{"id":6203,"date":"2021-08-15T17:53:15","date_gmt":"2021-08-15T17:53:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unidroit.org\/?page_id=6203"},"modified":"2024-01-12T15:33:51","modified_gmt":"2024-01-12T14:33:51","slug":"resiliation-compensation","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/instruments\/marches-financiers\/resiliation-compensation\/","title":{"rendered":"R\u00e9siliation-compensation"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column css=&#8221;.vc_custom_1490017614850{margin-bottom: 30px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;R\u00c9SILIATION-COMPENSATION&#8221; font_container=&#8221;tag:h1|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1629049926591{margin-top: 0px !important;margin-bottom: 20px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;PRINCIPES D\u2019UNIDROIT CONCERNANT L\u2019APPLICABILITE DES CLAUSES DE RESILIATION-COMPENSATION&#8221; font_container=&#8221;tag:h4|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1629049941274{margin-top: 0px !important;margin-bottom: 20px !important;}&#8221;][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1621846659702{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column_inner width=&#8221;1\/4&#8243;][vc_btn title=&#8221;T\u00c9L\u00c9CHARGER&#8221; style=&#8221;custom&#8221; custom_background=&#8221;#004054&#8243; custom_text=&#8221;#ffffff&#8221; shape=&#8221;square&#8221; align=&#8221;center&#8221; link=&#8221;url:%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F06%2Fnetting-English.pdf&#8221;][\/vc_column_inner][vc_column_inner width=&#8221;3\/4&#8243;][vc_custom_heading text=&#8221;R\u00c9SILIATION-COMPENSATION (Anglais)&#8221; font_container=&#8221;tag:h3|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1621846659702{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column_inner width=&#8221;1\/4&#8243;][vc_btn title=&#8221;T\u00c9L\u00c9CHARGER&#8221; style=&#8221;custom&#8221; custom_background=&#8221;#004054&#8243; custom_text=&#8221;#ffffff&#8221; shape=&#8221;square&#8221; align=&#8221;center&#8221; link=&#8221;url:%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F06%2Fnetting-French.pdf&#8221;][\/vc_column_inner][vc_column_inner width=&#8221;3\/4&#8243;][vc_custom_heading text=&#8221;R\u00c9SILIATION-COMPENSATION (Fran\u00e7ais)&#8221; font_container=&#8221;tag:h3|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1621846659702{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column_inner width=&#8221;1\/4&#8243;][vc_btn title=&#8221;T\u00c9L\u00c9CHARGER&#8221; style=&#8221;custom&#8221; custom_background=&#8221;#004054&#8243; custom_text=&#8221;#ffffff&#8221; shape=&#8221;square&#8221; align=&#8221;center&#8221; link=&#8221;url:https%3A%2F%2Fwww.unidroit.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F01%2FNetting-Principles-Chinese.pdf&#8221;][\/vc_column_inner][vc_column_inner width=&#8221;3\/4&#8243;][vc_custom_heading text=&#8221;R\u00c9SILIATION-COMPENSATION (Chinois, traduction non-officielle)&#8221; font_container=&#8221;tag:h3|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1621846659702{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column_inner][vc_column_text]<\/p>\n<div>\n<p><strong>PRINCIPES CONCERNANT<\/strong><br \/>\n<strong>L\u2019APPLICABILITE DES CLAUSES DE RESILIATION-COMPENSATION<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1. Les institutions financi\u00e8res et les autres participants du march\u00e9 financier utilisent plusieurs types de m\u00e9canismes destin\u00e9s \u00e0 r\u00e9duire leur exposition au risque. Entre autres, ils se fournissent mutuellement une s\u00fbret\u00e9\u00a0ou garantie. En outre, ils peuvent convenir que les contrats conclus entre eux feront l\u2019objet d\u2019une r\u00e9siliation-compensation. Ces deux m\u00e9canismes, s\u00fbret\u00e9\/garantie d\u2019une part et r\u00e9siliation-compensation d\u2019autre part, ont la\u00a0m\u00eame finalit\u00e9, \u00e0 savoir s\u2019assurer que l\u2019exposition d\u2019une partie par rapport \u00e0 la solvabilit\u00e9 des autres parties et \u00e0 des changements de la valeur des actifs concern\u00e9s se maintient \u00e0 des niveaux acceptables. Pris s\u00e9par\u00e9ment,\u00a0chacun peut att\u00e9nuer les risques de contrepartie ainsi que les risques de march\u00e9. Toutefois, dans la pratique, leurs fonctions sont intimement li\u00e9es: lorsque les garanties et les m\u00e9canismes de r\u00e9siliation-compensation sont\u00a0utilis\u00e9s de fa\u00e7on cumulative, la compensation r\u00e9duit l\u2019exposition de sorte qu\u2019un montant de garantie bien plus r\u00e9duit pourra \u00eatre produit. Pris ensemble, le m\u00e9canisme s\u00fbret\u00e9\/garantie et la r\u00e9siliation-compensation sont l\u2019un\u00a0des instruments primordiaux de la gestion moderne des risques sur le march\u00e9 financier.<\/p>\n<p>2. La notion de r\u00e9siliation-compensation (close-out netting) est relativement nouvelle dans la terminologie juridique et n\u2019est pas particuli\u00e8rement bien d\u00e9finie. Les pr\u00e9sents Principes suivent une acception fonctionnelle du terme \u2018clause de r\u00e9siliation-compensation\u2019 (voir le Principe 2) dont les principaux \u00e9l\u00e9ments sont les suivants: un m\u00e9canisme de la r\u00e9siliation-compensation est soit mis en \u0153uvre par une d\u00e9claration de l&#8217;une des parties \u00e0 la survenance d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9 \u2013 notamment la d\u00e9faillance ou l\u2019insolvabilit\u00e9 de la contrepartie \u2013, soit d\u00e9clench\u00e9 automatiquement lorsque cet \u00e9v\u00e9nement se produit. Le m\u00e9canisme s\u2019applique \u00e0 un ensemble, parfois des centaines, de transactions en cours entre les parties, qui sont contractuellement vis\u00e9es par une clause de compensation. Lorsque le m\u00e9canisme de la r\u00e9siliation-compensation est d\u00e9clench\u00e9, de fa\u00e7on automatique ou par d\u00e9claration d\u2019une partie, toutes les transactions qui sont couvertes par la clauses de r\u00e9siliation-compensation sont en g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9sili\u00e9es et une valeur est d\u00e9termin\u00e9e pour chacune selon un m\u00e9canisme d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9d\u00e9fini qui peut tenir compte, entre autres, de l\u2019identit\u00e9 et de la solvabilit\u00e9 de la partie charg\u00e9e de la d\u00e9termination, du soutien au cr\u00e9dit disponible et d\u2019autres dispositions importantes de l\u2019accord entre les parties. La valeur globale de toutes ces transactions est ensuite calcul\u00e9e pour aboutir \u00e0 une obligation nette unique de paiement. L\u2019obligation nette reste la seule obligation \u00e0 r\u00e9gler et est en g\u00e9n\u00e9ral du d\u00e8s qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e m\u00eame si aucune dette n\u2019\u00e9tait exigible en vertu des transactions couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation avant la mise en \u0153uvre du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation.<\/p>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>3. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la r\u00e9siliation-compensation est souvent associ\u00e9e au concept classique de compensation (set-off) appliqu\u00e9e en cas de d\u00e9faut ou d\u2019insolvabilit\u00e9 de l\u2019une des parties. Le concept traditionnel de compensation ne s\u2019applique qu\u2019aux parties ayant des dettes r\u00e9ciproques de m\u00eame nature qui sont d\u00e9j\u00e0 exigibles et sont juridiquement distinctes. Que la compensation soit contractuelle, intervienne par d\u00e9claration unilat\u00e9rale d\u2019une partie ou de plein droit, les dettes d\u00e9j\u00e0 n\u00e9es des parties sont compens\u00e9es les unes avec les autres, de sorte que la partie dont la dette est la plus modeste ne doit rien et celle dont la dette est la plus \u00e9lev\u00e9e ne doit que la diff\u00e9rence entre les deux obligations. Si les concepts de compensation et de r\u00e9siliation-compensation peuvent se recouper, ces institutions juridiques ne sont identiques ni sur le plan fonctionnel ni sur le plan conceptuel, et la r\u00e9siliation-compensation contient des \u00e9l\u00e9ments suppl\u00e9mentaires pr\u00e9voyant, par exemple, la compensation d&#8217;obligations non encore exigibles. Les Principes ne traitent pas la compensation en tant que telle. Toutefois, la compensation rel\u00e8ve du champ d&#8217;application des Principes lorsque les parties \u00e0 une clause de r\u00e9siliation-compensation ont convenu dans cette clause que leurs obligations mutuelles devraient faire l&#8217;objet d&#8217;une compensation ou lorsque les principes de droit applicables pr\u00e9voient une compensation en ce qui concerne l\u2019\u00e9l\u00e9ment de cumul d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation (voir infra, paragraphe 36). Dans les deux cas, la protection de la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation pr\u00e9vue par les Principes est applicable.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>4. Les clauses de r\u00e9siliation-compensation sont couramment utilis\u00e9es sur le march\u00e9 financier par les entit\u00e9s du secteur priv\u00e9, notamment les banques, mais \u00e9galement par les institutions non financi\u00e8res priv\u00e9es. Dans le secteur public, les entit\u00e9s telles que, en particulier, les banques centrales et les institutions financi\u00e8res supranationales comme les banques de d\u00e9veloppement ont recours \u00e0 des clauses de compensation. La r\u00e9siliation-compensation est g\u00e9n\u00e9ralement appliqu\u00e9e aux transactions telles que celles sur les produits d\u00e9riv\u00e9s, les pensions sur instruments financiers et les accords de pr\u00eats de titres et \u00e0 d\u2019autres types de transactions tendant \u00e0 comporter un risque de contrepartie et ou de march\u00e9 \u00e9lev\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>5. Les autorit\u00e9s de r\u00e9glementation (et tout derni\u00e8rement, le Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re et le groupe de travail charg\u00e9 de la r\u00e9solution des d\u00e9faillances bancaires au niveau transfrontalier \u2013 Cross-border Bank Resolution Group \u2013 du Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire) encouragent vivement l\u2019usage de ces clauses de compensation (parall\u00e8lement aux garanties) en raison de leurs effets b\u00e9n\u00e9fiques sur la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier [1]. La raison en est que si, en cas de d\u00e9faillance de la contrepartie, les participants du march\u00e9 \u00e9taient oblig\u00e9s de calculer leurs cr\u00e9ances soumises aux proc\u00e9dures d\u2019insolvabilit\u00e9 sur une base brute au lieu d\u2019\u00eatre des cr\u00e9anciers pour le solde net seulement, la partie non d\u00e9faillante pourrait \u00eatre expos\u00e9e \u00e0 des niveaux de risque de cr\u00e9dit et risque de march\u00e9 qui sont difficiles \u00e0 calculer et \u00e0 g\u00e9rer. La situation serait encore aggrav\u00e9e par le fait qu\u2019il peut y avoir des rapides changements de la valeur de march\u00e9 pour les types de transactions pertinentes ainsi que de l\u2019incertitude concernant le risque de rejet de contrats durant la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9, contre laquelle la partie non d\u00e9faillante pourrait ne pas pouvoir se prot\u00e9ger sans \u00eatre en mesure de r\u00e9silier les contrats et couvrir la position sur la base de ses droits de r\u00e9siliation en vertu de la clause de r\u00e9siliation-compensation.\u00a0Par cons\u00e9quent, la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation r\u00e9duit le risque que l&#8217;incapacit\u00e9 d&#8217;un participant au march\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 ses obligations ne cr\u00e9e des difficult\u00e9s financi\u00e8res pour les contreparties, ou ne les augmente, qui pourraient conduire \u00e0 une cha\u00eene de d\u00e9faillances des acteurs du march\u00e9 (effet de contagion ou risque syst\u00e9mique).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>6. Ces effets b\u00e9n\u00e9fiques peuvent \u00eatre particuli\u00e8rement \u00e9vidents en cas d\u2019insolvabilit\u00e9 d\u2019une partie. Dans ce cas, le recours \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation suppose que les effets juridiques stipul\u00e9s \u00e0 cet effet par les parties (par la clause de r\u00e9siliation-compensation) soient reconnus par le droit applicable en mati\u00e8re d&#8217;insolvabilit\u00e9 et soient ex\u00e9cutoires en vertu dudit droit. Toutefois, la situation actuelle veut que, m\u00eame si environ 40 pays [2] reconnaissent la compensation dans l\u2019insolvabilit\u00e9, la mesure dans laquelle ils le font et les effets juridiques des clauses de compensation diff\u00e8rent de fa\u00e7on importante. De plus certains pays ne reconnaissent pas clairement la compensation globale (netting), et la pratique juridique dans ces pays s\u2019appuie souvent sur les principes r\u00e9gissant la compensation simple (set-off), sans reconna\u00eetre les diff\u00e9rences fondamentales entre les deux m\u00e9canismes. Ce \u201cpatchwork\u201d mondial n\u2019est pas satisfaisant dans les situations transnationales, car il expose la gestion du risque des participants du march\u00e9 financier \u00e0 une ins\u00e9curit\u00e9 juridique inutile et peut m\u00eame la compromettre [3].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>7. Les clauses de r\u00e9siliation-compensation ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es fort utilement en tant qu&#8217;outil d&#8217;att\u00e9nuation des risques dans un contexte bilat\u00e9ral. Cependant, il est \u00e0 craindre que, dans une p\u00e9riode de tensions sur les march\u00e9s financiers, l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation pourrait augmenter le risque que les contreparties d&#8217;une institution financi\u00e8re en difficult\u00e9 se d\u00e9p\u00eachent d&#8217;exercer leurs droits de r\u00e9siliation et liquident leurs positions, aggravant de la sorte le risque syst\u00e9mique. Tout en soulignant l\u2019utilit\u00e9 de la r\u00e9siliation-compensation en g\u00e9n\u00e9ral, les autorit\u00e9s de r\u00e9gulation ont envisag\u00e9 qu\u2019une br\u00e8ve suspension du m\u00e9canisme de la<br \/>\ncompensation pourrait \u00eatre n\u00e9cessaire dans certaines situations (notamment dans le cadre des r\u00e9gimes de r\u00e9solution) touchant une institution financi\u00e8re, de fa\u00e7on \u00e0 laisser \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9solution le temps n\u00e9cessaire pour d\u00e9cider s\u2019il y a lieu de proc\u00e9der \u2013 et selon quelles modalit\u00e9s \u2013 \u00e0 la r\u00e9solution ordonn\u00e9e d\u2019une institution financi\u00e8re en difficult\u00e9 pour att\u00e9nuer les risques de stabilit\u00e9 financi\u00e8re.