raison sociale \u00bb mentionn\u00e9e dans le sous-paragraphe A est le nom officiel du franchiseur ; si le franchiseur est une soci\u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 immatriculation, le nom est celui de l\u2019immatriculation. L\u2019adresse est celle pr\u00e9cis\u00e9e dans l\u2019immatriculation du franchiseur. La \u00ab forme juridique \u00bb indique la structure du franchiseur. Il est important pour le franchis\u00e9 de savoir si le franchiseur est, par exemple, une soci\u00e9t\u00e9 dont la responsabilit\u00e9 est limit\u00e9e ou non. Ceci permettra de donner une indication claire de la responsabilit\u00e9 du franchiseur \u00e0 l\u2019\u00e9gard du franchis\u00e9 et de ses clients. L\u2019adresse du lieu principal d\u2019activit\u00e9 du franchiseur dans l\u2019Etat o\u00f9 le futur franchis\u00e9 est situ\u00e9, laquelle pourra \u00eatre diff\u00e9rente de celle du si\u00e8ge social du franchiseur, doit aussi \u00eatre divulgu\u00e9e. Ceci est important surtout dans un contexte international, dans le cas o\u00f9 le franchiseur a une filiale ind\u00e9pendante ou une succursale dans le pays en question. Dans ce cas, l\u2019adresse de cette filiale ou de cette succursale serait l\u2019adresse l\u00e9gale alors que le si\u00e8ge social du franchiseur dans son pays d\u2019origine serait le lieu principal d\u2019activit\u00e9. Le sous-paragraphe B renvoie aux marques de commerce, d\u00e9nominations commerciales, et nom commercial ou similaire, sous lesquels le franchiseur exerce ou a l\u2019intention d\u2019exercer ses activit\u00e9s. Cela couvre la d\u00e9nomination sous laquelle l\u2019activit\u00e9 est exerc\u00e9e, que la soci\u00e9t\u00e9 soit ou non immatricul\u00e9e. L\u2019id\u00e9e est de donner au futur franchis\u00e9 la possibilit\u00e9 de rechercher la soci\u00e9t\u00e9 du franchiseur afin de conna\u00eetre, par exemple, l\u2019\u00e9tat des s\u00fbret\u00e9s qui la gr\u00e8vent. Le champ d\u2019application du sous-paragraphe B est limit\u00e9 \u00e0 l\u2019Etat dans lequel le futur franchis\u00e9 va exploiter la franchise puisque une information de cette sorte est d\u2019abord int\u00e9ressante quand elle se rapporte \u00e0 l\u2019Etat concern\u00e9 et non aux autres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>81.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe C impose l\u2019obligation de divulgation de l\u2019adresse du lieu principal d\u2019activit\u00e9 du franchiseur dans l\u2019Etat o\u00f9 est situ\u00e9 le futur franchis\u00e9. Ceci est important, d\u2019une part, ce qui peut s\u2019av\u00e9rer n\u00e9cessaire, afin de permettre au franchis\u00e9 d\u2019avoir un interlocuteur dans son Etat, d\u2019autre part, pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, car le franchis\u00e9 peut avoir \u00e0 agir contre le franchiseur et vouloir acc\u00e9der au patrimoine du franchiseur dans son Etat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>82.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe D impose au franchiseur de fournir une description de la franchise qui sera exploit\u00e9e par le futur franchis\u00e9. On doit noter que dans quelques pays le contrat de franchise ne serait pas valable sans une telle description.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>83.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe E impose l\u2019obligation de divulguer l\u2019exp\u00e9rience commerciale du franchiseur et de ceux de ses affili\u00e9s qui ont conc\u00e9d\u00e9 des franchises sous substantiellement le m\u00eame nom commercial, y compris l\u2019anciennet\u00e9 de chacun dans la conduite d\u2019op\u00e9rations commerciales du type de celles devant \u00eatre exploit\u00e9es par le futur franchis\u00e9 (sous-paragraphe E(i)) et l\u2019anciennet\u00e9 de chacun dans la concession de franchises dans le m\u00eame type d\u2019activit\u00e9 que celles devant \u00eatre exploit\u00e9es par le futur franchis\u00e9 (sous-paragraphe E(ii)). Un exemple peut illustrer les diff\u00e9rences entre ces deux cas : le sous-paragraphe E(i) concerne la dur\u00e9e au cours de laquelle le franchiseur et chacun de ses affili\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 actifs dans la restauration en g\u00e9n\u00e9ral alors que le sous-paragraphe E(ii) concerne la dur\u00e9e pendant laquelle le franchiseur et chacun de ses affili\u00e9s a g\u00e9r\u00e9 une pizzeria en particulier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>84.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe F impose une obligation d\u2019information \u00e0 toute personne ayant des responsabilit\u00e9s de direction dans la conduite des activit\u00e9s commerciales du franchiseur en relation avec la franchise. L\u2019information qui doit \u00eatre divulgu\u00e9e ne porte pas seulement sur les noms, adresses professionnelles, fonctions exerc\u00e9es par de telles personnes (Pr\u00e9sident Directeur-G\u00e9n\u00e9ral, ou personne ayant une fonction de direction etc.), mais \u00e9galement sur leur exp\u00e9rience commerciale. La formule \u00ab toute personne qui a des responsabilit\u00e9s de direction \u00bb d\u00e9signe les personnes \u00e0 qui sont confi\u00e9es des fonctions de direction et de gestion commerciale, ce qui n\u2019est pas n\u00e9cessairement limit\u00e9 au Directeur g\u00e9n\u00e9ral ou aux personnes ayant une fonction de direction. Le titre officiel et les responsabilit\u00e9s assum\u00e9es varient d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>85.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe G impose une obligation d\u2019information sur les condamnations prononc\u00e9es en mati\u00e8re civile comme en mati\u00e8re p\u00e9nale et lors de proc\u00e9dures arbitrales contre le franchiseur et tout affili\u00e9 du franchiseur engag\u00e9 dans la franchise. Ce qui est impos\u00e9, c\u2019est la communication de la r\u00e9f\u00e9rence des condamnations et des constatations de responsabilit\u00e9 dans le cadre d\u2019une action civile ou d\u2019un arbitrage mettant en cause une fraude, une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou tout autre comportement similaire. Cela signifie que les condamnations p\u00e9nales ou civiles dont les chefs sont \u00e9trangers \u00e0 la fraude, \u00e0 une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou tout autre comportement similaire, comme l\u2019amende prononc\u00e9e pour avoir jet\u00e9 un papier de chewing-gum par terre, n\u2019ont pas \u00e0 \u00eatre divulgu\u00e9es. Seule importe l\u2019information utile \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la personnalit\u00e9 et de l\u2019honn\u00eatet\u00e9 des individus vis\u00e9s par la disposition. C\u2019est la raison pour laquelle l\u2019exigence ne s\u2019\u00e9tend pas seulement aux franchises, mais aussi \u00e0 d\u2019autres activit\u00e9s commerciales, un franchiseur pouvant avoir \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 auparavant dans des activit\u00e9s commerciales diff\u00e9rentes, et dans le cadre desquelles il peut m\u00eame avoir \u00e9t\u00e9 reconnu coupable de fraude. Il est important qu\u2019un futur franchis\u00e9 soit inform\u00e9 de ces condamnations qui d\u00e9termineront s\u2019il veut accorder sa confiance au franchiseur. On doit noter que s\u2019il y a des pays dans lesquels une telle information est consid\u00e9r\u00e9e comme importante et dans lesquels sa divulgation sera autoris\u00e9e, ce n\u2019est pas le cas dans d\u2019autres. Dans ces derniers, exiger la divulgation de condamnations p\u00e9nales porterait sans aucun doute atteinte aux r\u00e9gimes juridiques de protection de la vie priv\u00e9e, allant m\u00eame \u00e0 l\u2019encontre de droits constitutionnellement garantis par les Etats \u00e0 leurs citoyens. Les Etats qui ont de telles l\u00e9gislations ne sont pas en mesure, ou n\u2019ont pas d\u2019int\u00e9r\u00eat, d\u2019adopter une disposition permettant la divulgation de donn\u00e9es personnelles aussi sensibles que les condamnations p\u00e9nales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>86.\u00a0\u00a0La disposition n\u2019exige que la divulgation relative au franchiseur et aux affili\u00e9s du franchiseur. Il y a n\u00e9anmoins d\u2019autres personnes au sujet desquelles les Etats pourraient vouloir consid\u00e9rer s\u2019il y a lieu de donner de telles informations. La premi\u00e8re cat\u00e9gorie concerne les pr\u00e9d\u00e9cesseurs du franchiseur. Ceux-ci peuvent \u00eatre d\u00e9finis comme toute entit\u00e9 juridique de laquelle le franchiseur a acquis directement ou indirectement la plus grosse part de ses actifs. Cela renvoie non seulement \u00e0 la vente du syst\u00e8me de franchise \u00e0 un nouveau franchiseur mais aussi aux cas dans lesquels les franchiseurs qui ont des difficult\u00e9s mettent en place une deuxi\u00e8me soci\u00e9t\u00e9 ayant pour objet de vendre les franchises, en masquant les probl\u00e8mes aux investisseurs. La divulgation des litiges des pr\u00e9d\u00e9cesseurs peut donc \u00eatre exig\u00e9e afin d\u2019\u00e9viter ces possibilit\u00e9s de fraudes. La deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie est celles des personnes qui ont les principales responsabilit\u00e9s dans la gestion des affaires du franchiseur et qui ont un lien avec la franchise. La divulgation d\u2019informations concernant ces personnes n\u2019est pas exig\u00e9e par la Loi type du fait que dans certains pays cela pourrait aller \u00e0 l\u2019encontre de certains droits de la personnes constitutionnellement garantis ou de certaines r\u00e8gles sur la protection de la vie priv\u00e9e. La raison est que dans certains pays il n\u2019est pas possible de divulguer des informations au sujet de tiers telles que celles vis\u00e9es \u00e0 ce sous-paragraphe sans violer leurs droits. Dans ces cas un franchiseur qui donne cette information pourrait voir engag\u00e9e sa responsabilit\u00e9. Dans d\u2019autres pays, cette information serait au contraire publique et serait donc accessible par d\u2019autres moyens. Dans ces pays il serait parfaitement l\u00e9gitime d\u2019exiger que l\u2019information soit divulgu\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>87.\u00a0\u00a0Le d\u00e9lai relatif \u00e0 l\u2019obligation de divulgation impos\u00e9e par le sous-paragraphe G est de cinq ans. De plus, s\u2019il y a des poursuites ou des actions en cours contre le franchiseur ou l\u2019une de ses filiales concernant une fraude, une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou tout comportement similaire, cela doit aussi \u00eatre divulgu\u00e9. Le but est d\u2019alerter le futur franchis\u00e9 sur le fait que des litiges existent et de lui permettre ainsi d\u2019\u00e9valuer les cons\u00e9quences possibles du conflit sur son activit\u00e9 future en tant que franchis\u00e9. La Loi type n\u2019exige pas que soient donn\u00e9s des d\u00e9tails mais seulement la r\u00e9f\u00e9rence permettant de savoir qu\u2019une action ou un arbitrage ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s. Il appartient alors au futur franchis\u00e9, s\u2019il l\u2019estime n\u00e9cessaire, de demander davantage d\u2019informations au franchiseur ou \u00e0 la filiale du franchiseur. Les Etats peuvent bien s\u00fbr limiter l\u2019information aux d\u00e9cisions d\u00e9finitives et exclure les actions en cours. Afin de d\u00e9terminer si la divulgation doit porter ou non sur les actions en cours, le l\u00e9gislateur prendra naturellement en consid\u00e9ration ses usages et pratiques. Dans certains pays, une divulgation des informations relatives aux actions en cours ne constituera donc en aucune fa\u00e7on une d\u00e9claration de culpabilit\u00e9 du franchiseur mais lui permettra de r\u00e9v\u00e9ler ces informations et de faire preuve de son honn\u00eatet\u00e9 et de sa transparence. Dans d\u2019autres pays, le simple fait qu\u2019une action soit en cours est per\u00e7u n\u00e9gativement : m\u00eame si l\u2019innocence du franchiseur ou de sa filiale est par la suite \u00e9tablie, leur r\u00e9putation sera atteinte et leurs affaires en souffriront. Il doit \u00eatre not\u00e9 que, pour les actions en cours, l\u2019information devant \u00eatre donn\u00e9e concerne le franchiseur et ses filiales et non ses affili\u00e9s. Cela provient de la d\u00e9cision de limiter intentionnellement le champ de l\u2019information devant \u00eatre divulgu\u00e9e. La qualit\u00e9 de filiale est \u00e0 d\u00e9terminer suivant le droit applicable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>88.\u00a0\u00a0Il faut remarquer qu\u2019au sous-paragraphe G les termes \u00ab constatations de responsabilit\u00e9 dans le cadre d\u2019une action civile \u00bb sont destin\u00e9s \u00e0 s\u2019appliquer \u00e9galement aux d\u00e9cisions ayant autorit\u00e9 d\u00e9finitive de chose jug\u00e9e et non aux d\u00e9cisions avant dire droit ou provisoires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>89.\u00a0\u00a0Etant donn\u00e9 l\u2019importance de l\u2019information concernant les condamnations p\u00e9nales et civiles ou d\u2019arbitrages pour l\u2019\u00e9valuation du caract\u00e8re, de l\u2019honn\u00eatet\u00e9 et du s\u00e9rieux du franchiseur, il n\u2019y a pas de limitations g\u00e9ographiques \u00e0 la pr\u00e9sente disposition. Cela signifie que le franchiseur doit divulguer l\u2019information quel que soit le pays qu\u2019elle concerne. A cet \u00e9gard, il faut garder \u00e0 l\u2019esprit que l\u2019information doit toujours concerner une fraude, une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou tout comportement similaire, ce qui repr\u00e9sente une limitation naturelle, un honn\u00eate franchiseur n\u2019\u00e9tant pas susceptible de commettre de tels d\u00e9lits. Aussi, les d\u00e9cisions rendues dans un pays sont fortement susceptibles d\u2019appara\u00eetre importantes dans les pays voisins. Apparemment illimit\u00e9, le champ d\u2019application du sous-paragraphe G doit \u00eatre examin\u00e9 en rapport avec l\u2019article 8, qui traite, entre autres, des recours en cas d\u2019omission d\u2019un fait essentiel. Un comportement qualifi\u00e9 de d\u00e9lit dans un pays sans l\u2019\u00eatre dans un autre n\u2019est pas n\u00e9cessairement un fait essentiel et il n\u2019y a alors aucune faute \u00e0 ne pas le mentionner. Toutefois, g\u00e9n\u00e9ralement, si la condamnation concernait une fraude, une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou tout comportement similaire, quelles que soient leurs d\u00e9finitions, elle serait consid\u00e9r\u00e9e comme importante et devrait alors \u00eatre divulgu\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>90.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe H impose la divulgation de la r\u00e9f\u00e9rence de toute proc\u00e9dure de faillite, d\u2019insolvabilit\u00e9 ou toute autre proc\u00e9dure comparable ayant impliqu\u00e9 le franchiseur et\/ou un ou plusieurs de ses affili\u00e9s au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. Par \u00ab autre proc\u00e9dure comparable \u00bb le texte d\u00e9signe toute proc\u00e9dure conduite par ou sous le contr\u00f4le de l\u2019Administration ou d\u2019une autorit\u00e9 judiciaire ; sont exclues toutefois les restructurations purement priv\u00e9es telles que les rachats d\u2019entreprises par leur direction. L\u2019importance pour un futur franchis\u00e9 de recevoir une information de cette nature est \u00e9vidente afin de pouvoir \u00e9valuer le s\u00e9rieux et l\u2019honn\u00eatet\u00e9 du franchiseur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>91.\u00a0\u00a0Les sous-paragraphes I, J, et K concernent les franchis\u00e9s du r\u00e9seau. Le sous-paragraphe I impose l\u2019obligation de divulgation du nombre total de franchis\u00e9s et de filiales de distribution du franchiseur et des affili\u00e9s du franchiseur conc\u00e9d\u00e9s sous substantiellement le m\u00eame nom commercial, en d\u2019autres termes le nombre total de tout ce qui pourrait \u00eatre normalement consid\u00e9r\u00e9 comme faisant partie de ce qui est d\u00e9sign\u00e9 par le \u00ab r\u00e9seau \u00bb. Dans cette hypoth\u00e8se, le mot r\u00e9seau fait r\u00e9f\u00e9rence au r\u00e9seau mondial. Dans le cas d\u2019une franchise principale, le sous-franchiseur est oblig\u00e9 de divulguer le nombre de franchis\u00e9s et de filiales de distribution dans le monde entier, conform\u00e9ment au paragraphe 3 de l\u2019article 6, selon lequel il doit notamment communiquer aux sous-franchis\u00e9s l\u2019information qu\u2019il a re\u00e7ue du franchiseur concernant le nombre total de franchis\u00e9s et de filiales de distribution.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>92.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe J impose au franchiseur de communiquer au futur franchis\u00e9 les noms, adresses, et num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone professionnels des franchis\u00e9s, ainsi que des franchis\u00e9s de tout affili\u00e9 du franchiseur qui conc\u00e8dent des franchises ayant en grande partie la m\u00eame d\u00e9nomination commerciale et dont les unit\u00e9s d\u2019exploitation sont situ\u00e9es le plus pr\u00e8s de l\u2019unit\u00e9 d\u2019exploitation propos\u00e9e au futur franchis\u00e9 dans l\u2019Etat du franchis\u00e9 et\/ou des Etats contigus, c\u2019est \u00e0 dire les Etats qui ont une fronti\u00e8re commune avec l\u2019Etat du franchis\u00e9, ou, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019Etats contigus, dans celui du franchiseur. Le sous-paragraphe permet aux Etats d\u2019introduire une limitation des informations \u00e0 fournir, en laissant le nombre de noms et adresses \u00e0 d\u00e9terminer. Le but est de permettre au futur franchis\u00e9 de prendre contact avec les franchis\u00e9s qui appartiennent d\u00e9j\u00e0 au r\u00e9seau pour les interroger sur leur activit\u00e9 ou leurs relations avec le franchiseur. Si dans l\u2019Etat du futur franchis\u00e9 il y a peu, voire aucun franchis\u00e9, il sera donc important pour le futur franchis\u00e9 de pouvoir contacter des franchis\u00e9s situ\u00e9s dans d\u2019autres Etats, en particulier si ces Etats sont g\u00e9ographiquement et culturellement proches de celui du futur franchis\u00e9. La proximit\u00e9 culturelle peut parfois \u00eatre plus importante que la contigu\u00eft\u00e9 : les situations de deux Etats culturellement proches peuvent \u00eatre similaires ou pr\u00e9senter un int\u00e9r\u00eat commun pour les franchis\u00e9s situ\u00e9s dans l\u2019autre Etat. Si aucun Etat n\u2019est contigu de celui du futur franchis\u00e9, celui-ci pourrait utilement contacter des franchis\u00e9s dans l\u2019Etat du franchiseur. Il est important d\u2019informer les candidats \u00e0 la franchise sur la localisation des franchis\u00e9s du r\u00e9seau, surtout de ceux situ\u00e9s pr\u00e8s des unit\u00e9s d\u2019exploitation propos\u00e9es \u00e0 la franchise. Ceci pr\u00e9cisera l\u2019aide que le franchiseur est susceptible de fournir. En outre, il est encore plus important pour le futur franchis\u00e9 d\u2019\u00eatre en mesure de s\u2019assurer de l\u2019aide r\u00e9ellement fournie par le franchiseur aux franchis\u00e9s du r\u00e9seau, d\u2019appr\u00e9cier les liens tiss\u00e9s entre les membres du r\u00e9seau et, surtout, les rapports entre les membres du r\u00e9seau et le franchiseur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>93.