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>8. Le consensus r\u00e9glementaire international \u00e9mergent en mati\u00e8re d\u2019interaction entre la r\u00e9siliation-compensation et la r\u00e9solution des d\u00e9faillances bancaires est expos\u00e9 dans les Key Attributes of Effective Resolution Regimes for Financial Institutions du Conseil de Stabilit\u00e9 Financi\u00e8re [4] qui fournissent des conseils sur la fa\u00e7on de concilier l&#8217;intervention r\u00e9glementaire et les besoins des institutions financi\u00e8res et de leurs instances de r\u00e9glementation de pouvoir invoquer l\u2019applicabilit\u00e9 de la r\u00e9siliation-compensation en mati\u00e8re de gestion et d&#8217;att\u00e9nuation du risque. Cependant, cette nouvelle approche r\u00e9glementaire en cours d\u2019\u00e9laboration doit tenir compte d\u2019un patchwork dans lequel les m\u00e9canismes juridiques pertinents int\u00e9grant la r\u00e9siliation-compensation ne sont pas compatibles ou comparables d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Par cons\u00e9quent, le rapprochement, sensible, d\u2019une part des mesures r\u00e9glementaires telles que les moratoires sur la r\u00e9siliation ou les transferts de portefeuille et, d\u2019autre part, le cadre juridique essentiel en mati\u00e8re d\u2019insolvabilit\u00e9 et en mati\u00e8re commerciale peut \u00e9chouer dans certains cas. En particulier, les moratoires pourraient produire de meilleurs r\u00e9sultats au niveau transnational sur la base de principes juridiques harmonis\u00e9s. De la m\u00eame fa\u00e7on, les incertitudes juridiques qui surgissent dans le contexte de transferts d\u2019actifs \u00e0 des \u201cbanques relais\u201d nationales ou \u00e9trang\u00e8res peuvent \u00eatre plus efficacement att\u00e9nu\u00e9es si l\u2019on dispose d\u2019une vision internationale plus coh\u00e9rente des l\u00e9gislations sous-jacentes en mati\u00e8re d\u2019insolvabilit\u00e9 et de droit commercial. Cette situation milite en faveur d\u2019un cadre harmonis\u00e9 et rationalis\u00e9 concernant la r\u00e9siliation-compensation auquel les participants du march\u00e9 et les autorit\u00e9s de r\u00e9glementation puissent se r\u00e9f\u00e9rer quel que soit le march\u00e9 financier [5].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>9. Des premiers pas ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 faits dans le sens d\u2019un consensus international sur les fondements juridiques de l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation. La Convention de Gen\u00e8ve sur les titres pr\u00e9voit un cadre optionnel pour la protection des op\u00e9rations de garantie. Cette protection s\u2019\u00e9tend aux clauses de r\u00e9siliation-compensation \u00e0 condition qu\u2019elles soient conclues dans le cadre d\u2019une op\u00e9ration de garantie. La Convention contient donc une d\u00e9finition de la r\u00e9siliation-compensation et une r\u00e8gle cl\u00e9 sur l\u2019applicabilit\u00e9 [6].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>10. En outre, les travaux d\u2019autres organisations internationales reconnaissent \u00e9galement la r\u00e9siliation-compensation. En particulier, le Guide l\u00e9gislatif de la CNUDCI sur le droit de l\u2019insolvabilit\u00e9 mentionne l\u2019applicabilit\u00e9\u00a0de la r\u00e9siliation-compensation comme \u00e9tant un \u00e9l\u00e9ment \u00e0 prendre en consid\u00e9ration dans la conception d\u2019une loi sur l\u2019insolvabilit\u00e9, et pr\u00e9conise que la r\u00e9siliation-compensation des contrats soit permise dans le cadre de la\u00a0proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 applicable [7]. En outre, les Etats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne ont mis en \u0153uvre un cadre juridique partiellement harmonis\u00e9 pour les clauses de r\u00e9siliation-compensation [8].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>11. Les pr\u00e9sents Principes ont pour objet de fournir des conseils d\u00e9taill\u00e9s aux l\u00e9gislateurs nationaux des Etats adoptants qui souhaitent modifier ou introduire une l\u00e9gislation nationale sur le fonctionnement de la\u00a0r\u00e9siliation-compensation. Les Principes sont con\u00e7us pour am\u00e9liorer l\u2019applicabilit\u00e9 de la r\u00e9siliation-compensation, notamment dans les situations transnationales, en vue de fournir une base solide, en termes de droit\u00a0commercial et de droit de l\u2019insolvabilit\u00e9, en mati\u00e8re de gestion et d\u2019att\u00e9nuation des risques par les institutions financi\u00e8res et d\u2019application des politiques r\u00e9glementaires dans le contexte international. Les Principes\u00a0s&#8217;adressent au l\u00e9gislateur et aux d\u00e9cideurs dans les Etats adoptants. Ils ne sont pas destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre choisis par des parties priv\u00e9es pour r\u00e9gir une clause de r\u00e9siliation compensation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>12. Il y a plusieurs situations dans lesquelles le droit d&#8217;un Etat qui a adopt\u00e9 les Principes peut r\u00e9gir la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation. Habituellement, les tribunaux d&#8217;un Etat adoptant\u00a0pourraient appliquer leur propre droit en tant que loi du for, en particulier dans des proc\u00e9dures d&#8217;insolvabilit\u00e9 ouvertes en vertu de son droit. En outre, la protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-\u00a0compensation donn\u00e9e par les Principes pourrait s\u2019appliquer m\u00eame dans des proc\u00e9dures men\u00e9es en vertu de la loi d\u2019un Etat autre qu\u2019un Etat adoptant. Cela peut \u00eatre le cas, par exemple, lorsqu&#8217;une r\u00e8gle de droit\u00a0international priv\u00e9 ou la loi de l&#8217;insolvabilit\u00e9 internationale du for conduit \u00e0 l&#8217;application de la loi d&#8217;un Etat adoptant, ou lorsque les parties ont choisi la loi d&#8217;un Etat adoptant et que le choix de la loi est confirm\u00e9 par le tribunal\u00a0comp\u00e9tent. Toutefois, les Principes n&#8217;essaient pas de proposer de telles r\u00e8gles pour d\u00e9terminer la loi applicable.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>13. Les Etats adoptants sont libres de choisir n&#8217;importe quelle m\u00e9thode appropri\u00e9e pour mettre en \u0153uvre les Principes, qu&#8217;il s&#8217;agisse de l&#8217;adoption d&#8217;une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique, de l&#8217;application des principes g\u00e9n\u00e9raux du\u00a0droit ou de la suppression des restrictions \u00e0 l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation dans le contexte des proc\u00e9dures d\u2019insolvabilit\u00e9. Les Etats adoptants sont \u00e9galement libres d&#8217;\u00e9tendre leur protection de la\u00a0mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation tel que pr\u00e9vu dans les Principes et peuvent \u00e9galement, \u00e0 cet \u00e9gard, choisir l&#8217;une des m\u00e9thodes vis\u00e9es dans la phrase\u00a0pr\u00e9c\u00e9dente (voir infra, paragraphe 16).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em><strong>PRINCIPE 1<\/strong><\/em><\/div>\n<div><strong><em>Champ d\u2019application des Principes<\/em><\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(1) Les pr\u00e9sents Principes traitent de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation conclues par des parties \u00e9ligibles en ce qui concerne des obligations \u00e9ligibles.<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>(2) Sauf indication explicite contraire dans les pr\u00e9sents Principes, l\u2019expression \u201cmise en \u0153uvre\u201d couvre la cr\u00e9ation, la validit\u00e9, l\u2019applicabilit\u00e9, l\u2019opposabilit\u00e9 aux tiers et la recevabilit\u00e9 en tant que preuve d\u2019une clause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Explications et commentaires<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>14. Pour la d\u00e9termination du champ d&#8217;application des Principes, le Principe 1(1) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 trois termes principaux dont le sens et le contenu sont d\u00e9finis dans d&#8217;autres dispositions des Principes: \u201cclause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation\u201d (Principe 2), \u201cpartie \u00e9ligible\u201d (Principe 3(1)) et \u201cobligation \u00e9ligible\u201d (Principe 4(1)).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>15. Dans le champ d&#8217;application ainsi d\u00e9fini, les Principes suivent une approche large et fonctionnelle concernant les divers aspects de la prise d\u2019effet d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation, comme cela ressort de la\u00a0port\u00e9e large de l\u2019expression \u201cmise en \u0153uvre\u201d d\u00e9finie au Principe 1(2). Tous les aspects, allant de la cr\u00e9ation et de la validit\u00e9, \u00e0 l\u2019opposabilit\u00e9 aux tiers, la recevabilit\u00e9 en tant que preuve ou l\u2019applicabilit\u00e9 en particulier en\u00a0mati\u00e8re d\u2019insolvabilit\u00e9, sont couverts par les Principes. Lorsque les Principes visent \u00e0 garantir l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation, cela concerne tous les aspects que l\u2019on peut r\u00e9sumer comme \u00e9tant la mise\u00a0en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation. Les termes \u201cmise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation\u201d sont par cons\u00e9quent utilis\u00e9s tout au long des Principes comme une r\u00e9f\u00e9rence fonctionnelle et\u00a0abr\u00e9g\u00e9e aux divers aspects d\u00e9crits plus haut et \u00e9vitent de devoir se r\u00e9f\u00e9rer aux termes plus sp\u00e9cifiques qui ne sont pas n\u00e9cessairement d\u00e9finis avec suffisamment de pr\u00e9cision dans un contexte international.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>16. En ce qui concerne les limites du champ d\u2019application des Principes, il convient de noter que les Principes proposent un champ minimal d&#8217;harmonisation, dans le cadre duquel l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-\u00a0compensation devrait \u00eatre assur\u00e9e, alors qu&#8217;ils reconnaissent, sans exclure une harmonisation plus ample, qu&#8217;au-del\u00e0 de ce champ minimum, chaque Etat qui met en \u0153uvre les Principes peut consid\u00e9rer l\u2019applicabilit\u00e9 des\u00a0clauses de r\u00e9siliation-compensation comme une question relevant de sa politique g\u00e9n\u00e9rale. Les Principes n&#8217;imposent pas un champ maximal d&#8217;harmonisation et, par cons\u00e9quent, n&#8217;emp\u00eachent ni ne restreignent un Etat\u00a0adoptant d&#8217;avoir un cadre juridique (que ce soit par voie l\u00e9gislative ou autre) qui aille au-del\u00e0 des Principes dans la reconnaissance des clauses de r\u00e9siliation-compensation et la protection de leur mise en \u0153uvre.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>17. Compte tenu du paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent, les Principes permettent une certaine marge d&#8217;appr\u00e9ciation (voir Principe 4(2)) pour d\u00e9terminer la port\u00e9e d\u2019une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique sur la compensation ou l\u2019application\u00a0d\u2019autres r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales prot\u00e9geant la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation au-del\u00e0 du champ minimal d\u2019harmonisation sugg\u00e9r\u00e9 par les Principes. Parmi les facteurs que chaque Etat adoptant voudra\u00a0peut-\u00eatre prendre en consid\u00e9ration dans l&#8217;exercice de son pouvoir discr\u00e9tionnaire, on notera notamment:<\/div>\n<div><\/div>\n<div>&#8211; l\u2019importance de la protection contre le risque syst\u00e9mique et la pertinence pour le fonctionnement des march\u00e9s respectifs de l\u2019utilisation de clauses de r\u00e9siliation-compensation comme un instrument de gestion du\u00a0risque de contrepartie;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>&#8211; la relation entre la r\u00e9siliation-compensation et le syst\u00e8me des priorit\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019insolvabilit\u00e9 dans l\u2019Etat qui met en \u0153uvre les Principes en g\u00e9n\u00e9ral;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>&#8211; la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9visibilit\u00e9 des r\u00e9sultats et de certitude dans les transactions commerciales;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>&#8211; le principe g\u00e9n\u00e9ral selon lequel la loi ne devrait pas traiter des situations similaires de fa\u00e7on diff\u00e9rente sans justification ainsi que les principes sp\u00e9cifiques contre la discrimination entre cr\u00e9anciers nationaux et\u00a0\u00e9trangers en\u00a0mati\u00e8re d&#8217;insolvabilit\u00e9 (voir la Loi type de la CNUDCI sur l&#8217;insolvabilit\u00e9 internationale, art. 13); et<\/div>\n<div><\/div>\n<div>&#8211; si ce pouvoir discr\u00e9tionnaire est exerc\u00e9 aux fins de l&#8217;application de tout ou une partie seulement des dispositions des Principes, ou pour leur application en g\u00e9n\u00e9ral ou dans des situations en dehors de la seule\u00a0insolvabilit\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>18. Les Principes laissent aux Etats adoptants le soin d&#8217;examiner l&#8217;opportunit\u00e9 d&#8217;\u00e9tendre le champ d&#8217;application de leurs lois et r\u00e8glements prot\u00e9geant l&#8217;application d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation \u00e0 toutes\u00a0parties ou obligations sp\u00e9cifiques au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation dans le cadre des Principes. De m\u00eame, les Principes ne fournissent d\u2019orientations aux l\u00e9gislateurs nationaux qu&#8217;en ce qui concerne la mise en\u00a0\u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation relevant de la d\u00e9finition du Principe 2. Cela ne comprend pas certaines autres clauses qui sont souvent inclues dans les accords-cadres par rapport \u00e0 une clause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation, mais qui ne font pas \u00e0 proprement parler partie de celle-ci (voir infra, les paragraphes 41 et 43).