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe K d\u00e9coule du sous-paragraphe J; il impose de r\u00e9v\u00e9ler les franchis\u00e9s du franchiseur et les franchis\u00e9s de tout affili\u00e9 du franchiseur qui conc\u00e8dent des franchises ayant en grande partie la m\u00eame d\u00e9nomination commerciale qui se sont retir\u00e9s de la franchise au cours des trois ann\u00e9es fiscales pr\u00e9c\u00e9dant la conclusion du contrat, et de pr\u00e9ciser les motifs de leur retrait. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de donner des d\u00e9tails mais d\u2019indiquer simplement que l\u2019ancien franchis\u00e9 appartient \u00e0 l\u2019une des cat\u00e9gories suivantes : r\u00e9siliation ou non renouvellement volontaire, r\u00e9siliation due \u00e0 la faillite ou \u00e0 l\u2019insolvabilit\u00e9, r\u00e9siliation cons\u00e9cutive \u00e0 une d\u00e9cision judiciaire ou \u00e0 une sentence arbitrale; r\u00e9-acquisition par le franchiseur ou par l\u2019affili\u00e9 du franchiseur, r\u00e9-acquisition par le franchiseur ou l\u2019affili\u00e9 du franchiseur autrement que par rachat, refus de renouvellement par le franchiseur ou l\u2019affili\u00e9 du franchiseur ou r\u00e9siliation par le franchiseur ou l\u2019affili\u00e9 du franchiseur. M\u00eame succincte et non d\u00e9taill\u00e9e, une information de ce type permet au futur franchis\u00e9 de savoir si les franchis\u00e9s sont satisfaits de la franchise et du franchiseur, les franchis\u00e9s non satisfaits n\u2019\u00e9tant pas susceptibles de renouveler leur engagement. De m\u00eame, il peut appara\u00eetre difficile de traiter avec un franchiseur qui r\u00e9silie un grand nombre de franchises, et il est important pour un franchis\u00e9 de le savoir. De plus, le type de politique adopt\u00e9 par le franchiseur dans ses rapports avec les franchis\u00e9s, notamment s\u2019il rach\u00e8te syst\u00e9matiquement les franchises pour les exploiter ensuite par son entreprise, est un \u00e9l\u00e9ment que le futur franchis\u00e9 doit prendre en compte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>94.\u00a0\u00a0La propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du franchiseur est fondamentale dans la relation de franchise. C\u2019est la marque de commerce du franchiseur qui est connue du public et c\u2019est elle qui, avec les autres \u00e9l\u00e9ments de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, dont le savoir-faire, compose le syst\u00e8me de la franchise. Puisque les franchis\u00e9s r\u00e9mun\u00e8rent le franchiseur pour b\u00e9n\u00e9ficier de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle relativement \u00e0 la franchise, il est tr\u00e8s important pour le franchis\u00e9 d\u2019\u00eatre inform\u00e9 de l\u2019exacte limite de ses droits et de conna\u00eetre aussi les droits et les limites des droits du franchiseur ou du sous-franchiseur dans le cadre d\u2019une franchise principale. Le sous-paragraphe L impose donc la divulgation des informations ayant trait aux droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du franchiseur dont une licence est donn\u00e9e au franchis\u00e9, et en particulier aux marques, brevets, droits d\u2019auteurs, et droit attach\u00e9s aux logiciels. Il impose notamment de divulguer les informations concernant l\u2019enregistrement et\/ou le cas \u00e9ch\u00e9ant de la demande d\u2019enregistrement de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, le nom du titulaire des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et\/ou le cas \u00e9ch\u00e9ant celui de la personne demandant l\u2019enregistrement, la date \u00e0 laquelle s\u2019\u00e9teint l\u2019enregistrement des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle faisant l\u2019objet de la licence, ainsi que les proc\u00e9dures judiciaires ou toute autre proc\u00e9dure qui pourraient avoir des effets significatifs sur l\u2019utilisation par le franchis\u00e9 des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle en vertu du contrat de franchise dans l\u2019Etat dans lequel l\u2019activit\u00e9 commerciale du franchis\u00e9 doit \u00eatre exploit\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>95.\u00a0\u00a0Cette information rev\u00eat une extr\u00eame importance, surtout dans les Etats o\u00f9 la proc\u00e9dure d\u2019enregistrement est longue. Si le franchiseur accorde une franchise avant l\u2019enregistrement d\u2019un droit de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (notamment une marque commerciale) et que l\u2019enregistrement est ensuite refus\u00e9, le franchiseur et tous les franchis\u00e9s du r\u00e9seau pourraient \u00eatre alors priv\u00e9s du droit d\u2019exploiter la marque commerciale dans cet Etat. En cons\u00e9quence, l\u2019entreprise pourrait \u00eatre contrainte de supporter les frais d\u2019un changement de marque de commerce en risquant de discr\u00e9diter l\u2019entreprise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>96.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe concerne les proc\u00e9dures judiciaires \u00ab qui pourraient avoir des effets significatifs [\u2026] sur l\u2019utilisation [\u2026] par le franchis\u00e9 des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u00bb. Cette formulation est destin\u00e9e \u00e0 inclure les cas o\u00f9 soit le franchiseur soit le franchis\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9 d\u2019une action tendant \u00e0 emp\u00eacher un tiers d\u2019utiliser une marque commerciale. Le droit du franchiseur d\u2019utiliser la marque ne serait pas atteint, mais son activit\u00e9 pourrait l\u2019\u00eatre puisqu\u2019il ne serait pas en mesure d\u2019emp\u00eacher l\u2019exploitation de la marque par une autre personne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>97.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe M porte sur une question tr\u00e8s importante touchant aux relations dans la franchise, \u00e0 savoir les contrats d\u2019approvisionnement. Le franchiseur doit communiquer des informations sur les cat\u00e9gories de marchandises et\/ou les services que le franchis\u00e9 est tenu d\u2019acheter ou louer. Ces cat\u00e9gories de marchandises et services sont class\u00e9s en deux groupes, et le document d\u2019information doit indiquer d\u2019abord si des cat\u00e9gories de biens doivent \u00eatre achet\u00e9es ou lou\u00e9es aupr\u00e8s du franchiseur, de ses affili\u00e9s, ou aupr\u00e8s d\u2019un fournisseur d\u00e9sign\u00e9 par le franchiseur (sous-paragraphe M(i)), et si le franchis\u00e9 a le droit de soumettre d\u2019autres fournisseurs de son choix \u00e0 l\u2019agr\u00e9ment du franchiseur (sous-paragraphe M(ii)). Cette distinction repose sur le fait qu\u2019il existe des produits, biens ou services, qui sont soit caract\u00e9ristiques de la franchise et uniquement disponibles aupr\u00e8s du franchiseur, ses affili\u00e9s ou de fournisseurs en \u00e9troite relation avec le franchiseur, soit tellement li\u00e9s \u00e0 la qualit\u00e9 des biens ou services pr\u00e9sent\u00e9s au public que le franchiseur doit \u00eatre en mesure de s\u2019assurer que leur provenance est contr\u00f4l\u00e9e. D\u2019autre part, il y a des biens ou services pour lesquels il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019utiliser les m\u00eames voies d\u2019approvisionnement que celles indiqu\u00e9es dans le sous-paragraphe M(i), mais pour lesquels un certain contr\u00f4le demeure n\u00e9cessaire. Dans ce dernier cas, il suffit au franchis\u00e9 d\u2019obtenir l\u2019approbation du franchiseur sur ces diff\u00e9rentes sources d\u2019approvisionnement. Si le franchiseur constate que le niveau de qualit\u00e9 des produits de ces fournisseurs correspond \u00e0 celui requis par la franchise, il peut difficilement refuser les nouveaux fournisseurs. Il y a bien s\u00fbr un troisi\u00e8me groupe, qui ne figure pas dans le sous-paragraphe et qui comprend les biens que le franchis\u00e9 n\u2019est pas dans l\u2019obligation d\u2019acqu\u00e9rir aupr\u00e8s du franchiseur ou d\u2019un fournisseur d\u00e9sign\u00e9 par le franchiseur, ni d\u2019obtenir l\u2019approbation du franchiseur. Il s\u2019agit de biens ou de services qui ne sont pas sp\u00e9cifiques \u00e0 la franchise ou pour lesquels le contr\u00f4le du franchiseur n\u2019est pas n\u00e9cessaire, comme les l\u00e9gumes achet\u00e9s par un restaurant, pour l\u2019acquisition desquels le franchis\u00e9 doit user de son exp\u00e9rience professionnelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>98.\u00a0\u00a0Le terme \u00ab achet\u00e9s \u00bb est utilis\u00e9 dans le sous-paragraphe (M)(i) de la Loi type afin de pr\u00e9ciser que les services ne sont pas rendus gratuitement mais \u00e0 titre on\u00e9reux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>99.\u00a0\u00a0Outre l\u2019information sur les biens et services, le franchiseur doit divulguer aussi toute information concernant la question de savoir si lui ou l\u2019un de ses affili\u00e9s per\u00e7oit directement ou indirectement des \u00e9l\u00e9ments du revenu ou d\u2019autres avantages en provenance de tout fournisseur de marchandises et\/ou de services \u00e0 destination du franchis\u00e9, tels que les rabais, les bonifications portant sur ces biens et\/ou services et si ces \u00e9l\u00e9ments profiteront au futur franchis\u00e9 ou, sinon, si la marge de profit nette profitera au franchiseur ou au fournisseur recommand\u00e9 par le franchiseur (sous-paragraphe (M)(iii)). La formule \u00ab directement ou indirectement \u00bb permet d\u2019inclure par exemple la r\u00e9mun\u00e9ration correspondant \u00e0 une prise de participation, c\u2019est-\u00e0-dire les actions ou autres droits per\u00e7us par le franchiseur \u00e0 la place d\u2019un versement en argent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>100.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe M(iii) est destin\u00e9 \u00e0 fournir au franchis\u00e9 des informations lui permettant de r\u00e9aliser une \u00e9valuation juste des liens entre le franchiseur ou ses affili\u00e9s et les fournisseurs. Quand un franchis\u00e9 est soumis \u00e0 l\u2019obligation de s\u2019approvisionner aupr\u00e8s d\u2019un fournisseur particulier, il veut savoir si les conditions qui lui sont propos\u00e9es sont \u00e9quitables. Il faut donc qu\u2019il soit en mesure de comparer le prix pratiqu\u00e9 par le franchiseur, ses affili\u00e9s et d\u2019autres fournisseurs d\u00e9sign\u00e9s par le franchiseur avec les prix pratiqu\u00e9s librement par le march\u00e9 pour des produits ou services \u00e9quivalents. Le droit \u00e0 des rabais accord\u00e9s au franchiseur par les fournisseurs d\u00e9sign\u00e9s peut \u00eatre aussi un facteur que le futur franchis\u00e9 voudra prendre en consid\u00e9ration au moment d\u2019\u00e9valuer le rapport entre ce qu\u2019on lui propose et ce qu\u2019il devra verser au franchiseur, tout au moins du fait que les co\u00fbts du franchis\u00e9 seront certainement augment\u00e9s si le franchiseur ou les autres personnes re\u00e7oivent de tels revenus ou avantages, une part de ce que le franchis\u00e9 paie profitant \u00e0 ces personnes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>101.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe N traite des questions financi\u00e8res. Les \u00e9l\u00e9ments qui, selon la Loi type, doivent \u00eatre divulgu\u00e9s sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans plusieurs sous-paragraphes, dont le premier mentionne \u00ab une \u00e9valuation du montant total de l\u2019investissement initial du futur franchis\u00e9 \u00bb (sous-paragraphe N(i)(a)). L\u2019information sur les pr\u00e9visions concernant le montant total de l\u2019investissement initial est \u00e0 l\u2019\u00e9vidence importante pour permettre au futur franchis\u00e9 d\u2019\u00e9valuer s\u2019il est en mesure d\u2019acqu\u00e9rir ou non la franchise. La capacit\u00e9 minimum exig\u00e9e en fonds de roulement a \u00e9t\u00e9 exclue de l\u2019\u00e9valuation qu\u2019un franchiseur doit fournir \u00e0 un futur franchis\u00e9. La raison de cette exclusion est que pour estimer le montant minimum du fonds de roulement, le franchiseur devrait faire des pr\u00e9visions de b\u00e9n\u00e9fices et qu\u2019une telle pr\u00e9vision serait trop incertaine pour pouvoir \u00eatre effectu\u00e9e. Cette disposition impose seulement que le franchiseur fournisse une estimation raisonnable de l\u2019investissement initial total. Le mode pr\u00e9cis de pr\u00e9sentation au futur franchis\u00e9 de cette \u00e9valuation est laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du franchiseur. Si la divulgation des co\u00fbts initiaux est \u00e9videmment importante pour le franchis\u00e9, il sera assez difficile pour le franchiseur de le faire, surtout pour un franchiseur qui se pr\u00e9sente sur un march\u00e9 \u00e9tranger pour la premi\u00e8re fois. En effet, dans ces conditions, les futurs franchis\u00e9s locaux peuvent \u00eatre dans une meilleure position pour \u00e9valuer les co\u00fbts, par exemple les co\u00fbts immobiliers et du travail, et le franchiseur peut compter sur le futur franchis\u00e9 pour donner cette information. Ainsi le franchiseur ne doit divulguer au futur franchis\u00e9 qu\u2019une \u00e9valuation raisonnable des co\u00fbts bas\u00e9e sur les informations que le franchiseur d\u00e9tient d\u00e9j\u00e0 ou peut facilement obtenir ; le franchiseur n\u2018est pas oblig\u00e9 par exemple de supporter les co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 une analyse de march\u00e9 approfondie dans le pays \u00e9tranger. L\u2019\u00e9valuation pourrait plut\u00f4t se fonder sur la vente d\u2019une franchise tr\u00e8s semblable dans un autre pays identifi\u00e9. Ce type d\u2019information \u00e9tant seulement au mieux des estimations, elles ne doivent jamais \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une garantie et les futurs franchis\u00e9s devraient comprendre que les co\u00fbts d\u00e9finitifs pour d\u00e9velopper une franchise peuvent \u00eatre consid\u00e9rablement r\u00e9vis\u00e9s au cours des n\u00e9gociations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>102.\u00a0Le sous-paragraphe N(i)(b) impose une obligation de divulgation des modes de financements propos\u00e9s ou facilit\u00e9s par le franchiseur. Certains mettent au point des plans sp\u00e9ciaux de financement qu\u2019ils proposent aux franchis\u00e9s ou bien s\u2019accordent avec une banque pour que celle-ci fournisse aux franchis\u00e9s un financement \u00e0 des taux particuli\u00e8rement avantageux. Si de tels plans existent, la Loi type en impose la divulgation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>103.\u00a0Le sous-paragraphe N(i)(c) impose une obligation de divulgation des \u00e9tats financiers et, si disponibles, des \u00e9tats financiers audit\u00e9s ou autrement v\u00e9rifi\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, et notamment les bilans, comptes d\u2019exploitation et de pertes et profits pour les trois ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. En principe, ces documents figurent en annexe au document d\u2019information. Si le franchiseur n\u2019est pas en mesure de fournir les \u00e9tats financiers pour les trois ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes du fait que sa soci\u00e9t\u00e9 vient d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9e, il est tenu de divulguer les m\u00eames documents pr\u00e9par\u00e9s depuis le d\u00e9but de son activit\u00e9. La justification de cette exigence est que le futur franchis\u00e9 devrait avoir acc\u00e8s \u00e0 ces informations aussi dans les cas o\u00f9 le franchiseur vient juste de commencer son activit\u00e9. De plus, si l\u2019on exigeait du franchiseur qu\u2019il communique ses \u00e9tats financiers m\u00eame lorsqu\u2019il n\u2019est pas en mesure de le faire, sans cette exception le franchiseur serait soit responsable de ne pas avoir rempli ses obligations soit dans l\u2019impossibilit\u00e9 de conc\u00e9der des franchises avant trois ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>104.\u00a0La disposition se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la fois aux \u00ab \u00e9tats financiers \u00bb et aux \u00ab \u00e9tats financiers audit\u00e9s ou autrement v\u00e9rifi\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante \u00bb en raison du fait que les conditions diff\u00e8rent consid\u00e9rablement d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Dans certains pays, l\u2019obligation de soumettre les comptes \u00e0 un contr\u00f4le financier n\u2019est pas du tout impos\u00e9e ; ailleurs, les comptes sont dits \u00ab audit\u00e9s \u00bb s\u2019ils le sont par un expert-comptable. Dans certains pays, les entreprises peuvent charger des fonctions d\u2019audit un dirigeant dont les fonctions varient d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Dans d\u2019autres pays, les entreprises peuvent faire appel \u00e0 un professionnel qui n\u2019est pas membre du personnel de l\u2019entreprise, m\u00eame si la place qu\u2019il occupe est comparable \u00e0 celle d\u2019un dirigeant de la soci\u00e9t\u00e9. Dans ce cas, ce professionnel est juridiquement ind\u00e9pendant du personnel d\u2019encadrement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>105.\u00a0\u00a0Non seulement les types d\u2019audit varient selon les pays, mais les conditions de l\u2019audit impos\u00e9es aux divers types d\u2019entreprises diff\u00e8rent aussi. Ainsi, dans certains pays, les petites et moyennes entreprises ne sont pas tenues de faire effectuer un audit formel et seules les soci\u00e9t\u00e9s cot\u00e9es sur le march\u00e9 financier sont tenues de soumettre leurs comptes chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>106. Pour un futur franchis\u00e9, l\u2019important est de pouvoir \u00e9valuer la solidit\u00e9 financi\u00e8re de l\u2019entreprise du franchiseur ainsi que le niveau de d\u00e9veloppement et les possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement du r\u00e9seau. C\u2019est pourquoi le franchis\u00e9 aura de pr\u00e9f\u00e9rence besoin des comptes ayant un certain caract\u00e8re officiel, m\u00eame s\u2019ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 audit\u00e9s par un expert-comptable. C\u2019est la raison pour laquelle la Loi type pr\u00e9voit que soient fournies, quand disponibles, des \u00e9tats financiers v\u00e9rifi\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante. La possibilit\u00e9 reconnue aux franchiseurs de ne pas fournir des \u00e9tats financiers audit\u00e9s ou autrement v\u00e9rifi\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante vient du fait que si de tels documents \u00e9taient exig\u00e9s m\u00eame quand cela n\u2019est pas requis par leur l\u00e9gislation nationale, cela pourrait entra\u00eener des d\u00e9penses excessives pour les petits franchiseurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>107.