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em><strong>PRINCIPE 2<\/strong><\/em><\/div>\n<div><strong><em>D\u00e9finition de la \u201cclause de r\u00e9siliation-compensation\u201d<\/em><\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>On entend par \u201cclause de r\u00e9siliation-compensation\u201d une clause contractuelle sur la base de laquelle, \u00e0 la survenance d\u2019un \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9d\u00e9fini dans la clause concernant une partie au contrat, les obligations des\u00a0parties l\u2019une \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019autre qui sont couvertes par la clause, qu\u2019elles soient ou non exigibles \u00e0 ce moment, sont, de fa\u00e7on automatique ou par choix d\u2019une partie, r\u00e9duites \u00e0, ou remplac\u00e9es par, une obligation nette\u00a0unique, que ce soit par novation, r\u00e9siliation ou d\u2019une autre fa\u00e7on, repr\u00e9sentant la valeur globale des obligations combin\u00e9es, qui est alors exigible d\u2019une partie \u00e0 l\u2019autre partie.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Consid\u00e9rations essentielles concernant cette d\u00e9finition<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La d\u00e9finition de r\u00e9siliation-compensation devrait \u00eatre large pour englober diff\u00e9rents types de clauses qui aboutissent \u00e0 un r\u00e9sultat identique du point de vue fonctionnel.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Elle devrait \u00eatre neutre en ce qui concerne les diverses m\u00e9thodes juridiques existantes dans le but de parvenir \u00e0 un r\u00e9sultat susceptible d\u2019exister dans diff\u00e9rents pays et dans diff\u00e9rents contrats de march\u00e9\u00a0standard.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La d\u00e9finition devrait exclusivement se rapporter \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation contractuelle, y compris la compensation bilat\u00e9rale dans le contexte des syst\u00e8mes centraux de compensation. Elle ne traite pas de la\u00a0r\u00e9siliation-compensation dont les r\u00e9sultats sont obtenus par le jeu de dispositions l\u00e9gales, ni de la compensation v\u00e9ritablement multilat\u00e9rale.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Explications et commentaires<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cR\u00e9siliation-compensation\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>19. La r\u00e9siliation-compensation est d\u00e9crite plus efficacement en termes fonctionnels, c\u2019est-\u00e0-dire par rapport \u00e0 un r\u00e9sultat. Concr\u00e8tement, le proc\u00e9d\u00e9 est le suivant. Un ensemble de transactions avec des obligations\u00a0r\u00e9ciproques entre les parties est couvert contractuellement par une clause de compensation. A la survenance d\u2019un \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9d\u00e9fini, toutes les obligations non ex\u00e9cut\u00e9es couvertes par la clause de compensation\u00a0cessent d\u2019\u00eatre trait\u00e9s individuellement et leur valeur cumul\u00e9e est calcul\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 former une unique obligation de paiement net. Cette obligation est due par la partie qui est \u201chors du cours\u201d \u00e0 la partie qui est \u201cdans le\u00a0cours\u201d. Cette obligation reste la seule obligation (qui, selon les termes de la clause pertinente, peut inclure des frais accessoires, des co\u00fbts ou autres d\u00e9bours) \u00e0 r\u00e9gler et est g\u00e9n\u00e9ralement exigible peu apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9\u00a0d\u00e9termin\u00e9e.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cClause contractuelle\u201d\u00a0<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>20. Cette d\u00e9finition couvre la r\u00e9siliation-compensation contractuelle, par opposition aux r\u00e8gles l\u00e9gales qui peuvent se traduire par un r\u00e9sultat identique ou similaire.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>21. En pratique, une clause permettant une r\u00e9siliation-compensation entre les parties peut soit \u00eatre incluse dans un document-cadre standard, soit faire partie d\u2019un contrat-cadre personnalis\u00e9, soit \u00eatre un contrat\u00a0enti\u00e8rement autonome. Les Principes renvoient donc \u00e0 l\u2019expression \u201cclause de r\u00e9siliation-compensation\u201d, plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 celle d\u2019\u201caccord\u201d ou de \u201ccontrat\u201d, de fa\u00e7on \u00e0 englober ces diverses possibilit\u00e9s. Cependant, l\u2019expression\u00a0\u201cclause de r\u00e9siliation-compensation\u201d couvre uniquement les parties d\u2019un accord qui mettent effectivement en \u0153uvre le m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation proprement dit, et rien d\u2019autre. Les d\u00e9finitions, calendriers et\u00a0annexes dont les parties \u00e0 l\u2019accord peuvent avoir convenu sont couverts uniquement dans la mesure o\u00f9 leur contenu est n\u00e9cessaire au bon fonctionnement du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation. Par exemple,\u00a0certaines clauses (clauses de forfait, p\u00e9riodes d\u2019attente) qui sont souvent utilis\u00e9es concernant les clauses de r\u00e9siliation-compensation ne sont pas couvertes par les Principes (voir infra les paragraphes 41 et 43).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>22. Lorsque les modalit\u00e9s de la compensation avec d\u00e9ch\u00e9ance du terme r\u00e9sultent d\u2019une combinaison de dispositions l\u00e9gales et de dispositions contractuelles (par ex., le droit de r\u00e9siliation est l\u00e9gal, tandis que\u00a0l\u2019anticipation d\u2019exigibilit\u00e9, l\u2019\u00e9valuation et le cumul sont convenus par contrat), ces Principes couvrent exclusivement la partie contractuelle. Dans la mesure o\u00f9 les parties ont invoqu\u00e9 l&#8217;application des r\u00e8gles l\u00e9gales, la mise en\u00a0\u0153uvre du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation en vertu de ces r\u00e8gles l\u00e9gales ne rel\u00e8ve pas d\u2019une question de l&#8217;ex\u00e9cution de l&#8217;accord contractuel mais serait couverte par le champ d&#8217;application des Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>23. Les r\u00e8gles internes des syst\u00e8mes de compensation, de r\u00e8glement et de paiement, ainsi que les contreparties centrales sont \u00e9galement prises en compte par cette d\u00e9finition. Bien qu\u2019elles soient g\u00e9n\u00e9ralement\u00a0approuv\u00e9es par l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9glementation comp\u00e9tente, la nature de la relation entre le syst\u00e8me et ses participants rel\u00e8ve, ou en tout \u00e9tat de cause est trait\u00e9 par cet instrument comme relevant, du droit commercial\u00a0(accord d\u2019adh\u00e9sion, statuts) pour ce qui est du traitement des actifs \u00e0 r\u00e9gler dans le syst\u00e8me. Ainsi, la mise en \u0153uvre de la r\u00e9siliation-compensation prend effet \u201csur la base\u201d d\u2019une disposition contractuelle comme envisag\u00e9\u00a0par cette d\u00e9finition.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>24. La d\u00e9finition couvre \u00e9galement les dispositions contractuelles qui ne figurent pas dans les clauses d\u2019un contrat unique, mais dans plusieurs accords interconnect\u00e9s, en particulier des accords cadre parapluie (dans\u00a0la mesure o\u00f9 les obligations sous-jacentes couvertes par les divers accords cadre sont des obligations \u00e9ligibles en vertu du Principe 4 ) (voir infra, paragraphe 81).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cObligations des parties l\u2019une \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019autre\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>25. Les transactions conclues entre deux parties peuvent \u00eatre r\u00e9gl\u00e9es soit de mani\u00e8re bilat\u00e9rale, entre les parties elles-m\u00eames, soit avec une entit\u00e9 centrale qui s\u2019interpose entre les parties. La r\u00e9siliation-compensation est \u00e9galement importante dans un cas comme dans l\u2019autre.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>26. Le r\u00e8glement bilat\u00e9ral entre les parties constitue le cas standard et est couvert par les Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>27. Les Principes couvrent aussi les m\u00e9canismes de \u201ccompensation centrale\u201d qui reposent aussi en derni\u00e8re instance sur des relations bilat\u00e9rales. La compensation centrale est utilis\u00e9e en tant qu\u2019expression collective\u00a0pour les fonctionnalit\u00e9s des contreparties centrales, les syst\u00e8mes de paiement net et certains syst\u00e8mes de compensation et de r\u00e8glement. La compensation centrale s\u2019applique en vertu d\u2019accords contractuels entre les\u00a0participants du march\u00e9 ou en tant qu\u2019obligation l\u00e9gale. L\u2019accord vise habituellement \u00e0 interposer une entit\u00e9 centrale entre les parties \u00e0 chaque transaction conclue entre les membres d\u2019un syst\u00e8me de compensation, de\u00a0mani\u00e8re \u00e0 ce que l\u2019entit\u00e9 centrale devienne \u201cun acheteur face \u00e0 tout vendeur, et un vendeur pour chaque acheteur\u201d. En d\u2019autres termes, les obligations bilat\u00e9rales de r\u00e8glement qui existent entre les participants du syst\u00e8me\u00a0sont enti\u00e8rement remplac\u00e9es par les obligations bilat\u00e9rales entre chaque participant et l\u2019entit\u00e9 de compensation centrale. En cons\u00e9quence, l&#8217;exposition nette au risque est calcul\u00e9e sur une base bilat\u00e9rale, de sorte que\u00a0l&#8217;exposition de chaque participant existe exclusivement par rapport \u00e0 l&#8217;entit\u00e9 centrale. Ainsi, \u00e9tant donn\u00e9 que, d&#8217;un point de vue juridique, la compensation centrale se r\u00e9duit \u00e0 des relations strictement bilat\u00e9rales, les\u00a0consid\u00e9rations concernant la compensation bilat\u00e9rale avec d\u00e9ch\u00e9ance du terme s\u2019appliquent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la compensation centrale. Cela s\u2019applique tant dans le cas de l\u2019insolvabilit\u00e9 des participants et du syst\u00e8me qu\u2019en\u00a0dehors de ce cas. Par cons\u00e9quent, la s\u00e9curit\u00e9 juridique exige \u00e9galement que la conversion des relations contractuelles d\u2019origine entre les participants \u00e0 la compensation centrale en relations bilat\u00e9rales entre chaque\u00a0participant et l\u2019entit\u00e9 de compensation centrale soit \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019insolvabilit\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>28. La r\u00e9siliation-compensation r\u00e9ellement multilat\u00e9rale n\u2019est pas aussi habituelle que la compensation bilat\u00e9rale. En vertu d\u2019un m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation multilat\u00e9rale, plus de deux parties calculent leur\u00a0exposition mutuelle sur une base multilat\u00e9rale, employant des fonctionnalit\u00e9s similaires \u00e0 celles utilis\u00e9es dans la r\u00e9siliation-compensation. Un m\u00e9canisme conceptuellement similaire \u00e0 la compensation multilat\u00e9rale est parfois utilis\u00e9 comme outil pour circonscrire l\u2019exposition d\u2019un participant du march\u00e9 vis-\u00e0-vis de plusieurs autres participants du march\u00e9, g\u00e9n\u00e9ralement une banque g\u00e9rant son exposition au risque en vertu d\u2019une clause unique de compensation par rapport \u00e0 plusieurs entit\u00e9s appartenant au m\u00eame groupe de soci\u00e9t\u00e9s (ainsi, cette forme de compensation est \u00e9galement appel\u00e9e \u201ccompensation inter-affili\u00e9es\u201d). La reconnaissance par le droit applicable sur l\u2019insolvabilit\u00e9 d\u2019une clause de compensation multilat\u00e9rale d\u00e9pend en partie de la capacit\u00e9 de la loi \u00e0 g\u00e9rer l\u2019absence de r\u00e9ciprocit\u00e9 des obligations pertinentes ou de la reconnaissance de la \u201cr\u00e9ciprocit\u00e9\u201d cr\u00e9\u00e9e par des garanties crois\u00e9es, des contrats de garanties crois\u00e9es ou des accords similaires. La r\u00e9siliation-compensation v\u00e9ritablement multilat\u00e9rale n\u2019entre pas dans la d\u00e9finition du Principe 2.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cSurvenance d\u2019un \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9d\u00e9fini dans la clause\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>29. L\u2019\u00e9v\u00e9nement qui d\u00e9clenche l\u2019application de la clause de compensation (la survenance de l\u2019\u00e9v\u00e9nement qui est \u201cpr\u00e9d\u00e9fini dans la clause\u201d) est couramment d\u00e9sign\u00e9 dans les documents pertinents comme l\u2019\u201c\u00e9v\u00e9nement de r\u00e9siliation\u201d, l\u2019\u201c\u00e9v\u00e9nement de r\u00e9alisation\u201d, l\u2019\u201c\u00e9v\u00e9nement sp\u00e9cifi\u00e9\u201d ou \u201cl\u2019\u00e9v\u00e9nement de d\u00e9faut\u201d. La r\u00e9siliation-compensation peut survenir \u00e0 la fois dans des situations dans lesquelles les deux parties sont solvables et en cas d\u2019insolvabilit\u00e9 de l\u2019une ou l\u2019autre des parties, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il appartient aux parties \u00e0 la clause de compensation de d\u00e9terminer elles-m\u00eames les circonstances de d\u00e9clenchement du m\u00e9canisme. Cet \u00e9v\u00e9nement peut \u00eatre, par exemple, l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019une des parties \u00e0 honorer une ou plusieurs de ses obligations, ou son d\u00e9p\u00f4t de bilan, la d\u00e9signation d\u2019un administrateur public ou toute intervention similaire des autorit\u00e9s publiques, ou l\u2019ouverture d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ou d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019administration ou de restructuration. Souvent, les parties concordent par ailleurs d\u2019inclure d\u2019autres \u00e9v\u00e9nements externes susceptibles d\u2019entra\u00eener la r\u00e9siliation, telles que l\u2019impossibilit\u00e9 objective d\u2019ex\u00e9cuter une obligation en vertu de l\u2019une des op\u00e9rations en raison de circonstances allant au-del\u00e0 du contr\u00f4le d\u2019une partie, ou la baisse du ratio de cr\u00e9dit de l\u2019une des parties suite \u00e0 sa fusion avec une autre entreprise.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>30. Il convient de noter que l\u2019\u00e9v\u00e9nement d\u00e9clenchant la r\u00e9siliation peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9, dans certains pays, en vertu de la l\u00e9gislation pertinente proprement dite. En particulier, l\u2019insolvabilit\u00e9 de l\u2019une des parties peut conduire \u00e0 la r\u00e9siliation de toutes les transactions de plein droit. Les parties peuvent compl\u00e9ter cette cons\u00e9quence l\u00e9gale de l\u2019\u00e9v\u00e9nement de r\u00e9siliation par des r\u00e8gles contractuelles suppl\u00e9mentaires pr\u00e9voyant d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en \u0153uvre de la r\u00e9siliation-compensation (voir infra le paragraphe 22). De tels accords sont de la m\u00eame fa\u00e7on couverts par la pr\u00e9sente d\u00e9finition.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cR\u00e9duites \u00e0, ou remplac\u00e9es par, une obligation nette unique\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>31. On entend g\u00e9n\u00e9ralement par \u201cm\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation\u201d un m\u00e9canisme r\u00e9sultant en une unique obligation de paiement due par la partie \u201chors du cours\u201d \u00e0 la partie \u201cdans le cours\u201d. Toutefois, ce r\u00e9sultat peut \u00eatre obtenu au moyen de diff\u00e9rentes \u00e9tapes fonctionnelles, qui peuvent \u00eatre fond\u00e9es sur un certain nombre de concepts juridiques diff\u00e9rents.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>32. Un m\u00e9canisme de compensation implique g\u00e9n\u00e9ralement plusieurs ou la totalit\u00e9 des \u00e9tapes suivantes: (i) r\u00e9siliation des transactions, (ii) exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e d\u2019obligations, (iii) \u00e9valuation des transactions et, (iv) cumul, pour aboutir \u00e0 un montant net global. L\u2019ordre de r\u00e9siliation, d\u2019\u00e9ligibilit\u00e9 anticip\u00e9e, de cumul et d\u2019\u00e9valuation peut varier en fonction des clauses de compensation proprement dites. Toutes les clauses de compensation ne n\u00e9cessitent pas de mettre en \u0153uvre l\u2019ensemble de ces \u00e9tapes pour aboutir au r\u00e9sultat fonctionnel de la r\u00e9siliation-compensation. La n\u00e9cessit\u00e9 et le recours \u00e0 tel ou tel \u00e9l\u00e9ment d\u00e9pendent davantage de la conception de la clause en question et des limites fix\u00e9es par le droit applicable. Exemples:<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d R\u00e9siliation de chaque transaction; \u00e9valuation de chaque obligation; cumul de toutes les valeurs pour former une seule et m\u00eame obligation de paiement net.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d Exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e de chaque transaction, \u00e9valuation de chaque obligation, cumul de toutes les valeurs pour former une seule et m\u00eame obligation de paiement net.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d R\u00e9siliation de chaque transaction; \u00e9valuation de chaque obligation; cumul de toutes les valeurs pour former une seule et m\u00eame obligation de paiement net; exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e de l\u2019obligation nette.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d R\u00e9siliation de chaque transaction; \u00e9valuation de chaque obligation; cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle obligation de paiement (imm\u00e9diatement due et payable) repr\u00e9sentant la valeur globale.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d Etc.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>33. Ces \u00e9tapes op\u00e9rationnelles d\u00e9crivent simplement ce qui se passe concr\u00e8tement. La clause de r\u00e9siliation-compensation en question combin\u00e9e au droit applicable doit pr\u00e9voir les concepts juridiques n\u00e9cessaires, \u00e9tant donn\u00e9 que le r\u00e9sultat (une seule et m\u00eame obligation de paiement net) est avant toute chose de nature juridique. Les concepts juridiques et la terminologie sous-tendant ces \u00e9tapes diff\u00e8rent, selon la conception de la clause de compensation et du droit qui lui est applicable.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>34. La r\u00e9siliation est un terme utilis\u00e9 pour exprimer de fa\u00e7on fonctionnelle qu\u2019il est mis fin aux transactions en cours correspondantes. Les droits nationaux obtiennent ce r\u00e9sultat par des m\u00e9canismes juridiques dits annulation, d\u00e9ch\u00e9ance du terme, rescision, r\u00e9siliation etc.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>35. L\u2019exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e est un terme utilis\u00e9 pour exprimer le concept selon lequel une obligation devient due et payable avant la date convenue contractuellement; il peut y avoir d\u2019autres concepts et termes juridiques pour parvenir \u00e0 un r\u00e9sultat fonctionnel identique tel que le remplacement de l\u2019obligation d\u2019origine non \u00e9chue par une nouvelle obligation (\u201cnovation\u201d). Il convient de noter que si la technique de la novation est couverte par les Principes comme \u00e9tant l\u2019une des m\u00e9thodes \u00e0 utiliser pour remplacer les obligations d\u2019origine par une obligation nette unique en vertu de la clause de r\u00e9siliation-compensation, le type de transaction commun\u00e9ment appel\u00e9e \u201ccompensation de r\u00e8glements\u201d (\u201cnovation netting\u201d ou \u201csettlement netting\u201d) n\u2019est pas trait\u00e9s par les Principes. \u2018Transformation\u2019 est un autre terme qui pourrait \u00eatre utilis\u00e9 dans ce contexte.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>36. L\u2019\u00e9l\u00e9ment de cumul abroge tous les transactions pertinentes ou la valeur qui en r\u00e9sulte de mani\u00e8re \u00e0 cr\u00e9er une seule et m\u00eame obligation. C\u2019est fonctionnellement la m\u00eame chose que la compensation de toutes les obligations exigibles au sens classique. Le concept de novation (\u00e0 savoir l\u2019accord entre les parties en vertu duquel apr\u00e8s la r\u00e9siliation de toutes les transactions en cours une nouvelle obligation na\u00eet repr\u00e9sentant la valeur cumul\u00e9e correspondante) permet \u00e9galement d\u2019obtenir l\u2019effet de cumul.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>37. L\u2019\u00e9valuation des transactions r\u00e9sili\u00e9es ou la relation contractuelle dans son ensemble (cumul\u00e9e) vise g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 \u00e9tablir une compensation pour la partie qui \u00e9tait \u201cdans le cours\u201d. Cela signifie que l\u2019obligation nette unique vise \u00e0 repr\u00e9senter la valeur des obligations combin\u00e9es qui \u00e9taient couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation. Si les obligations d\u2019origine peuvent inclure des obligations concernant le paiement d\u2019une somme d\u2019argent ou toute autre forme d\u2019ex\u00e9cution (comme la remise de titres ou de mati\u00e8res premi\u00e8res), l\u2019obligation nette unique doit repr\u00e9senter la \u201cvaleur des obligations combin\u00e9es\u201d comme une obligation pour le paiement d\u2019une somme d\u2019argent ou avoir une valeur mon\u00e9taire.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>38. Les Principes ne posent pas d&#8217;exigences sp\u00e9cifiques concernant la proc\u00e9dure d&#8217;\u00e9valuation. L\u2019\u00e9valuation est g\u00e9n\u00e9ralement (mais pas n\u00e9cessairement) effectu\u00e9e par la partie non d\u00e9faillante en vertu d\u2019un m\u00e9canisme qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9d\u00e9fini dans l\u2019accord. Les parties sont libres de d\u00e9finir les m\u00e9canismes d\u2019\u00e9valuation et peuvent utiliser des concepts tels que la valeur de remplacement ou la valeur marchande ou toute autre m\u00e9thode mutuellement accept\u00e9e permettant de recourir \u00e0 un processus d\u2019\u00e9valuation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>39. En ce qui concerne le r\u00e9sultat de l&#8217;\u00e9valuation, le Principe 2 exige que l&#8217;obligation nette qui en r\u00e9sulte repr\u00e9sente \u201cla valeur globale des obligations combin\u00e9es\u201d. La d\u00e9finition du terme \u201cclauses de r\u00e9siliation- compensation\u201d ne pr\u00e9voit pas de crit\u00e8res sp\u00e9cifiques suppl\u00e9mentaires et les Etats adoptants conservent une certaine marge d&#8217;appr\u00e9ciation quant aux conditions pr\u00e9cises auxquelles le m\u00e9canisme d&#8217;\u00e9valuation devrait r\u00e9pondre afin de satisfaire \u00e0 cette exigence. Certains syst\u00e8mes juridiques exigent par exemple un processus raisonnable du point de vue commercial pour l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation. Toutefois, les Etats adoptants qui n&#8217;appliquent pas actuellement une telle exigence pour d\u00e9terminer si l&#8217;obligation nette qui en r\u00e9sulte peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme repr\u00e9sentant la valeur des obligations combin\u00e9es ne sont pas oblig\u00e9s par les Principes d\u2019introduire un tel crit\u00e8re. En outre, les Etats adoptants restent \u00e9videmment libres de reconna\u00eetre l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation, m\u00eame si elles ne sont pas couvertes par la d\u00e9finition du Principe 2.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cPayable par une partie \u00e0 l\u2019autre partie\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>40. Lorsque la r\u00e9siliation-compensation survient dans le cadre de l&#8217;insolvabilit\u00e9 de l&#8217;une des parties, et que le montant net est positif pour l\u2019autre partie, cette partie est pay\u00e9e sur la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9 et il est donc possible qu\u2019elle ne recouvre pas tout ou partie de sa cr\u00e9ance, si celle-ci n\u2019est pas garantie. Dans le montant de cette somme nette, la position de la partie solvable vis-\u00e0-vis de la masse insolvable n\u2019est pas sup\u00e9rieure \u00e0 celle de toute autre partie: elle doit \u00eatre garantie afin d\u2019en assurer le paiement et les m\u00eames exigences s\u2019appliquent concernant la preuve n\u00e9cessaire de la cr\u00e9ance. Lorsque le montant net est positif en faveur de l\u2019autre partie, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale la partie solvable doit payer la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>41. Toutefois, les parties peuvent avoir convenu d&#8217;une clause qui permet \u00e0 une partie non d\u00e9faillante qui est en \u201chors du cours\u201d de refuser le paiement \u00e0 la partie d\u00e9faillante (\u201cclause de forfait\u201d). De telles clauses peuvent avoir des justifications diverses, par exemple, que la partie d\u00e9faillante ne doit pas tirer avantage de son propre d\u00e9faut. Toutefois, ces clauses ne sont pas permises dans tous les pays et en raison de leur effet potentiel sur la stabilit\u00e9 syst\u00e9mique et pour des raisons de traitement \u00e9gal des cr\u00e9anciers. Il existe un d\u00e9bat au niveau r\u00e9glementaire sur la question de leur validit\u00e9 en cas d&#8217;insolvabilit\u00e9 de la banque d\u00e9faillante. Afin de tirer parti de la r\u00e9siliation-compensation aux fins du calcul du capital requis en vertu des normes en mati\u00e8re d\u2019ad\u00e9quation des fonds propres r\u00e9glementaires du Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire, les parties ne peuvent pas invoquer une clause de forfait [9]. Il s\u2019agit d\u2019une d\u00e9cision r\u00e9glementaire et politique sur laquelle les Principes ne se prononcent pas position. Les clauses de forfait ne sont pas imm\u00e9diatement li\u00e9es \u00e0 l\u2019opposabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation, puisqu\u2019elles n\u2019affectent pas les \u00e9tapes de la r\u00e9siliation, l\u2019anticipation d\u2019exigibilit\u00e9, l\u2019\u00e9valuation et le cumul en vertu d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation telle que d\u00e9finie au Principe 2. Ces clauses de forfait constituent au contraire une sorte de disposition qui affecte seulement l&#8217;exigibilit\u00e9 des obligations vis\u00e9es par la clause de r\u00e9siliation-compensation ou de l\u2019obligation nette unique r\u00e9sultant de sa mise en \u0153uvre. Ainsi, lorsque les parties ont conclu un accord cadre qui contient une clause de r\u00e9siliation-compensation et une clause de forfait, cette derni\u00e8re ne rel\u00e8ve pas du champ d\u2019application des Principes, mais la protection\u00a0de la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation en tant que telle en vertu des Principes n\u2019est pas affect\u00e9e.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u201cDe fa\u00e7on automatique ou par choix d\u2019une partie\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>42. En fonction de l\u2019accord contractuel consid\u00e9r\u00e9, la r\u00e9siliation-compensation survient soit automatiquement, en application de l\u2019accord contractuel (la \u201cr\u00e9siliation automatique\u201d, qui n\u2019est pas autoris\u00e9e dans un certain nombre de pays), soit \u00e0 la discr\u00e9tion de la partie qui n\u2019est pas \u00e0 l\u2019origine de l\u2019\u00e9v\u00e9nement pr\u00e9d\u00e9fini. Les clauses de r\u00e9siliation-compensation ayant recours soit \u00e0 la r\u00e9siliation volontaire, soit \u00e0 la r\u00e9siliation automatique sont\u00a0couvertes par les Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>43. La mesure dans laquelle la partie non d\u00e9faillante devrait exercer son droit de r\u00e9siliation dans un certain laps de temps ou disposerait d\u2019un temps ind\u00e9termin\u00e9 fait actuellement l\u2019objet de discussion parmi les participants du march\u00e9 et les autorit\u00e9s de r\u00e9glementation, notamment lorsque la partie d\u00e9faillante fait l\u2019objet d\u2019une proc\u00e9dure de r\u00e9solution ou d&#8217;insolvabilit\u00e9. Une pr\u00e9occupation est qu\u2019une partie non d\u00e9faillante qui est \u201chors du cours\u201d puisse, en vertu des dispositions de l\u2019accord cadre, ne pas effectuer de paiement \u00e0 la partie d\u00e9faillante apr\u00e8s le d\u00e9faut m\u00eame si la partie non d\u00e9faillante s\u2019abstient de r\u00e9silier le contrat et d\u2019exercer la compensation. Ainsi, la partie non d\u00e9faillante peut \u00e9viter \u2013 de par son inaction en s\u2019abstenant d\u2019exercer ses droits en vertu de la clause de r\u00e9siliation-compensation \u2013 de devoir s\u2019acquitter de ses obligations envers la partie d\u00e9faillante.