\u00a0La loi type ne pr\u00e9cise pas de quel Etat il convient d\u2019utiliser les standards comptables dans la pr\u00e9paration des \u00e9tats financiers. Un document d\u2019information pourrait en th\u00e9orie inclure les \u00e9tats financiers pr\u00e9par\u00e9s selon les principes comptables de l\u2019Etat du franchis\u00e9, du franchiseur ou de la future unit\u00e9 franchis\u00e9e s\u2019il n\u2019est pas celui du franchis\u00e9. Le fait d\u2019imposer des standards sp\u00e9cifiques pourrait toutefois augmenter les co\u00fbts d\u2019exploitation du franchiseur en d\u00e9courageant de la sorte l\u2019expansion dans de nouveaux march\u00e9s. Un franchiseur qui veut s\u2019introduire dans un nouveau march\u00e9, par exemple, peut avoir d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pens\u00e9 beaucoup pour la v\u00e9rification des comptes qui lui est demand\u00e9e en vertu des principes comptables de son Etat d\u2019origine. Le co\u00fbt additionnel pour la r\u00e9vision ou la pr\u00e9paration d\u2019\u00e9tats financiers suppl\u00e9mentaires pour r\u00e9pondre aux principes comptables d\u2019un Etat \u00e9tranger peut \u00eatre si \u00e9lev\u00e9 que l\u2019on d\u00e9couragerait de nombreux franchiseurs de proposer de nouvelles opportunit\u00e9s de franchise dans ce pays. En m\u00eame temps, le l\u00e9gislateur peut souhaiter prot\u00e9ger les futurs investisseurs et les mettre en garde contre des rapports financiers difficiles \u00e0 comprendre ou qui pr\u00e9sentent des informations financi\u00e8res de fa\u00e7on tr\u00e8s diff\u00e9rente de ce qu\u2019ils connaissent dans leurs pays d\u2019origine. Ainsi, en examinant la question des standards comptables, le l\u00e9gislateur devrait soupeser les \u00e9ventuelles barri\u00e8res que constituerait le fait d\u2019imposer des principes comptables sp\u00e9cifiques, au regard de l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019Etat qui souhaite faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la franchise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>108.\u00a0\u00a0Un certain nombre de franchiseurs fournissent aux franchis\u00e9s des informations statistiques sur les performances financi\u00e8res des unit\u00e9s d\u2019exploitation du franchiseur, de ses affili\u00e9s ou des franchis\u00e9s du r\u00e9seau. Une telle information peut porter soit sur la performance financi\u00e8re r\u00e9alis\u00e9e soit sur les projections financi\u00e8res pr\u00e9visionnelles. Comme les franchis\u00e9s potentiels se fondent souvent sur ces chiffres, notamment pour orienter leur d\u00e9cision avant d\u2019entrer dans une franchise, le sous-paragraphe N(ii)(a) pr\u00e9voit qu\u2019une telle information doit reposer sur une base raisonnable au moment o\u00f9 elle est \u00e9tablie (sous-paragraphe N(ii)(a)(aa)), doit inclure les hypoth\u00e8ses importantes ayant permis sa pr\u00e9paration et sa pr\u00e9sentation (sous-paragraphe N(ii)(a)(bb)), doit pr\u00e9ciser si elle est bas\u00e9e sur des r\u00e9sultats effectifs d\u2019unit\u00e9s d\u2019exploitation existantes (sous-paragraphe N(ii)(a)(cc)), doit sp\u00e9cifier si elle est bas\u00e9e sur des unit\u00e9s d\u2019exploitation appartenant au franchiseur et\/ou aux franchis\u00e9s (sous-paragraphe N(ii)(a)(dd)) et doit indiquer le pourcentage d\u2019unit\u00e9s d\u2019exploitation dont les r\u00e9sultats correspondent \u00e0 l\u2019\u00e9ventail de ceux cit\u00e9s en comparaison, ou les d\u00e9passent (sous-paragraphe N(ii)(a)(ee)).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>109.\u00a0\u00a0Les raisons pour lesquelles les conditions expos\u00e9es ci-dessus ont \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9es dans le sous-paragraphe N est que quelle que soit la base sur laquelle reposent les estimations pr\u00e9sent\u00e9es par le franchiseur, le futur franchis\u00e9 est en droit de conna\u00eetre le mode de s\u00e9lection utilis\u00e9 afin d\u2019appr\u00e9cier la v\u00e9racit\u00e9 des informations pr\u00e9sent\u00e9es par le franchiseur. Ceci est important aussi en raison du fait que les estimations sont r\u00e9alis\u00e9es par le franchiseur sur des \u00e9l\u00e9ments d\u2019information fournis par les franchis\u00e9s ou des tiers et que le franchiseur, dans la plupart des cas, n\u2019est pas en mesure de v\u00e9rifier l\u2019information. Il faut toutefois remarquer que le franchiseur n\u2019est responsable qu\u2019en cas de d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur (article 8), l\u2019article 2 d\u00e9finissant la d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur comme \u00ab l\u2019expos\u00e9 d\u2019un fait dont son auteur savait ou aurait d\u00fb savoir au moment o\u00f9 il l\u2019a formul\u00e9, qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas v\u00e9ridique \u00bb. Ce qui justifie les dispositions des sous-paragraphes N(ii)(a)(dd) et (ee) est que, tr\u00e8s souvent, les unit\u00e9s d\u2019exploitation propres au franchiseur ont un meilleur rendement que celles des franchis\u00e9s. Si c\u2019est le cas, le futur franchis\u00e9 a le droit de le savoir. Si les unit\u00e9s d\u2019exploitation du franchiseur produisent 100 et celles du franchis\u00e9 seulement 50, voire moins, il est alors important pour le futur franchis\u00e9 de le savoir, comme est importante l\u2019information sur les fourchettes de revenus des unit\u00e9s du franchiseur au regard de celles du franchis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>110.\u00a0\u00a0Les franchiseurs ne fournissent pas toujours les informations sur les revenus pr\u00e9visionnels, mais lorsque c\u2019est le cas, le futur franchis\u00e9 doit savoir que rien ne lui assure qu\u2019il gagnera le niveau de revenu indiqu\u00e9, et cela quel que soit l\u2019\u00e9tat des pr\u00e9visions. Pour cette raison, le sous-paragraphe N(ii)(b) indique que si l\u2019information financi\u00e8re vis\u00e9e dans le sous-paragraphe N(ii)(a) est fournie, le franchiseur doit sp\u00e9cifier que les niveaux de performance effectivement atteints par l\u2019unit\u00e9 d\u2019exploitation propos\u00e9e au futur franchis\u00e9 peuvent \u00eatre diff\u00e9rents des informations fournies.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>111.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe O exige que le franchiseur fournisse au futur franchis\u00e9 une description de l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et local du march\u00e9 des biens ou services concern\u00e9s par le contrat ainsi que les perspectives de d\u00e9veloppement du march\u00e9. Bien qu\u2019une telle exigence puisse appara\u00eetre d\u00e9taill\u00e9e, ce qui est vis\u00e9 n\u2019est pas une \u00e9tude de march\u00e9 compl\u00e8te mais une br\u00e8ve pr\u00e9sentation comportant des informations sur, par exemple, le chiffre d\u2019affaires du secteur consid\u00e9r\u00e9, le nombre d\u2019entreprises pr\u00e9sentes dans ce secteur et les r\u00e8gles juridiques qui sont applicables. Cette information est particuli\u00e8rement importante dans les pays o\u00f9 le franchiseur n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 actif auparavant et pour lesquels le franchiseur n\u2019a pas d\u2019information relative \u00e0 la franchise \u00e0 fournir au futur franchis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>112.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe P est le dernier point de la liste. C\u2019est une clause g\u00e9n\u00e9rale \u00ab attrape tout \u00bb exigeant la divulgation de tout autre \u00e9l\u00e9ment pouvant emp\u00eacher que le document d\u2019information puisse tromper un futur franchis\u00e9 normalement avis\u00e9. La disposition a \u00e9t\u00e9 introduite \u00e0 cause du fait qu&#8217;il \u00e9tait impossible de recenser tous les \u00e9l\u00e9ments d\u2019information qui pourraient \u00eatre n\u00e9cessaires au futur franchis\u00e9. Il peut y avoir des informations concernant exclusivement la franchise en cause qui auraient un impact sur la d\u00e9cision du futur franchis\u00e9 d\u2019entrer en franchise, mais cela n\u2019est pas express\u00e9ment exig\u00e9 par la Loi type et pourrait \u00eatre cach\u00e9 au futur franchis\u00e9 s\u2019il n\u2019y avait pas une disposition \u00ab attrape tout \u00bb. Des exemples de telles informations sont le fait que le franchiseur est en train de vendre le r\u00e9seau ou bien qu\u2019un concurrent important est en train de p\u00e9n\u00e9trer le march\u00e9 dans le territoire que le futur franchis\u00e9 va d\u00e9velopper, ou encore qu\u2019un employ\u00e9 cl\u00e9 va partir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>2) Paragraphe 2<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>113.\u00a0\u00a0Comme indiqu\u00e9 au paragraphe 76 ci-dessus, le paragraphe 2 de l\u2019article 6 \u00e9num\u00e8re un certain nombre d\u2019\u00e9l\u00e9ments que doit divulguer le document d\u2019information ; toutefois, si ces \u00e9l\u00e9ments sont vis\u00e9s dans le contrat de franchise, le franchiseur peut simplement, dans le document d\u2019information, renvoyer aux sections pertinentes du contrat. Ces \u00e9l\u00e9ments sont fondamentaux pour la franchise et figurent en g\u00e9n\u00e9ral dans le contrat de franchise lui-m\u00eame. Reste \u00e0 savoir s\u2019ils le sont de mani\u00e8re satisfaisante. L\u2019aspect fondamental de ces \u00e9l\u00e9ments est tel que l\u2019attention du futur franchis\u00e9 doit \u00eatre aussi attir\u00e9e sur l\u2019absence de ces informations dans le contrat. Pour cette raison, le chapeau du paragraphe 2 pr\u00e9cise que si les points d\u2019informations \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans le paragraphe ne sont pas pr\u00e9sents dans le contrat de franchise propos\u00e9, cela devra \u00eatre inscrit dans le document d\u2019information.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>114.\u00a0\u00a0La Loi type ne pr\u00e9cise pas selon quels crit\u00e8res il pourra \u00eatre \u00e9tabli que le contrat traite de fa\u00e7on satisfaisante les \u00e9l\u00e9ments \u00e0 divulguer ; aucun principe g\u00e9n\u00e9ral ne peut \u00eatre \u00e9nonc\u00e9 : ce qui est satisfaisant dans un contrat ne l\u2019est pas n\u00e9cessairement dans un autre. C\u2019est pourquoi la Loi type a opt\u00e9 pour plus de souplesse, ce qui permettra aux juges saisis de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation au cas par cas \u00e0 partir des faits et circonstances de chaque esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>115.