\u00a0Plusieurs tribunaux diff\u00e9rents saisis dans des proc\u00e9dures r\u00e9centes d&#8217;insolvabilit\u00e9 transfrontali\u00e8re de grandes institutions financi\u00e8res se sont prononc\u00e9es de fa\u00e7on diff\u00e9rente \u00e0 cet \u00e9gard. Les Principes ne prennent pas position sur ces questions. La question de savoir s\u2019il faut imposer ou non une limite \u00e0 l\u2019exercice du droit de r\u00e9siliation et de compensation est consid\u00e9r\u00e9e comme une question de politique gouvernementale de l\u2019Etat adoptant. De m\u00eame, toute suspension des obligations de paiement de la partie non d\u00e9faillante apr\u00e8s la survenance d\u2019un cas de r\u00e9siliation, mais avant la r\u00e9siliation elle-m\u00eame, ne porte pas atteinte \u00e0 la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation telle que d\u00e9finie au Principe 2 et constitue donc une question non trait\u00e9e par les Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em><strong>PRINCIPE 3<\/strong><\/em><\/div>\n<div><em><strong>D\u00e9finition de \u201cpartie \u00e9ligible\u201d et notions connexes<\/strong><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(1) On entend par \u201cpartie \u00e9ligible\u201d toute personne ou entit\u00e9 autre qu\u2019une personne physique agissant principalement dans un but personnel, familial ou domestique, ainsi qu&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 de personnes, une association non constitu\u00e9e en soci\u00e9t\u00e9 ou un autre groupe de personnes.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(2) On entend par \u201cparticipant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier\u201d:<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>a) une banque, une entreprise d\u2019investissement, un teneur de march\u00e9 professionnel d\u2019instruments financiers ou tout autre \u00e9tablissement financier qui (dans chaque cas) est soumis \u00e0 r\u00e9glementation ou surveillance prudentielle;<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>b) une entreprise d\u2019assurance ou de r\u00e9assurance;<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>c) un organisme de placement collectif ou un fonds d\u2019investissement;<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>d) une contrepartie centrale ou un syst\u00e8me de paiement, de compensation ou de r\u00e8glement-livraison, ou l\u2019op\u00e9rateur d\u2019un tel syst\u00e8me qui (dans chaque cas) est soumis \u00e0 r\u00e9glementation, contr\u00f4le ou surveillance prudentielle; ou<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>e) une soci\u00e9t\u00e9 ou une autre entit\u00e9 qui, selon des crit\u00e8res d\u00e9termin\u00e9s par l&#8217;Etat adoptant, est agr\u00e9\u00e9e ou contr\u00f4l\u00e9e en tant que participant important, sur les march\u00e9s de l&#8217;Etat adoptant, \u00e0 des contrats donnant lieu \u00e0 des obligations \u00e9ligibles.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(3) On entend par \u201cautorit\u00e9 publique\u201d:<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>a) une entit\u00e9 gouvernementale ou une autre entit\u00e9 publique;<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>b) une banque centrale; ou<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>c) la Banque des r\u00e8glements internationaux, une banque multilat\u00e9rale de d\u00e9veloppement, le Fonds mon\u00e9taire international ou toute entit\u00e9 similaire.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Consid\u00e9rations essentielles concernant cette d\u00e9finition<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La d\u00e9finition de \u201cpartie \u00e9ligible\u201d d\u00e9termine et limite le champ d&#8217;application des Principes, parall\u00e8lement \u00e0 la d\u00e9finition de \u201cobligation \u00e9ligible\u201d. Par cons\u00e9quent, l\u2019application des Principes \u00e0 une relation juridique entre deux parties d\u00e9pend de l\u2019\u00e9ligibilit\u00e9 des deux parties, et du caract\u00e8re de \u201cobligation \u00e9ligible\u201d de la relation juridique qui les lie.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Le champ minimal d\u2019harmonisation sugg\u00e9r\u00e9 par les Principes refl\u00e8te diff\u00e9rents types de risques qui sont pertinents dans les diff\u00e9rentes situations dans lesquelles des clauses de r\u00e9siliation-compensation peuvent s&#8217;appliquer. Les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de parties \u00e9ligibles, telles que d\u00e9finies au Principe 3, constituent le facteur principal de cette distinction telle qu&#8217;elle est appliqu\u00e9e dans le cadre du principe d&#8217;harmonisation minimale des Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Le Principe 3 contient des d\u00e9finitions distinctes pour les deux sous-groupes de parties \u00e9ligibles qui impliquent un risque accru. Le paragraphe (2) concerne le \u201cparticipant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier\u201d, \u00e0 savoir, les parties pour lesquelles l\u2019applicabilit\u00e9 ou la non applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation peut donner lieu \u00e0 des questions de risque syst\u00e9mique; le paragraphe (3) couvre les \u201cautorit\u00e9s publiques\u201d, o\u00f9 l\u2019applicabilit\u00e9 ou la non applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation peut influer sur des questions d&#8217;int\u00e9r\u00eat public au sens g\u00e9n\u00e9ral, risque syst\u00e9mique ou autre. Dans le cadre du principe d&#8217;harmonisation minimale suivi par les Principes (voir Principe 4(1)), le champ d&#8217;application des Principes exige qu&#8217;au moins l\u2019une des parties au contrat d\u2019o\u00f9 d\u00e9coulent les obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation appartienne \u00e0 l&#8217;un de ces sous-groupes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 En dehors de ces sous-groupes, l\u2019expression \u201cparties \u00e9ligibles\u201d est le crit\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral pour d\u00e9terminer le champ d\u2019application personnel des Principes. Elle est d\u00e9finie de mani\u00e8re large et globale, mais reconna\u00eet la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger les personnes physiques agissant principalement dans un but personnel, familial ou domestique.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Les Etats adoptants sont libres d&#8217;\u00e9tendre le champ d&#8217;application personnel des Principes au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation sugg\u00e9r\u00e9 par les Principes; cette possibilit\u00e9 est trait\u00e9e plus en d\u00e9tail dans le commentaire au Principe 4, voir infra, paragraphes 56 et seq.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Explications et commentaires<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1) \u2013 \u201cPartie \u00e9ligible\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>44. L&#8217;expression \u201cpartie \u00e9ligible\u201d est d\u00e9finie dans les termes les plus larges possible, refl\u00e9tant ainsi le raisonnement selon lequel il est tr\u00e8s difficile de classer correctement les diff\u00e9rents types d&#8217;acteurs qui pourraient<br \/>\nutiliser les clauses de r\u00e9siliation-compensation sur les march\u00e9s financiers ou autres.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>45. Le champ d&#8217;application personnel des Principes couvre \u00e0 la fois les parties ayant personnalit\u00e9 juridique et d&#8217;autres entit\u00e9s y compris les trusts, les soci\u00e9t\u00e9s de personnes, les associations non constitu\u00e9es en\u00a0soci\u00e9t\u00e9 ou d&#8217;autres groupes de personnes, ces derniers \u00e9tant express\u00e9ment vis\u00e9s au paragraphe (1). Toutes les personnes morales sont couvertes par la d\u00e9finition du paragraphe (1) et ainsi, refl\u00e9tant le concept\u00a0syst\u00e9matique g\u00e9n\u00e9ral des Principes 3 et 4, les \u201c participants qualifi\u00e9s un march\u00e9 financier\u201d et les \u201cautorit\u00e9s publiques\u201d tels que d\u00e9finis aux paragraphes (2) et (3) sont, comme les sous-groupes de \u201cparties \u00e9ligibles\u201d,\u00a0\u00e9galement toujours couverts par le paragraphe (1).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>46. La seule exception pr\u00e9vue au paragraphe (1) concerne les personnes physiques agissant principalement dans un but de personnel, familial ou domestique. Cette exception refl\u00e8te les pr\u00e9occupations de nombreux\u00a0syst\u00e8mes juridiques concernant la protection sp\u00e9cifique des consommateurs par rapport \u00e0 la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation. Etant donn\u00e9 que la port\u00e9e de la cat\u00e9gorie juridique des\u00a0\u201cconsommateurs\u201d varie selon les diff\u00e9rents syst\u00e8mes juridiques, le texte du Principe 3 \u00e9vite de fa\u00e7on intentionnelle l&#8217;utilisation de ce terme et la port\u00e9e de l&#8217;exception est d\u00e9finie en termes fonctionnels par r\u00e9f\u00e9rence aux\u00a0objectifs principaux de la transaction pertinente.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>47. Il convient de noter que, en vertu de l&#8217;approche minimale d&#8217;harmonisation sugg\u00e9r\u00e9e par les Principes, il ne suffit pas que les deux parties soient des parties \u00e9ligibles. Une partie au moins \u00e0 la clause de r\u00e9siliation-\u00a0compensation doit \u00eatre un participant qualifi\u00e9 un march\u00e9 financier ou une autorit\u00e9 publique tels que d\u00e9finis aux paragraphes (2) et (3). D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, le Principe 4(2) permet aux Etats adoptants d&#8217;\u00e9tendre la port\u00e9e de\u00a0leur protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation sugg\u00e9r\u00e9 par les Principes. Cela peut comprendre l&#8217;extension du champ d&#8217;application personnel aux\u00a0situations dans lesquelles aucune partie \u00e0 la clause de r\u00e9siliation-compensation n&#8217;est un participant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier ou une autorit\u00e9 publique tels que d\u00e9finis aux paragraphes (2) et (3), ou m\u00eame \u00e0 des parties\u00a0non couvertes par le paragraphe (1) \u2013 voir le commentaire au Principe 4, infra, paragraphes 82 et seq.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (2) \u2013 \u201cParticipant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>48. Les termes \u201cparticipant qualifi\u00e9 un march\u00e9 financier\u201d couvrent toutes les parties actives sur les march\u00e9s financiers pour lesquelles l\u2019inapplicabilit\u00e9 d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation pourrait non seulement\u00a0soulever des pr\u00e9occupations relatives \u00e0 la gestion du risque de cr\u00e9dit, mais \u00e9galement des questions de risque syst\u00e9mique.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>49. Dans un souci de s\u00e9curit\u00e9 juridique quant au champ d&#8217;application personnel des Principes, la d\u00e9finition du paragraphe (2) n&#8217;est pas fond\u00e9e sur une r\u00e9f\u00e9rence directe \u00e0 une exigence de risque syst\u00e9mique, mais\u00a0contient plut\u00f4t, aux alin\u00e9as a) \u00e0 d), une \u00e9num\u00e9ration de certaines parties qui sont d\u00e9finies comme \u00e9tant couvertes par le terme \u201cparticipant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier\u201d.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>50. L\u2019alin\u00e9a e) introduit un \u00e9l\u00e9ment d&#8217;appr\u00e9ciation de l&#8217;Etat adoptant dans la d\u00e9finition du terme \u201cparticipant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier\u201d en \u00e9tendant la d\u00e9finition \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s ou autres entit\u00e9s qui, selon des\u00a0crit\u00e8res d\u00e9termin\u00e9s par l&#8217;Etat adoptant, sont autoris\u00e9es ou surveill\u00e9es comme des acteurs importants sur les march\u00e9s de l&#8217;Etat adoptant en ce qui concerne les contrats donnant lieu \u00e0 des obligations \u00e9ligibles. Le but de\u00a0cette disposition est d&#8217;inclure \u00e9galement certaines soci\u00e9t\u00e9s non financi\u00e8res dans le cadre de la notion de \u201cparticipant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier\u201d en vertu de la l\u00e9gislation de chaque Etat adoptant. Le raisonnement est\u00a0que, dans certains cas au moins, certaines parties participent aux march\u00e9s concern\u00e9s et font usage des clauses de r\u00e9siliation-compensation de mani\u00e8re \u00e9quivalente aux entit\u00e9s financi\u00e8res et soulevant des questions\u00a0analogues de risque syst\u00e9mique.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>51. L\u2019alin\u00e9a e) ne pr\u00e9cise pas d&#8217;exigences quant aux conditions, modalit\u00e9s ou contenu de l&#8217;autorisation ou de la surveillance d&#8217;un tel participant important sur les march\u00e9s concern\u00e9s. L&#8217;intention est plut\u00f4t de permettre\u00a0aux Etats adoptants de prendre en compte les caract\u00e9ristiques de leurs march\u00e9s nationaux pour d\u00e9terminer quelles entit\u00e9s devraient \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 profiter des clauses de r\u00e9siliation-compensation. Tout comme les\u00a0Etats adoptants sont libres d&#8217;\u00e9tendre le champ d&#8217;application des Principes en vertu de leurs propres lois au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation propos\u00e9 par les Principes par toute mesure, ils peuvent, vertu de l&#8217;alin\u00e9a\u00a0e), suivre \u00e0 la fois une approche g\u00e9n\u00e9rale, autorisant des classes g\u00e9n\u00e9rales de parties comme \u00e9tant \u00e9ligibles pour la r\u00e9siliation-compensation (en tant que \u201cparticipants qualifi\u00e9s un march\u00e9 financier \u201d au sens de cette\u00a0disposition), ou une approche sp\u00e9cifique \u00e0 l&#8217;entit\u00e9, en autorisant ou supervisant des entit\u00e9s individuelles. En outre, la d\u00e9cision de savoir si la surveillance continue est n\u00e9cessaire ou si une autorisation &#8211; g\u00e9n\u00e9rale ou sp\u00e9cifique\u00a0&#8211; est suffisante, est laiss\u00e9e \u00e0 chaque Etat adoptant.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>52. L&#8217;Etat adoptant peut utiliser diff\u00e9rents crit\u00e8res pour d\u00e9cider d&#8217;inclure ou non certaines entit\u00e9s dans le cadre des parties vis\u00e9es par l&#8217;alin\u00e9a e), comme, par exemple, la taille de la soci\u00e9t\u00e9 ou de l&#8217;entit\u00e9 (mesur\u00e9e par\u00a0rapport aux actifs, revenus ou autre) ou l&#8217;ampleur de ses op\u00e9rations sur les march\u00e9s concern\u00e9s. L&#8217;\u00e9tablissement de tels crit\u00e8res uniformes dans les Principes pour tous les Etats ne serait pas opportun ni m\u00eame faisable.\u00a0Cependant, les crit\u00e8res retenus par l&#8217;Etat d&#8217;ex\u00e9cution doivent offrir toutes les garanties de s\u00e9curit\u00e9 juridique et de pr\u00e9visibilit\u00e9 aux contreparties, tout en assurant que les entit\u00e9s importantes ne sont pas exclues (voir supra\u00a0le raisonnement g\u00e9n\u00e9ral, paragraphe 17).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (3) \u2013 \u201cAutorit\u00e9 publique\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>53. Le paragraphe (3) couvre les \u201cautorit\u00e9s publiques\u201d comme un autre sous-groupe des parties \u00e9ligibles. Le raisonnement sous-jacent est que, lorsque l&#8217;une des parties \u00e0 une clause de r\u00e9siliation-compensation est\u00a0une autorit\u00e9 publique, l&#8217;applicabilit\u00e9 de la clause de r\u00e9siliation-compensation est susceptible de soulever des questions d&#8217;int\u00e9r\u00eat public. Souvent, cet int\u00e9r\u00eat public pourrait se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des questions de risque syst\u00e9mique; une\u00a0autre pr\u00e9occupation sp\u00e9cifique pourrait \u00eatre la question de savoir si les demandes de remboursement des fonds publics mis \u00e0 la disposition d&#8217;un participant priv\u00e9 au march\u00e9 peuvent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es en cas d&#8217;insolvabilit\u00e9 de\u00a0ce dernier.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>54. Le raisonnement sp\u00e9cifique susmentionn\u00e9 est particuli\u00e8rement \u00e9vident en ce qui concerne les types d&#8217;autorit\u00e9s publiques \u00e9num\u00e9r\u00e9s aux alin\u00e9as b) et c), c&#8217;est-\u00e0-dire, les banques centrales, la Banque des\u00a0r\u00e8glements internationaux, une banque multilat\u00e9rale de d\u00e9veloppement, le Fonds mon\u00e9taire international ou toute entit\u00e9 similaire.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>55. L\u2019alin\u00e9a a) \u00e9tend la d\u00e9finition du terme \u201cautorit\u00e9 publique\u201d \u00e0 des entit\u00e9s gouvernementales ou autres entit\u00e9s publiques. Ces termes larges doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la lumi\u00e8re des objectifs \u00e9nonc\u00e9s au paragraphe\u00a0(3), en prenant \u00e9galement en consid\u00e9ration la nature des autres instances des autorit\u00e9s publiques vis\u00e9es aux alin\u00e9as b) et c). Ainsi, le terme \u201centit\u00e9 publique\u201d englobe, au moins dans certains cas et selon le cadre local de la\u00a0l\u00e9gislation de l&#8217;Etat adoptant, des entit\u00e9s priv\u00e9es qui fournissent des services publics. Toutefois, une participation publique mineure dans une entit\u00e9 ne serait pas n\u00e9cessairement suffisante pour consid\u00e9rer cette entit\u00e9\u00a0comme une \u201centit\u00e9 publique\u201d.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong><em>PRINCIPE 4<\/em><\/strong><\/div>\n<div><em><strong>D\u00e9finition de \u201cobligation \u00e9ligible\u201d<\/strong><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(1) On entend par \u201cobligation \u00e9ligible\u201d:<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>a) une obligation cr\u00e9\u00e9e en vertu d\u2019un contrat de l\u2019un des types suivants, conclu entre parties \u00e9ligibles dont l\u2019une au moins est une autorit\u00e9 publique ou un participant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier:\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>i) \u201cInstrument d\u00e9riv\u00e9\u201d, \u00e0 savoir des options, des contrats \u00e0 terme, des contrats \u00e0 terme fermes, des contrats d\u2019\u00e9change, des contrats financiers avec paiement d\u2019un diff\u00e9rentiel et toute autre op\u00e9ration concernant\u00a0un actif sous-jacent ou de r\u00e9f\u00e9rence ou une valeur de r\u00e9f\u00e9rence qui fait, ou fera, l\u2019objet de contrats r\u00e9currents sur les march\u00e9s d\u00e9riv\u00e9s;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>ii) les pensions sur instruments financiers, les contrats de pr\u00eat de titres et toute autre op\u00e9ration de financement de titres, dans chaque cas relatifs \u00e0 des titres, des instruments du march\u00e9 mon\u00e9taire ou des parts\u00a0dans un organisme de placement collectif ou un fonds d\u2019investissement;\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>iii) les contrats de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9 relatifs \u00e0 des obligations \u00e9ligibles;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>iv) les contrats de vente, d\u2019achat ou de livraison:\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>a. de titres;\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>b. d\u2019instruments du march\u00e9 mon\u00e9taire;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>c. de parts dans un organisme de placement collectif ou un fonds d\u2019investissement;\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>d. de devises de tout pays, territoire ou union mon\u00e9taire;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>e. d\u2019or, d\u2019argent, de platine, de palladium, ou d\u2019autres m\u00e9taux pr\u00e9cieux;\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>b) une obligation d\u2019une partie \u00e9ligible (au moyen d\u2019une s\u00fbret\u00e9 ou en tant que d\u00e9biteur principal) d\u2019ex\u00e9cuter une obligation assum\u00e9e par une autre personne qui est une obligation \u00e9ligible en vertu de l\u2019alin\u00e9a a);\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>c) une obligation nette unique d\u00e9termin\u00e9e en vertu d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation conclue par les m\u00eames parties en ce qui concerne des obligations couvertes par les alin\u00e9as a) ou b).<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>(2) Un Etat adoptant peut d\u00e9cider d\u2019\u00e9largir le champ d\u2019application du paragraphe (1) a) de l\u2019une ou des deux mani\u00e8res suivantes:<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>a) en pr\u00e9voyant de l\u2019\u00e9tendre aux obligations cr\u00e9\u00e9es en vertu de contrats conclus entre des parties dont aucune n\u2019est une autorit\u00e9 publique ou un participant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier;\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>b) en pr\u00e9voyant de l\u2019\u00e9tendre \u00e0 des obligations qui ne sont pas limit\u00e9es \u00e0 celles \u00e9num\u00e9r\u00e9es au paragraphe (1);\u00a0sous r\u00e9serve, dans chaque cas, des limites ou exceptions que l\u2019Etat adoptant peut pr\u00e9ciser.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Consid\u00e9rations essentielles concernant cette d\u00e9finition<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Si le Principe 3 d\u00e9finit les notions de \u201cpartie \u00e9ligible\u201d et notions connexes qui sont pertinentes pour la d\u00e9termination du champ d&#8217;application personnel, le Principe 4 est la principale expression de l&#8217;approche\u00a0minimale d&#8217;harmonisation propos\u00e9e par les Principes. En vertu du Principe 4(1), le champ d&#8217;application des Principes est limit\u00e9 aux obligations cr\u00e9\u00e9es en vertu d\u2019un contrat entre parties \u00e9ligibles dont l\u2019une au moins est une\u00a0autorit\u00e9 publique ou un participant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier. Le Principe 4(2), cependant, reconna\u00eet que les Etats adoptants restent libres d&#8217;\u00e9largir la protection de l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation\u00a0au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation propos\u00e9 par les Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La r\u00e9siliation-compensation serait possible du point de vue des m\u00e9canismes purement juridiques impliqu\u00e9s pour toutes les relations contractuelles r\u00e9ciproques dont la valeur peut \u00eatre exprim\u00e9e en un montant de\u00a0devises. Cependant, en cas de d\u00e9faut de l\u2019une des parties, la r\u00e9siliation-compensation pr\u00e9voit un traitement particulier de la partie non d\u00e9faillante par rapport aux cr\u00e9anciers ordinaires de la partie insolvable. Par cons\u00e9quent,\u00a0en vertu de l&#8217;approche minimale d&#8217;harmonisation propos\u00e9e par les Principes, il n&#8217;y a pas seulement de limites du champ d&#8217;application personnel des Principes vis\u00e9 au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent, mais le champ d&#8217;application\u00a0mat\u00e9riel, \u00e0 savoir la port\u00e9e des obligations \u00e9ligibles, est \u00e9galement restreint \u00e0 certains types d&#8217;obligations. D\u00e8s lors, il faut qu\u2019il y ait des \u00e9l\u00e9ments justifiant une relation contractuelle couverte par une clause de r\u00e9siliation-\u00a0compensation. Ces \u00e9l\u00e9ments sont au nombre de trois.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La relation unique: les contrats conclus \u00e9tant entendu que chacun en pratique affecte les autres, doivent \u00eatre couverts. Le premier cas est la cat\u00e9gorie quasi \u201cnaturelle\u201d des op\u00e9rations qui implique directement une\u00a0relation unique. Par exemple, les op\u00e9rations de swap ou de pension sont conclues \u00e9tant entendu que les droits et obligations r\u00e9ciproques (qui sont juridiquement distincts) au titre d\u2019une op\u00e9ration unique ne peuvent \u00eatre\u00a0s\u00e9par\u00e9s par les parties et ne doivent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment au cas o\u00f9 l&#8217;une des parties deviendrait insolvable (autrement dit, \u201cles picorages\u201d est interdit, c&#8217;est-\u00e0-dire qu\u2019il n\u2019est pas admis de choisir une seule\u00a0branche de ces op\u00e9rations \u00e0 sa convenance). Pour une deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie de cas, cette relation unique est plus vaste et cr\u00e9\u00e9e contractuellement par les parties. Toutefois, \u00e9tant donn\u00e9 que la r\u00e9siliation-compensation\u00a0donne lieu \u00e0 un traitement sp\u00e9cial en cas d&#8217;insolvabilit\u00e9, cette relation contractuelle unique ne peut \u00eatre \u00e9tablie que lorsqu&#8217;il existe des raisons objectives de traiter collectivement une multitude de transactions. Le principal\u00a0argument en l\u2019esp\u00e8ce est qu\u2019il est plus efficace pour les parties de contr\u00f4ler et de g\u00e9rer leur exposition r\u00e9ciproque au risque sur la base d&#8217;une \u00e9valuation globale de toutes les transactions en cours entre eux.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Les changements rapides de valeur: une deuxi\u00e8me justification pour appliquer la r\u00e9siliation-compensation \u00e0 certains des droits et obligations r\u00e9ciproques des parties r\u00e9side dans le fait que la volatilit\u00e9 de la valeur\u00a0de certaines op\u00e9rations financi\u00e8res exposerait les parties \u00e0 un risque de march\u00e9 et de cr\u00e9dit consid\u00e9rable qu\u2019elles auraient du mal \u00e0 g\u00e9rer si elles ne pouvaient mettre fin aux op\u00e9rations en question \u00e0 la survenance de l\u2019un\u00a0des \u00e9v\u00e9nements de r\u00e9siliation pr\u00e9d\u00e9finis, afin de d\u00e9terminer les gains et les pertes et de couvrir \u00e0 nouveau leur portefeuille. Des changements rapides et significatifs dans la valeur du contrat peuvent exposer la partie non\u00a0d\u00e9faillante \u00e0 de multiples contreparties anticip\u00e9es et risques de march\u00e9 qui ne peuvent plus \u00eatre couverts de fa\u00e7on ad\u00e9quate.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Risque syst\u00e9mique: une troisi\u00e8me justification consiste dans le fait d\u2019\u00e9viter le risque syst\u00e9mique. Cet \u00e9l\u00e9ment proc\u00e8de en partie de la deuxi\u00e8me justification. Dans un contexte de d\u00e9t\u00e9rioration des conditions de\u00a0march\u00e9, il est important de conserver la capacit\u00e9 de mettre fin \u00e0 des contrats et ainsi limiter les expositions pour se pr\u00e9munir de la situation dans laquelle l\u2019inex\u00e9cution de ses obligations par l\u2019une des parties entra\u00eene de la\u00a0m\u00eame fa\u00e7on pour l&#8217;autre partie l\u2019incapacit\u00e9 de s\u2019acquitter de ses propres obligations vis-\u00e0-vis de tiers.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Explications et commentaires<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Remarques d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral sur le champ d\u2019application et l\u2019approche minimale d\u2019harmonisation en vertu du Principe 4<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>56. En d\u00e9finissant les obligations \u00e9ligibles, le Principe 4 traite du champ d&#8217;application mat\u00e9riel des Principes. Il convient de noter que le paragraphe (1)(a), en tant qu&#8217;\u00e9l\u00e9ment central de la d\u00e9finition de l&#8217;expression\u00a0\u201cobligation \u00e9ligible\u201d, contient une r\u00e9f\u00e9rence aux d\u00e9finitions du Principe 3. Par cons\u00e9quent, pour \u00eatre \u00e9ligibles, les obligations ne doivent pas seulement appartenir \u00e0 l&#8217;un des types d&#8217;obligations \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&#8217;alin\u00e9a a), i) \u00e0 iv),\u00a0mais le cr\u00e9ancier et le d\u00e9biteur de l&#8217;obligation doivent aussi \u00eatre des parties \u00e9ligibles telles que d\u00e9finies au Principe 3. En outre, l&#8217;un d&#8217;eux doit \u00eatre une autorit\u00e9 publique ou un participant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier. En\u00a0vertu des alin\u00e9as b) et c), il existe des restrictions \u00e9quivalentes du champ d&#8217;application personnel sur la base des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l&#8217;obligation garantie (alin\u00e9a b)) ou aux obligations couvertes par les accords-cadres (alin\u00e9a c)), voir infra, paragraphes 80 et seq. La port\u00e9e de la protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation se limite aux situations dans lesquelles, au moins sur la base d&#8217;une qualification g\u00e9n\u00e9rale,\u00a0l&#8217;applicabilit\u00e9 d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation non seulement soul\u00e8ve des questions quant \u00e0 la gestion individuelle du risque de cr\u00e9dit des parties concern\u00e9es, mais concerne aussi des int\u00e9r\u00eats publics tels que,\u00a0principalement, la protection contre le risque syst\u00e9mique sur les march\u00e9s financiers (voir supra, paragraphes 48 et 53).