\u00a0\u00a0Le premier \u00e9l\u00e9ment de la liste est la dur\u00e9e et les conditions de renouvellement de la franchise, o\u00f9 la \u00ab dur\u00e9e \u00bb d\u00e9signe celle pour laquelle la franchise a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e (sous-paragraphe A).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>116.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe B impose au franchiseur de fournir une description des programmes de formation initiale et continue car les franchiseurs ne fournissent h\u00e9las que rarement une information satisfaisante \u00e0 ce sujet. Puisque le franchis\u00e9 engage parfois de grosses sommes pour les programmes de formation qu\u2019il doit suivre, il est important qu\u2019il soit inform\u00e9 de la dur\u00e9e du programme de formation, du nombre de jours par semaine et d\u2019heures par jour, du co\u00fbt des programmes de formation ou du caract\u00e8re totalement ou partiellement obligatoire de la formation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>117.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe C se rapporte \u00e0 l\u2019\u00e9tendue de tout droit d\u2019exclusivit\u00e9 accord\u00e9 par le franchiseur au franchis\u00e9, en incluant les droits d\u2019exclusivit\u00e9 relatifs au territoire et\/ou \u00e0 la client\u00e8le. Dans la franchise, les droits d\u2019exclusivit\u00e9 accord\u00e9s par le franchiseur aux franchis\u00e9s du r\u00e9seau sont en g\u00e9n\u00e9ral consid\u00e9r\u00e9s comme fondamentaux. Un droit d\u2019exclusivit\u00e9 tr\u00e8s important est celui relatif au territoire. Dans ce cas, le franchiseur accorde au franchis\u00e9 le droit exclusif de se d\u00e9velopper sur un territoire particulier et s\u2019engage \u00e0 ne pas accorder \u00e0 d\u2019autres franchis\u00e9s le droit d\u2019exploiter des unit\u00e9s sur ce territoire. L\u2019\u00e9tendue du droit d\u2019exclusivit\u00e9 accord\u00e9 est mentionn\u00e9e car l\u2019exclusivit\u00e9 territoriale peut ne pas seulement porter sur l\u2019octroi de droits d\u2019exclusivit\u00e9 \u00e0 d\u2019autres franchis\u00e9s, mais aussi sur l\u2019engagement du franchiseur de ne pas cr\u00e9er sur le territoire d\u2019unit\u00e9s d\u2019exploitation appartenant \u00e0 sa soci\u00e9t\u00e9. Le mot \u00ab \u00e9tendue \u00bb des droits exclusifs indique que le franchiseur doit pr\u00e9ciser si les droits exclusifs qu\u2019il accorde comprennent aussi ces autres possibilit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>118.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe C soumet le franchiseur \u00e0 l\u2019obligation de divulguer tout droit qu\u2019il peut retenir d\u2019utiliser ou d\u2019accorder une licence d\u2019utilisation des marques couvertes par le contrat de franchise (sous-paragraphe C(i)) ou de vendre ou distribuer les marchandises et\/ou les services autoris\u00e9s \u00e0 la vente par le franchis\u00e9, directement ou indirectement \u00e0 travers le m\u00eame r\u00e9seau de distribution ou tout autre, que ce soit sous les marques pr\u00e9vues dans le contrat de franchise ou sous une autre marque (sous-paragraphe C(ii)). Ces droits peuvent avoir une influence sur l\u2019activit\u00e9 du franchis\u00e9, leur divulgation est donc importante. Dans le cas du sous-paragraphe C(i), par exemple, si le franchiseur se r\u00e9serve les droits, un franchis\u00e9 qui vend des pizzas sous une marque peut d\u00e9couvrir que le franchiseur a accord\u00e9 la licence du droit d\u2019utiliser la m\u00eame marque \u00e0 un producteur de colliers anti-puces pour chien, ce qui peut avoir des cons\u00e9quences sur les ventes de pizzas par le franchis\u00e9. Dans le cas vis\u00e9 par le sous-paragraphe C(ii), le franchis\u00e9 peut d\u00e9couvrir que le franchiseur distribue les biens ou services par l\u2019interm\u00e9diaire de la grande surface du coin, peut-\u00eatre \u00e0 des prix moins \u00e9lev\u00e9s ou bien que les m\u00eames produits sont commercialis\u00e9s \u00e0 des prix plus bas sous une autre marque, diminuant ainsi les ventes de la franchise. Il est donc particuli\u00e8rement important que le franchis\u00e9 soit inform\u00e9 de tout droit dont le franchiseur se serait r\u00e9serv\u00e9 l\u2019exercice.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>119.\u00a0\u00a0Conform\u00e9ment au sous-paragraphe F, le franchiseur devrait \u00e9galement pr\u00e9ciser tous types de restrictions aux droits exclusifs qu\u2019il a accord\u00e9s. Par exemple, les droits exclusifs relatifs \u00e0 la client\u00e8le prendront normalement la forme d\u2019un droit exclusif de vendre seulement sur un territoire particulier. Autrement dit, le franchis\u00e9 d\u2019un territoire particulier ne devrait pas accepter une commande pass\u00e9e par t\u00e9l\u00e9phone par un client situ\u00e9 sur le territoire d\u2019un autre franchis\u00e9. Le franchiseur devrait donc pr\u00e9ciser les limitations impos\u00e9es au franchis\u00e9 concernant les clients auxquels il a le droit de vendre. D\u2019autres limitations doivent \u00eatre divulgu\u00e9es au futur franchis\u00e9 comme les restrictions ou conditions relatives aux marchandises et\/ou aux services que le franchis\u00e9 a le droit de vendre. Par exemple il est important que le franchis\u00e9 sache s\u2019il est soumis \u00e0 une obligation de ne vendre que les produits de la marque du franchiseur ou s\u2019il peut vendre aussi d\u2019autres produits ou encore s\u2019il n\u2019a le droit de vendre aucun produit d\u2019une marque d\u00e9termin\u00e9e (sous-paragraphe J).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>120.\u00a0\u00a0Les sous-paragraphes D et E concernent la r\u00e9siliation du contrat de franchise, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019extinction volontaire du contrat et non celle r\u00e9sultant du terme du contrat. Le sous-paragraphe D impose au franchiseur de divulguer l\u2019information sur les conditions dans lesquelles le franchiseur peut mettre fin au contrat de franchise et les effets d\u2019une telle r\u00e9siliation. Le sous-paragraphe E impose au franchiseur de divulguer l\u2019information concernant les conditions dans lesquelles le franchis\u00e9 peut mettre fin au contrat de franchise et les effets d\u2019une telle r\u00e9siliation. Cette double condition est importante car, trop souvent, les contrats de franchise pr\u00e9voient de nombreux cas dans lesquels le franchiseur a le droit de r\u00e9silier sans que rien ne soit pr\u00e9vu \u00e0 cet effet pour le franchis\u00e9. Il est aussi important pour un futur franchis\u00e9 de conna\u00eetre les cons\u00e9quences d\u2019une r\u00e9siliation, notamment s\u2019il peut conserver ses droits sur la client\u00e8le, afin de lui permettre d\u2019\u00e9valuer la perte qu\u2019il peut subir en cas de r\u00e9siliation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>121.\u00a0Le sous-paragraphe G pr\u00e9cise que le franchiseur est tenu de divulguer toute clause de non-concurrence applicable pendant la dur\u00e9e du contrat de franchise ou post-contractuelle. Les clauses de non-concurrence interdisent au franchis\u00e9 de faire concurrence au franchiseur ou au r\u00e9seau de la franchise que ce soit pendant la dur\u00e9e de la franchise (par exemple les franchis\u00e9s ne pourraient pas \u00eatre autoris\u00e9s \u00e0 d\u00e9tenir des actions d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 concurrente ou \u00e0 d\u00e9velopper personnellement une activit\u00e9 qui fasse concurrence \u00e0 la franchise) ou apr\u00e8s l\u2019extinction du contrat. Les clauses de non-concurrence qui se poursuivent apr\u00e8s la fin du contrat de franchise pr\u00e9cisent la dur\u00e9e de leurs effets (par exemple le franchis\u00e9 n\u2019est pas autoris\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 une activit\u00e9 qui fasse concurrence \u00e0 la franchise pendant deux ans \u00e0 compter de la date \u00e0 laquelle le contrat a pris fin) et peuvent aussi pr\u00e9ciser le territoire sur lequel elles s\u2019appliquent (territoire d\u2019exclusivit\u00e9 de l\u2019ancien franchis\u00e9 ou, par exemple, rayon de x kilom\u00e8tres autour des franchises appartenant au r\u00e9seau). Le conflit possible entre ces dispositions et le droit de la concurrence des Etats devrait \u00eatre pris en compte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>122.\u00a0\u00a0Les sous-paragraphes H et I concernent les redevances et autres r\u00e9mun\u00e9rations. Le sous-paragraphe H impose l\u2019obligation de divulguer la redevance initiale de la franchise, qui est le montant que paie le franchis\u00e9 pour entrer dans la franchise. La disposition impose d\u2019informer si une part de la redevance est remboursable et les conditions dans lesquelles le remboursement sera effectu\u00e9. Par contre, le sous-paragraphe I impose l\u2019obligation de divulgation de toute autre r\u00e9mun\u00e9ration ou tout autre r\u00e8glement incluant toute majoration de redevances impos\u00e9e par le franchiseur \u00e0 l\u2019effet de compenser l\u2019imp\u00f4t retenu \u00e0 la source. Parmi les redevances les plus importantes figurent les d\u00e9penses publicitaires. Il s\u2019agit de redevances vers\u00e9es au franchiseur pour organiser la publicit\u00e9 du r\u00e9seau au niveau national. Les co\u00fbts d\u2019une telle action publicitaire sont partag\u00e9s entre le franchiseur et les franchis\u00e9s du r\u00e9seau, chacun d\u2019entre eux s\u2019acquittant d\u2019un certain montant aupr\u00e8s du franchiseur \u00e0 intervalles d\u00e9termin\u00e9s. La publicit\u00e9 locale est en principe confi\u00e9e directement au franchis\u00e9. Les majorations de redevances sont les sommes que certains franchiseurs imposent aux franchis\u00e9s pour compenser les imp\u00f4ts (retenus \u00e0 la source) sur les redevances qu\u2019ils per\u00e7oivent. Ces sommes correspondent donc \u00e0 celles que le franchiseur doit acquitter au titre de l\u2019imp\u00f4t retenu \u00e0 la source. Ainsi, le franchiseur recevra le montant total qui lui est d\u00fb au titre des redevances puisqu\u2019en fin de compte, celui qui acquittera l\u2019imp\u00f4t sera le franchis\u00e9. Cela a pour effet d\u2019aggraver la situation du franchis\u00e9, qui d\u00e9couvre qu\u2019il n\u2019a pas seulement \u00e0 payer des redevances mais aussi, au nom du franchiseur, l\u2019imp\u00f4t qui les frappe. Il est donc important que le franchis\u00e9 soit inform\u00e9 de telles exigences du franchiseur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>123.