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>57. En vertu du Principe 4(2) toutefois, les Etats adoptants peuvent, \u00e0 leur discr\u00e9tion, \u00e9tendre le champ d&#8217;application de leur protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation \u00e0 des situations\u00a0allant au-del\u00e0 du champ minimal d&#8217;harmonisation propos\u00e9e en vertu des Principes, \u00e0 la fois concernant le champ d&#8217;application personnel (partie \u00e9ligible, Principe 4(2)(a)) et le champ d&#8217;application mat\u00e9riel (obligations\u00a0\u00e9ligibles, Principe 4(2)(b)). Voir infra, paragraphes 82 et seq.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1) \u2013 \u201cobligation \u00e9ligible\u201d<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>58. L&#8217;expression \u201cobligation \u00e9ligible\u201d est d\u00e9finie au paragraphe (1) couvrant trois sous-groupes de types d&#8217;obligations. En premier lieu, l&#8217;alin\u00e9a a) couvre les obligations cr\u00e9\u00e9es en vertu de certains types de contrats\u00a0\u00e9num\u00e9r\u00e9s dans ce paragraphe. A cet \u00e9gard, le terme \u201ccontrats\u201d doit s\u2019entendre au sens large, incluant \u00e9galement les contrats pouvant \u00eatre qualifi\u00e9s de \u201ccommerciaux\u201d. Il est impossible de faire une distinction nette entre\u00a0les contrats, d\u2019une part, et les contrats commerciaux, d\u2019autre part. Par exemple, les contrats \u00e0 terme normalis\u00e9s (futures) et de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9 (forwards) sont utilis\u00e9s par les soci\u00e9t\u00e9s industrielles et commerciales pour se\u00a0couvrir contre les fluctuations des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res, etc. L\u2019application de ces r\u00e8gles aux contrats conclus par des distributeurs d\u2019\u00e9nergie, des compagnies a\u00e9riennes et des entreprises similaires, \u00e0 condition qu&#8217;ils\u00a0remplissent les conditions relatives au champ d&#8217;application personnel des Principes, serait b\u00e9n\u00e9fique, car celles-ci sont expos\u00e9es \u00e0 des risques de fluctuations des prix rapides analogues \u00e0 celles que rencontrent les soci\u00e9t\u00e9s\u00a0financi\u00e8res. A l\u2019alin\u00e9a b), la port\u00e9e de l&#8217;expression \u201cobligation \u00e9ligible\u201d s&#8217;\u00e9tend aux obligations garantissant une autre obligation \u00e9ligible et, \u00e0 l&#8217;alin\u00e9a c), aux obligations cr\u00e9\u00e9es en vertu d&#8217;accords-cadres couvrant d&#8217;autres\u00a0obligations \u00e9ligibles.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(a)(i) \u2013 Instruments d\u00e9riv\u00e9s<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>59. Le terme \u201cinstrument d\u00e9riv\u00e9\u201d couvre des contrats concernant un actif sous-jacent ou de r\u00e9f\u00e9rence ou une valeur de r\u00e9f\u00e9rence. La valeur de r\u00e9f\u00e9rence peut \u00eatre un taux ou un indice, ou toute autre mesure de la\u00a0valeur \u00e9conomique, ou un \u00e9v\u00e9nement factuel. Sur les march\u00e9s actuels, la valeur de r\u00e9f\u00e9rence est g\u00e9n\u00e9ralement un taux, un rendement, un prix ou un indice se rapportant \u00e0 des taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat, des devises, des titres\u00a0n\u00e9gociables, des instruments du march\u00e9 mon\u00e9taire, des mati\u00e8res premi\u00e8res, des m\u00e9taux pr\u00e9cieux, un risque de cr\u00e9dit, l\u2019\u00e9nergie, des \u00e9missions, des statistiques \u00e9conomiques ou mon\u00e9taires, des donn\u00e9es actuarielles ou\u00a0autres donn\u00e9es en mati\u00e8re d\u2019assurance, des donn\u00e9es m\u00e9t\u00e9orologiques, des taux de fret \u00e0 terme, la bande passante ou des biens. D\u2019autres valeurs de r\u00e9f\u00e9rence sont n\u00e9anmoins \u00e9galement envisageables. Ind\u00e9pendamment\u00a0de la question de savoir si la transaction est conclue concernant un actif sous-jacent ou de r\u00e9f\u00e9rence ou une valeur de r\u00e9f\u00e9rence, le terme \u201cinstrument d\u00e9riv\u00e9\u201d exige que la transaction fasse, ou fera, l&#8217;objet de contrats\u00a0r\u00e9currents sur les march\u00e9s d\u00e9riv\u00e9s. Ainsi, les transactions ponctuelles ne sont pas couvertes par le paragraphe (1)(a)(i).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>60. Les instruments d\u00e9riv\u00e9s remplissent g\u00e9n\u00e9ralement les deux crit\u00e8res (cf. les consid\u00e9rations essentielles, infra) d\u2019appartenance \u00e0 la liste des contrats. Premi\u00e8rement, deux participants types du march\u00e9 tels que les\u00a0banques, les banques d\u2019affaires, les fonds, les compagnies d\u2019assurance, etc., consid\u00e9reront g\u00e9n\u00e9ralement la multitude de leurs instruments d\u00e9riv\u00e9s ouverts les uns avec les autres comme une relation unique. Le contr\u00f4le et\u00a0l\u2019\u00e9valuation du risque seront g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9alis\u00e9s par les parties de mani\u00e8re globale.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>61. Les instruments d\u00e9riv\u00e9s remplissent \u00e9galement le deuxi\u00e8me crit\u00e8re, \u00e0 savoir celui de l\u2019exposition \u00e0 un risque de march\u00e9 et de cr\u00e9dit consid\u00e9rable. Ce sont souvent des op\u00e9rations extr\u00eamement volatiles avec des\u00a0mouvements tarifaires rapides et significatifs. Les mouvements de prix rapides conjugu\u00e9s \u00e0 des expositions de cr\u00e9dit de contrepartie et des volumes d\u2019op\u00e9ration cons\u00e9quents pourraient \u00e9galement accro\u00eetre le danger de\u00a0risque syst\u00e9mique.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>62. Les march\u00e9s financiers subdivisent les contrats de d\u00e9riv\u00e9s en un certain nombre de cat\u00e9gories, notamment les options, les contrats \u00e0 terme, les contrats \u00e0 terme ferme, les contrats d\u2019\u00e9change, les contrats\u00a0financiers avec paiement d\u2019un diff\u00e9rentiel et leurs sous-cat\u00e9gories respectives. Les fronti\u00e8res entre ces cat\u00e9gories ne sont pas toujours nettement d\u00e9finies. De plus, la liste des cat\u00e9gories de d\u00e9riv\u00e9s ne peut jamais \u00eatre\u00a0exclusive, compte tenu de la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9voir les \u00e9volutions de march\u00e9 \u00e0 venir et les diff\u00e9rences de cat\u00e9gorisation. Par cons\u00e9quent, le raisonnement sous-jacent est que les Principes s\u2019appliquent \u00e0 tous les d\u00e9riv\u00e9s\u00a0couverts par la d\u00e9finition du paragraphe (1)(a)(i), quelle que soit la cat\u00e9gorie que leur attribue la pratique du march\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>63. Selon les dispositions des contrats pertinents, les d\u00e9riv\u00e9s peuvent \u00eatre r\u00e9gl\u00e9s soit par livraison physique, soit en esp\u00e8ces. Ces deux r\u00e8glements sont inclus dans le champ d\u2019application des Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>64. Aux fins des Principes, peu importe que les contrats concern\u00e9s soient conclus en bourse ou hors bourse, ou qu\u2019ils soient r\u00e9gl\u00e9s \u201cde gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9\u201d ou au moyen d\u2019un m\u00e9canisme de compensation ou d\u2019une\u00a0contrepartie centrale (\u00e0 noter que dans ces derniers cas, cela donne lieu \u00e0 une clause bilat\u00e9rale de r\u00e9siliation-compensation entre l\u2019entit\u00e9 centrale et le participant au syst\u00e8me (voir supra, paragraphe 27).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(a)(ii) \u2013 Op\u00e9rations de financement de titres<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>65. Le paragraphe (1)(a)(ii) traite de trois m\u00e9thodes de financement des titres: les pensions sur instruments financiers, les contrats de pr\u00eats de titres et toute autre op\u00e9ration de financement de titres. Dans les trois\u00a0cas, les op\u00e9rations sont couvertes si elles ont \u00e9t\u00e9 conclues relativement \u00e0 des titres, des instruments du march\u00e9 mon\u00e9taire ou des parts dans un organisme de placement collectif ou un fonds d&#8217;investissement<\/div>\n<div><\/div>\n<div>66. Une pension sur instrument financier est une combinaison de deux processus simultan\u00e9ment convenus entre les m\u00eames parties: premi\u00e8rement, la vente et le transfert en pleine propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un actif (par ex., une\u00a0obligation) et, deuxi\u00e8mement, le rachat et le re-transfert subs\u00e9quents du m\u00eame actif \u00e0 un prix l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9. Ce type d&#8217;accord est habituellement motiv\u00e9 par des besoins de tr\u00e9sorerie, c\u2019est-\u00e0-dire que, en termes\u00a0fonctionnels, il a le m\u00eame effet qu\u2019un pr\u00eat d\u2019argent garanti. Le co\u00fbt de financement (qui se traduit, dans le cadre d\u2019un contrat de pr\u00eat, par le versement d\u2019int\u00e9r\u00eats) est ici exprim\u00e9 par la diff\u00e9rence de prix entre les phases de\u00a0vente et de rachat de l\u2019op\u00e9ration.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>67. Le pr\u00eat de titres implique que les titres soient mis \u00e0 la disposition de la contrepartie avec un accord simultan\u00e9 pour retransf\u00e9rer ou restituer ces titres, ou des titres \u00e9quivalents, \u00e0 un moment donn\u00e9. L\u2019emprunteur\u00a0doit fournir une garantie (par ex. sous forme d\u2019esp\u00e8ces) au pr\u00eateur pour la dur\u00e9e de l\u2019accord. Le pr\u00eat de titres est principalement motiv\u00e9 par le besoin des emprunteurs pour un certain type de titres.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>68. Concr\u00e8tement, les \u00e9changes d\u2019actifs mutuels sont identiques pour les deux types d\u2019op\u00e9rations. Tous deux consistent en un couple d\u2019op\u00e9rations r\u00e9ciproques. Bien que dans un cas comme dans l\u2019autre chaque\u00a0op\u00e9ration distincte puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme juridiquement ind\u00e9pendante, ni une pension sur instruments financiers ni un contrat de pr\u00eat de titres ne doit pr\u00e9senter le risque de se dissocier dans une proc\u00e9dure\u00a0d\u2019insolvabilit\u00e9. Par cons\u00e9quent, une pension sur instruments financiers ou de pr\u00eat de titres en soi remplit le premier \u00e9l\u00e9ment de justification susmentionn\u00e9 (relation unique, premier cas).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>69. Le principal exemple d&#8217;une autre op\u00e9ration de financement de titres qui serait couverte par le paragraphe (1)(a)(ii) est le pr\u00eat sur marge. Sensiblement de la m\u00eame mani\u00e8re que pour les op\u00e9rations vis\u00e9es aux\u00a0paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents, dans le cadre d&#8217;un pr\u00eat sur marge, l\u2019argent est avanc\u00e9 par une banque \u00e0 son client pour acheter des titres \u00e0 la condition que la banque puisse consid\u00e9rer ensuite ces titres comme une garantie\u00a0cautionnant le pr\u00eat. Une fois encore, les deux composantes de ces accords sont (i) un flux de tr\u00e9sorerie dans un sens, et (ii) l\u2019octroi de droits sur des titres (garantie) dans l\u2019autre sens. La garantie peut \u00eatre fournie en\u00a0vertu d\u2019un contrat avec transfert de propri\u00e9t\u00e9 ou d\u2019un contrat sans transfert de propri\u00e9t\u00e9 (cf. infra, l\u2019alin\u00e9a(a)(iii)), c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019en fonction du contrat, la propri\u00e9t\u00e9 des titres est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la banque.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>70. Lorsque deux parties ont conclu de nombreux pensions sur instruments financiers, contrats de pr\u00eats de titres et de pr\u00eats sur marge entre elles, ces derniers sont g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s \u00e9troitement li\u00e9s car les flux de\u00a0liquidit\u00e9s et de garanties sont g\u00e9r\u00e9s globalement plut\u00f4t que s\u00e9par\u00e9ment. En cons\u00e9quence, il existe une raison objective \u00e0 ce que les parties couvrent leurs expositions mutuelles r\u00e9sultant de ces types d\u2019op\u00e9rations par une\u00a0clause de r\u00e9siliation-compensation (relation unique, deuxi\u00e8me cas).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(a)(iii) \u2013 Contrats de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>71. Le paragraphe (1)(a)(iii) \u00e9tend la d\u00e9finition du terme \u201cobligation \u00e9ligible \u201d aux obligations cr\u00e9\u00e9es en vertu de contrats de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9 relative \u00e0 des obligations \u00e9ligibles. On distingue les\u00a0contrats de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9 et les contrats sans transfert de propri\u00e9t\u00e9. Ils diff\u00e8rent de par leur nature et l\u2019analyse du bien-fond\u00e9 de leur int\u00e9gration, et de la mesure de cette int\u00e9gration, dans une clause\u00a0de compensation en d\u00e9pend.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>72. Dans le cadre d\u2019un contrat de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9, la pleine propri\u00e9t\u00e9 est transmise au preneur de la garantie et le constituant de la garantie re\u00e7oit ult\u00e9rieurement une demande de transfert du\u00a0m\u00eame montant ou du m\u00eame actif. Le constituant ne retient aucun droit de propri\u00e9t\u00e9. Ainsi, l\u2019\u00e9valuation et la prise en compte des deux situations juridiques dans le montant net sont possibles parce qu&#8217;il existe des droits \u00e0\u00a0un re-transfert des deux c\u00f4t\u00e9s (un droit au re-paiement\/re-transfert de la valeur de l&#8217;op\u00e9ration, et un droit au re-transfert de la garantie).