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe K impose au franchiseur l\u2019obligation de divulguer les conditions auxquelles le franchis\u00e9 ou le franchiseur peuvent c\u00e9der ou transf\u00e9rer la franchise \u00e0 des tiers. De telles conditions peuvent comprendre le consentement \u00e9ventuel du franchiseur pour une cession ou un transfert, l\u2019agr\u00e9ment du franchiseur concernant le nouveau franchis\u00e9 ou l\u2019indemnisation obligatoire due au franchiseur par le franchis\u00e9 pour compenser la p\u00e9riode de formation n\u00e9cessaire que le nouveau franchis\u00e9 devra suivre avant d\u2019entrer dans la franchise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>124.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe L impose la divulgation d\u2019informations relatives \u00e0 l\u2019\u00e9lection du for, au choix de la loi applicable, ainsi qu\u2019aux modes de r\u00e9solution des litiges s\u00e9lectionn\u00e9s. Dans le pass\u00e9, les franchiseurs ont souvent, dans le contexte international, impos\u00e9 de telles dispositions. La cons\u00e9quence en est que le for s\u00e9lectionn\u00e9, souvent dans l\u2019Etat d\u2019origine du franchiseur, comme la loi qui s\u2019applique au contrat, celle du m\u00eame Etat, avantage les franchiseurs. Cela pourra soulever des probl\u00e8mes pour le franchis\u00e9 qui n\u2019est pas familier du droit de l\u2019Etat d\u2019origine du franchiseur et doit aussi faire face \u00e0 des d\u00e9penses consid\u00e9rables pour pouvoir poursuivre le franchiseur chez lui. Les modes de r\u00e9solution des litiges peuvent comprendre l\u2019arbitrage ou tout autre mode alternatif de r\u00e9solution des litiges comme, par exemple, la m\u00e9diation. Dans ce cas, il appara\u00eet important, pour le futur franchis\u00e9, de conna\u00eetre quelles r\u00e8gles seront appliqu\u00e9es et par quelles chambres ou cours d\u2019arbitrage elles seront appliqu\u00e9es, consid\u00e9rant notamment que les frais de ces proc\u00e9dures varient consid\u00e9rablement d\u2019une instance \u00e0 l\u2019autre, ne serait-ce que pour la traduction des documents.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>3) Paragraphe 3<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>125.\u00a0Le paragraphe 3 concerne sp\u00e9cialement la situation de la franchise principale. Conform\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9finition de \u00ab franchiseur \u00bb donn\u00e9e \u00e0 l\u2019article 2, la notion de \u00ab franchiseur \u00bb comprend aussi le sous-franchiseur dans le cadre de la sous-franchise, ce qui signifie que l\u2019information que l\u2019article 6 impose au franchiseur de divulguer au futur franchis\u00e9 doit \u00eatre aussi divulgu\u00e9e par le sous-franchiseur au candidat \u00e0 la sous-franchise. Cette information sera toutefois relative au sous-franchiseur et \u00e0 son activit\u00e9, m\u00eame s\u2019il peut \u00eatre important pour le candidat \u00e0 la sous-franchise d\u2019obtenir \u00e9galement certaines informations sur le franchiseur. C\u2019est pourquoi le paragraphe 3 mentionne les \u00e9l\u00e9ments d\u2019information qu\u2019un futur franchis\u00e9 doit recevoir sur le franchiseur et dispose que le sous-franchiseur doit communiquer cette information, qu\u2019il re\u00e7oit du franchiseur, au candidat \u00e0 la sous-franchise. En outre, le sous-franchiseur est tenu d\u2019informer le candidat \u00e0 la sous-franchise des cons\u00e9quences de la r\u00e9siliation du contrat de franchise principale sur les contrats de sous-franchise (c\u2019est \u00e0 dire la r\u00e9siliation automatique, reprise par le franchiseur ou un nouveau sous-franchiseur) et du contenu du contrat de franchise principale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><span lang=\"FR\">7. Article 7 \u2013 Accuse de r\u00e9ception du document d\u2019information<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>126.\u00a0\u00a0Le document d\u2019information est destin\u00e9 \u00e0 fournir au futur franchis\u00e9 l\u2019information qui lui permettra de d\u00e9cider d\u2019accepter la franchise en connaissance de cause. L\u2019information contenue dans le document d\u2019information est donc d\u2019une importance primordiale. Aussi, l\u2019article 8 autorise le franchis\u00e9 \u00e0 mettre fin au contrat de franchise ou \u00e0 demander des dommages et int\u00e9r\u00eats si le franchiseur ne divulgue pas l\u2019information, si le document d\u2019information contient une d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur, ou en cas d\u2019omission d\u2019un fait essentiel. Il est donc important que le franchiseur puisse \u00eatre en mesure de prouver que le franchis\u00e9 a bien re\u00e7u le document d\u2019information. L\u2019article 7 reconna\u00eet cette importance en \u00e9tablissant que, \u00e0 la demande du franchiseur, le futur franchis\u00e9 lui confirmera par \u00e9crit la bonne r\u00e9ception du document d\u2019information. Les l\u00e9gislateurs nationaux pourront d\u00e9terminer si un tel accus\u00e9 de r\u00e9ception du document d\u2019information doit \u00eatre obligatoire. Le but d\u2019une telle disposition obligatoire serait d\u2019attirer l\u2019attention du futur franchis\u00e9 sur l\u2019importance du document d\u2019information et aussi de s\u2019assurer que les franchiseurs fournissent les informations requises au futur franchis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><span lang=\"FR\">8. Article 8 \u2013 Voies de recours<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>127.\u00a0\u00a0En cas de non respect par le franchiseur des dispositions de la Loi type, les seuls recours accessibles au franchis\u00e9 sur le fondement de l\u2019article 8 sont la fin du contrat et les dommages et int\u00e9r\u00eats, m\u00eame si le paragraphe 3 indique que le droit de mettre fin au contrat de franchise et\/ou \u00e0 demander des dommages et int\u00e9r\u00eats n\u2019est pas exclusif de l\u2019exercice par le franchis\u00e9 de tout autre droit dont il peut disposer aux termes de la loi applicable. En plus de la Loi type, dont le champ d\u2019application est limit\u00e9 \u00e0 la divulgation des informations, d\u2019autres lois peuvent aussi s\u2019appliquer aux contrats de franchise et pr\u00e9voir d\u2019autres recours accessibles au franchis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>128.\u00a0\u00a0Cet article utilise le terme \u00ab fin au contrat \u00bb (\u00ab termination \u00bb) afin de d\u00e9signer la fin du contrat provoqu\u00e9e volontairement. Le choix de cette terminologie est motiv\u00e9 par des acceptions diff\u00e9rentes attribu\u00e9es dans certains pays \u00e0 d\u2019autres termes comme celui de \u00ab rescission \u00bb en anglais ou d\u2019\u00ab annulation \u00bb en fran\u00e7ais, et l\u2019intention des r\u00e9dacteurs de la Loi type \u00e9tait d\u2019employer l\u2019expression la plus neutre possible. Le l\u00e9gislateur pourra donc vouloir examiner pr\u00e9cautionneusement le terme qui est, dans sa langue et dans son syst\u00e8me juridique, le plus appropri\u00e9 pour traduire l\u2019expression \u00ab termination \u00bb utilis\u00e9e dans la version anglaise de la Loi type.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>129.\u00a0\u00a0La neutralit\u00e9 de l\u2019expression utilis\u00e9e est mise en exergue par l\u2019article 8(4). Le renvoi \u00e0 la loi applicable au sous-paragraphe 4 signifie que toute question qui n\u2019aura pas \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment r\u00e9gl\u00e9e \u00e0 l\u2019article 8 \u00ab sera r\u00e9gie par la loi applicable au contrat de franchise \u00bb (par exemple, les effets ex tunc ou ex nunc de la fin du contrat, les cons\u00e9quences de la rupture contractuelle sur les paiements faits par le franchis\u00e9, et la question de savoir si la fin de la relation contractuelle n\u00e9cessite une d\u00e9cision judiciaire). De la m\u00eame fa\u00e7on, la loi applicable r\u00e9git toutes les questions concernant les demandes en dommages et int\u00e9r\u00eats en cas de manquement \u00e0 l\u2019obligation d\u2019information. Mises \u00e0 part les questions express\u00e9ment r\u00e9gl\u00e9es \u00e0 l\u2019article 8, tels que les \u00e9v\u00e9nements dont la survenance autorise le franchis\u00e9 \u00e0 poursuivre le franchiseur en dommages et int\u00e9r\u00eats en cas de violation des obligations de divulgation conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 6 ou les prescriptions (sous-paragraphes 2 B) et C)), les questions restantes seront r\u00e9gies par la loi applicable. La loi applicable d\u00e9termine donc, par exemple si le droit de poursuivre en dommages et int\u00e9r\u00eats est fond\u00e9 sur le concept de faute ou de responsabilit\u00e9 objective, elle d\u00e9termine aussi l\u2019\u00e9tendue des dommages et int\u00e9r\u00eats, (i.e. damnum emergens et\/ou lucrum cessans). L\u2019expression \u00ab loi applicable \u00bb indique le droit mat\u00e9riel s\u2019appliquant au contrat de franchise. Dans les transactions internes ce sera normalement le droit mat\u00e9riel de l\u2019Etat dans lequel les deux parties au contrat de franchise poursuivent leurs activit\u00e9s \u00e9conomiques. Dans les op\u00e9rations transnationales la loi applicable est d\u00e9termin\u00e9e sur la base des r\u00e8gles pertinentes des conflits de lois.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>130.\u00a0\u00a0Le paragraphe 1 \u00e9tablit que le franchis\u00e9 est en droit de mettre fin au contrat et renonce volontairement \u00e0 pr\u00e9ciser s\u2019il est suffisant pour le franchis\u00e9 de communiquer au franchiseur son intention de mettre fin \u00e0 la relation contractuelle ou si le franchis\u00e9 doit demander \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 judiciaire de mettre fin au contrat. Cette question est laiss\u00e9e \u00e0 la loi applicable en raison des diff\u00e9rences qui existent entre les diff\u00e9rents syst\u00e8mes juridiques (voir paragraphe 129 ci-dessus).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>131.\u00a0\u00a0Les sous-paragraphes 1(A), (B) et (C) d\u00e9terminent les \u00e9v\u00e9nements et les conduites qui donnent droit au franchis\u00e9 \u00e0 agir sur la base d\u2019une absence d\u2019information ou d\u2019une information impropre. Si un des \u00e9v\u00e9nements cit\u00e9s survient, le franchis\u00e9 a le droit de choisir, 30 jours apr\u00e8s l\u2019avoir notifi\u00e9 par \u00e9crit au franchiseur, de mettre fin au contrat et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats. Le paragraphe 1 \u00e9num\u00e8re quelques exceptions ou d\u00e9fenses disponibles. D\u2019abord \u00ab \u00e0 moins que le franchis\u00e9 n\u2019ait obtenu par d\u2019autres moyens l\u2019information devant \u00eatre divulgu\u00e9e \u00bb, ensuite que le franchis\u00e9 \u00ab ne se soit pas fond\u00e9 sur une telle d\u00e9claration \u00bb. La troisi\u00e8me exception ne concerne que la rupture de la relation contractuelle si celle-ci \u00ab constitue au regard des circonstances une mesure disproportionn\u00e9e \u00bb. En d\u2019autres termes, si en l\u2019esp\u00e8ce la fin du contrat ne se justifie pas eu \u00e9gard au pr\u00e9judice mineur d\u00e9coulant du non respect de l\u2019obligation d\u2019information. Dans ces cas le droit de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats demeure. Le paragraphe 2 indique les d\u00e9lais dans lesquels de telles actions sont recevables. La fin du contrat et la demande en dommages et int\u00e9r\u00eats ont \u00e0 ce niveau deux r\u00e9gimes diff\u00e9rents. Puisque mettre fin au contrat est une mesure radicale et importante, elle doit \u00eatre revendiqu\u00e9e relativement t\u00f4t apr\u00e8s la survenance des \u00e9v\u00e9nements ouvrant droit \u00e0 agir, c\u2019est \u00e0 dire un an apr\u00e8s l\u2019acte ou l\u2019omission constituant le manquement sur lequel est bas\u00e9 le droit de mettre fin au contrat (article 8(2)(A)). D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 une demande en dommages et int\u00e9r\u00eats est enferm\u00e9e dans un d\u00e9lai de trois ans (article 8(1)(B)). De plus, les dommages et int\u00e9r\u00eats doivent \u00eatre demand\u00e9s au plus tard un an apr\u00e8s le moment o\u00f9 le franchis\u00e9 a connaissance des faits ou des circonstances indiquant raisonnablement qu\u2019il est en droit de demander r\u00e9paration du pr\u00e9judice subi (article 8(1)(C)). Il n\u2019y a pas de distinction suivant que le franchiseur attire l\u2019attention du franchis\u00e9 sur les erreurs qui ont \u00e9t\u00e9 faites. Dans ce cas, le franchis\u00e9, une fois avis\u00e9 par le franchiseur des violations, devra r\u00e9agir dans un d\u00e9lai de 90 jours que ce soit pour mettre fin au contrat ou pour demander des dommages et int\u00e9r\u00eats (article 8(1)(D)). Le franchis\u00e9 doit exercer son droit de mettre fin au contrat dans le premier d\u00e9lai applicable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>132.\u00a0\u00a0Il doit \u00eatre not\u00e9 que les cas dans lesquels le document d\u2019information n\u2019est pas d\u00e9livr\u00e9 dans le d\u00e9lai indiqu\u00e9 \u00e0 l\u2019article 3 comprennent le cas dans lequel le document d\u2019information n\u2019est pas d\u00e9livr\u00e9 du tout.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>133.\u00a0\u00a0L\u2019article 8 doit \u00eatre envisag\u00e9 avec l\u2019article 6, qui \u00e9tablit la liste des \u00e9l\u00e9ments devant \u00eatre divulgu\u00e9s. Le droit du franchis\u00e9 de demander la fin du contrat et\/ou de demander des dommages et int\u00e9r\u00eats d\u00e9pend du caract\u00e8re important ou non de la d\u00e9claration tendant \u00e0 induire en erreur ou de l\u2019omission, c\u2019est-\u00e0-dire de la question de savoir si l\u2019importance est telle que le franchis\u00e9 ne se serait pas engag\u00e9 s\u2019il avait eu connaissance de l\u2019erreur ou de l\u2019omission. Les informations qui peuvent \u00eatre estim\u00e9es importantes sont variables selon les franchises.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>134.\u00a0\u00a0Le sous-paragraphe (2)(D) est destin\u00e9 \u00e0 permettre au franchiseur qui a commis par imprudence une faute contractuelle d\u2019informer ses franchis\u00e9s de l\u2019erreur et de leur offrir la possibilit\u00e9 de r\u00e9silier le contrat s\u2019ils le souhaitent, ou, dans le cas o\u00f9 les franchis\u00e9s d\u00e9cident de ne pas r\u00e9silier, d\u2019obtenir de leur part une attestation \u00e9crite indiquant qu\u2019ils ont pris connaissance de l\u2019erreur. Le sous-paragraphe impose au franchiseur de fournir au franchis\u00e9 un document d\u2019information \u00e0 jour. Cette exigence est impos\u00e9e au franchiseur m\u00eame s\u2019il n\u2019est plus engag\u00e9 dans la franchise \u00e9tant donn\u00e9 que c\u2019est en fournissant une information \u00e0 jour qu\u2019il rem\u00e9die au fait qu\u2019il avait fourni des informations trompeuses ou qu\u2019il n\u2019avait pas divulgu\u00e9 l\u2019information requise dans les d\u00e9lais impos\u00e9s. Autrement dit, la remise d\u2019un document \u00e0 jour fait office de ce que l\u2019on nomme \u00ab cure \u00bb en Common Law, c\u2019est \u00e0 dire \u00ab ad\u00e9quation \u00bb ou \u00ab fourniture ad\u00e9quate \u00bb. Il ne suffit pas que le document d\u2019information soit le plus r\u00e9cent, encore faut-il qu\u2019il soit \u00e0 jour au moment o\u00f9 la notification mentionn\u00e9e par le sous-paragraphe (D) est transmise au franchis\u00e9, car le document d\u2019information \u00ab tel que r\u00e9tabli alors \u00bb peut dater de plusieurs ann\u00e9es, alors que ce qui est n\u00e9cessaire pour le franchis\u00e9 c\u2019est une information \u00e0 jour. Cela est particuli\u00e8rement important pour que le franchis\u00e9 ait la possibilit\u00e9 de prendre une d\u00e9cision relative \u00e0 la r\u00e9siliation du contrat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><span lang=\"FR\">9. Article 9 \u2013 Champ d\u2019application temporel<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>135.\u00a0\u00a0L\u2019article 9 traite du champ d\u2019application temporel de la Loi type et pr\u00e9voit qu\u2019elle s\u2019applique lorsqu\u2019un contrat de franchise doit \u00eatre conclu apr\u00e8s son entr\u00e9e en vigueur. Autrement dit, le franchiseur n\u2019est pas soumis \u00e0 l\u2019obligation de remettre un document d\u2019information qui satisfasse aux exigences de la Loi type pour les contrats conclus depuis un certain temps sauf s\u2019il s\u2019agit de leur reconduction ou de leur renouvellement et en tous cas dans les limites pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><span lang=\"FR\">10. Article 10 &#8211; Renonciations<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>136.\u00a0\u00a0L\u2019article 10 vise \u00e0 prot\u00e9ger les franchis\u00e9s en disposant qu\u2019il ne leur est pas possible de renoncer aux droits qui leurs sont conf\u00e9r\u00e9s par la Loi type. Il arrive que les franchiseurs exigent le renoncement \u00e0 certains droits de la part du futur franchis\u00e9. De telles exigences iraient \u00e0 l\u2019encontre de cette Loi type.[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space height=&#8221;10px&#8221;][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column css=&#8221;.vc_custom_1490017614850{margin-bottom: 30px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;LOI TYPE FRANCHISE&#8221; font_container=&#8221;tag:h1|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1628930856364{margin-top: 0px !important;margin-bottom: 20px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;LANGUE OFFICIELLE&#8221; font_container=&#8221;tag:h4|text_align:left|color:%237fc9cc&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css=&#8221;.vc_custom_1622455036974{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column css=&#8221;.vc_custom_1490017614850{margin-bottom: 30px !important;}&#8221;][vc_column_text]LOI TYPE SUR LA DIVULGATION DES INFORMATIONS EN MATIERE DE FRANCHISE (2002) &nbsp; \u00a0 PREAMBULE &nbsp; L\u2019Institut international pour l\u2019unification du droit&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/instruments\/franchisage\/loi-type\/\">&hellip;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":0,"parent":5552,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"class_list":["post-5967","page","type-page","status-publish","format-standard","hentry","odd"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5967","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5967"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5967\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5552"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5967"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}