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>73. Un contrat de garantie sans transfert de propri\u00e9t\u00e9 couvre les contrats de s\u00fbret\u00e9 traditionnelle, par exemple un nantissement ou une charge. Ceux-ci impliquent un droit r\u00e9el et le constituant de la garantie et le\u00a0preneur ont tous deux des droits de propri\u00e9t\u00e9 sur le bien grev\u00e9. En particulier, le constituant de la garantie conserve g\u00e9n\u00e9ralement le droit de propri\u00e9t\u00e9 sur l&#8217;actif. Ce type d\u2019accord ne peut g\u00e9n\u00e9ralement pas faire l\u2019objet\u00a0d\u2019une r\u00e9siliation-compensation comme on l\u2019entend habituellement, car un droit de propri\u00e9t\u00e9 ne peut pas \u00eatre combin\u00e9, ni compens\u00e9, avec une cr\u00e9ance mon\u00e9taire. Au lieu de cela, les droits du cr\u00e9ancier nanti s\u2019exercent par\u00a0voie de vente des biens nantis et l&#8217;acquittement des obligations garanties sur le produit de la vente. Lorsque la r\u00e9siliation-compensation et une s\u00fbret\u00e9 traditionnelle s\u2019appliquent en vertu de l\u2019accord des parties, la\u00a0compensation op\u00e8re \u00e0 l&#8217;exclusion de la s\u00fbret\u00e9. En fait, la s\u00fbret\u00e9, intervenant logiquement en deuxi\u00e8me lieu, garantit le montant net.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>74. Le contrat de garantie sans transfert de propri\u00e9t\u00e9 assorti d\u2019un droit d&#8217;usage constitue une sous-cat\u00e9gorie importante. Dans ces cas, les parties conviennent, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale ou au cas par cas, que le droit\u00a0r\u00e9el sur un bien peut \u00eatre remplac\u00e9, au choix du preneur de la garantie, par un droit \u00e0 la restitution de biens identiques ou \u00e9quivalents. C\u2019est notamment le cas lorsque le contrat, autoris\u00e9 par le droit applicable, permet au\u00a0preneur de la garantie d\u2019utiliser l\u2019actif grev\u00e9 pour son propre usage, et notamment de le \u201cr\u00e9hypoth\u00e9quer\u201d puis de restituer non pas le m\u00eame actif mais un actif \u00e9quivalent. Dans ce cas, le droit de propri\u00e9t\u00e9 r\u00e9siduel d\u00e9volu \u00e0\u00a0l\u2019origine au constituant de la garantie s\u2019\u00e9teint et est remplac\u00e9 par un droit contractuel de re-transfert \u2013 ou son \u00e9quivalent. En cons\u00e9quence \u00e0 nouveau, il existe des droits de nature obligatoire des deux c\u00f4t\u00e9s. Par\u00a0cons\u00e9quent, si cela est permis en vertu du droit applicable, il est g\u00e9n\u00e9ralement possible de pr\u00e9voir ce type d\u2019accord dans une clause de compensation dont l\u2019effet est, habituellement, que le bien nanti reste entre les mains\u00a0du cr\u00e9ancier nanti, mais un droit \u00e9gal \u00e0 sa valeur est compris dans le calcul de compensation. Le Principe 4(1)(a) ne couvre pas les contrats de garantie sans transfert de propri\u00e9t\u00e9 assortis d&#8217;un droit d&#8217;usage, mais les Etats\u00a0adoptants peuvent d\u00e9cider, en vertu du Principe 4(2)(b), d&#8217;\u00e9tendre la port\u00e9e de la protection \u00e0 de tels contrats de garantie sans transfert de propri\u00e9t\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>75. Comme c\u2019est le cas pour les pensions sur instruments financiers et les contrats de pr\u00eats de titres, les obligations distinctes qui constituent un contrat de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9 ne doivent pas\u00a0pr\u00e9senter le risque d\u2019\u00eatre dissoci\u00e9es (relation unique, premier cas). De la m\u00eame fa\u00e7on, la garantie est trait\u00e9e globalement. Pour cette raison, de nombreux contrats de garantie entre deux parties sont \u00e9galement\u00a0susceptibles d\u2019\u00eatre inclus dans le dispositif de la r\u00e9siliation-compensation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>76. Il est important de noter que les pensions sur instruments financiers, les contrats de pr\u00eats de titres et de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9 peuvent \u00eatre g\u00e9r\u00e9s collectivement et surveill\u00e9s sous l\u2019angle du risque\u00a0de contrepartie. Les parties couvrent souvent tous ces types d&#8217;op\u00e9rations par une clause de r\u00e9siliation-compensation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(a)(iv) \u2013 Contrats de vente, d\u2019achat ou de livraison de certains actifs<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>77. Le paragraphe (1)(a)(iv) traite des contrats de vente et de livraison de certains actifs moyennant paiement dans la mesure o\u00f9 ils ne sont pas couverts par la d\u00e9finition d\u2019instruments d\u00e9riv\u00e9s, en particulier les\u00a0contrats \u00e0 terme ferme (futures) et \u00e0 terme (forwards). Par exemple, sur le march\u00e9 au comptant, les prix sont convenus et pay\u00e9s imm\u00e9diatement, tandis que la livraison survient dans un d\u00e9lai de moins d\u2019un mois. Le\u00a0march\u00e9 au comptant du p\u00e9trole brut en est un exemple type.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>78. Les contrats concern\u00e9s sont g\u00e9n\u00e9ralement conclus sur la base d&#8217;une relation unique, et sont soumis au m\u00eame type de risque de cr\u00e9dit et de changement de valeur que les autres types d&#8217;obligations \u00e9ligibles. En\u00a0outre, ils peuvent \u00eatre soumis au risque de r\u00e8glement.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>79. Il convient de noter que le paragraphe (1)(a)(iv) contient une liste exhaustive de contrats donnant lieu \u00e0 des obligations \u00e9ligibles en vertu de cette disposition. Cette liste ne comprend pas, par exemple, les\u00a0contrats au comptant (spot) du p\u00e9trole brut ni les transactions concernant les quotas d&#8217;\u00e9mission. Les Etats adoptants peuvent toutefois d\u00e9cider d&#8217;\u00e9tendre leur protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-\u00a0compensation aux obligations d\u00e9coulant de telles op\u00e9rations en vertu du paragraphe (2)(b).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(b) \u2013 Contrats de s\u00fbret\u00e9 et autres s\u00fbret\u00e9s personnelles<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>80. Le paragraphe (1)(b) pr\u00e9voit que non seulement les obligations des parties (directes) \u00e0 l\u2019un des contrats \u00e9ligibles \u00e9num\u00e9r\u00e9s au paragraphe (1) rel\u00e8vent des Principes, mais aussi les obligations d\u2019autres parties\u00a0\u00e9ligibles qui s\u2019engagent (au moyen d\u2019une s\u00fbret\u00e9 ou en tant que garant ou d\u00e9biteur principal) \u00e0 ce que l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019obligation de l\u2019une des parties \u00e0 ce contrat soit honor\u00e9e. Parmi ces contrats, les plus importants sont les\u00a0accords de garantie et d\u2019indemnisation, ou d\u2019autres types de s\u00fbret\u00e9 personnelle qui peuvent exister dans diff\u00e9rents pays et ind\u00e9pendamment de la formulation employ\u00e9e. Si l&#8217;obligation garantie n&#8217;est pas une obligation\u00a0\u00e9ligible aux termes du paragraphe (1)(a), l&#8217;obligation de l&#8217;autre partie qui fournit la garantie n&#8217;est pas non plus \u00e9ligible aux termes du paragraphe (1)(b).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(c) \u2013 Accords-cadres parapluie<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>81. Le paragraphe (1)(c) pr\u00e9voit que les obligations cr\u00e9\u00e9es comme des obligations nettes uniques en vertu du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation d&#8217;un accord-cadre sont \u00e9galement des obligations \u00e9ligibles,\u00a0permettant ainsi \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation d\u2019avoir des effets en vertu d&#8217;accords-cadres parapluie, c&#8217;est-\u00e0-dire des accords en vertu desquels il y a plusieurs accords-cadres couverts par un autre accord-cadre pr\u00e9voyant\u00a0la compensation des obligations nettes uniques d\u00e9coulant des accords-cadres couverts (voir aussi supra, paragraphe 24). Ces obligations d\u00e9coulant des accords-cadres vis\u00e9s par la clause de r\u00e9siliation-compensation dans\u00a0un accord-cadre parapluie sont des obligations \u00e9ligibles en vertu du paragraphe (1)(c) seulement dans la mesure o\u00f9 les accords-cadres couverts ont \u00e9t\u00e9 conclus par les m\u00eames parties et \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019obligations vis\u00e9es au\u00a0paragraphe (1)(a) et (b), c&#8217;est-\u00e0-dire des obligations \u00e9ligibles entre parties \u00e9ligibles, dont l\u2019une au moins est une autorit\u00e9 publique ou un participant qualifi\u00e9 \u00e0 un march\u00e9 financier, ou des obligations assum\u00e9es par des\u00a0parties \u00e9ligibles en vertu d&#8217;un contrat de s\u00fbret\u00e9 en tant que garantie d\u2019une telle obligation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (2)(a) \u2013 Extension du champ d\u2019application personnel \u00e0 d\u2019autres parties<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>82. En sugg\u00e9rant un champ minimal d&#8217;harmonisation, les Principes n&#8217;entendent pas restreindre la possibilit\u00e9 pour les Etats adoptants d&#8217;\u00e9largir la port\u00e9e de leur protection de la mise en \u0153uvre des clauses de\u00a0r\u00e9siliation-compensation \u00e0 des situations qui ne rel\u00e8vent pas de ce champ minimal. Le paragraphe (2)(a) traite de l&#8217;extension du champ d&#8217;application personnel de la protection en vertu des Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>83. En premier lieu, le choix appartient aux Etats adoptants d&#8217;\u00e9largir la port\u00e9e du paragraphe (1)(a) en supprimant la limite contenue au paragraphe (1)(a) selon laquelle des obligations doivent \u00eatre cr\u00e9\u00e9es en vertu\u00a0de contrats dont l&#8217;une au moins des parties est une autorit\u00e9 publique ou un participant qualifi\u00e9 un march\u00e9 financier.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>84. En second lieu, les Etats adoptants peuvent d\u00e9cider d&#8217;\u00e9tendre la port\u00e9e de la protection en vertu des Principes aux clauses de r\u00e9siliation-compensation couvrant des obligations cr\u00e9\u00e9es en vertu de contrats qui ont\u00a0\u00e9t\u00e9 conclus par des parties autres que des parties \u00e9ligibles au sens du Principe 3(1). Une telle extension pourrait en particulier \u00eatre utile \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des personnes physiques qui participent dans une certaine mesure aux\u00a0march\u00e9s financiers et \u00e0 l&#8217;\u00e9gard desquelles il pourrait autrement \u00eatre difficile de savoir si elles agissent dans un but personnel, familial ou domestique. Chaque Etat adoptant est libre en ce qui concerne l&#8217;\u00e9tendue de la\u00a0protection et la d\u00e9finition du groupe de personnes physiques pertinent.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>85. En g\u00e9n\u00e9ral, les Principes ne prennent pas position sur la question de savoir si les Etats adoptants devraient, dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat de la protection de la confiance des parties \u00e0 l\u2019\u00e9gard des clauses de r\u00e9siliation-\u00a0compensation en tant que technique de gestion du risque de cr\u00e9dit, d\u00e9cider en faveur de l\u2019extension de l\u2019applicabilit\u00e9 de telles clauses ou non. Les crit\u00e8res g\u00e9n\u00e9raux qui pourraient \u00eatre pris en consid\u00e9ration dans l&#8217;exercice de\u00a0ce pouvoir discr\u00e9tionnaire sont mentionn\u00e9s ci-dessus (paragraphe 17). Les Etats adoptants sont \u00e9galement libres de d\u00e9cider de la technique juridique \u00e0 appliquer lors de l&#8217;extension de la port\u00e9e de la protection des clauses\u00a0de r\u00e9siliation-compensation. Le Principe 4(2) permet aux Etats adoptants de pr\u00e9ciser les limites ou exceptions \u00e0 une telle extension du champ d&#8217;application des Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (2)(b) \u2013 Extension du champ d\u2019application mat\u00e9riel \u00e0 d\u2019autres obligations<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>86. Le paragraphe (2)(b) pr\u00e9voit que les Etats adoptants peuvent \u00e9galement \u00e9tendre le champ d&#8217;application mat\u00e9riel de la protection en vertu des Principes. Les Etats adoptants peuvent d\u00e9cider que la protection\u00a0qu&#8217;ils octroient \u00e0 la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation en vertu des Principes devrait, en vertu de leur droit interne, s\u2019appliquer \u00e9galement aux obligations non couvertes par le Principe 4(1).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>87. La question de savoir si les pr\u00eats et les d\u00e9p\u00f4ts devraient \u00eatre inclus peut \u00eatre particuli\u00e8rement pertinente (voir les paragraphes suivants). Toutefois, il pourrait y avoir d&#8217;autres types de contrats que les Etats\u00a0peuvent d\u00e9cider d&#8217;inclure, comme les op\u00e9rations concernant la vente, l&#8217;achat ou la livraison de produits fongibles en g\u00e9n\u00e9ral, des contrats de garantie sans transfert de propri\u00e9t\u00e9 (voir supra, paragraphe 74) des contrats\u00a0pour la compensation des obligations couvertes par le Principe 4(1)(a). Les Etats adoptants peuvent m\u00eame d\u00e9cider d&#8217;\u00e9largir le champ d&#8217;application \u00e0 tout contrat donnant lieu \u00e0 un r\u00e8glement physique ou en esp\u00e8ces dans\u00a0lequel les deux parties sont des autorit\u00e9s publiques ou des participants qualifi\u00e9s \u00e0 un march\u00e9 financier, ou m\u00eame \u00e0 tout type de contrats en g\u00e9n\u00e9ral.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Extension aux pr\u00eats et d\u00e9p\u00f4ts<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>88. L\u2019inclusion des pr\u00eats et d\u00e9p\u00f4ts dans la liste des contrats est controvers\u00e9e parce que, bien que l\u2019on puisse avancer plusieurs arguments en faveur de leur inclusion, d&#8217;autres aspects penchent en faveur de leur\u00a0exclusion. Au d\u00e9but, la discussion n\u2019a pas port\u00e9 sur les d\u00e9p\u00f4ts et les pr\u00eats \u201cau consommateur\u201d, puisque les consommateurs sont en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale exclus du champ minimal d\u2019harmonisation propos\u00e9 par les Principes (voir\u00a0Principe 3(1) ) et ne peuvent \u00eatre inclus seulement au choix de l\u2019Etat adoptant en vertu du Principe 4(2)(a).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>89. D\u2019un point de vue fonctionnel, les pr\u00eats et les d\u00e9p\u00f4ts sont \u00e9troitement li\u00e9s. Tous deux constituent techniquement une avance d\u2019argent (le principal) par une partie \u00e0 une autre, impliquant une promesse de\u00a0restitution du principal \u00e0 un moment ou un autre. Tous deux comportent g\u00e9n\u00e9ralement, mais pas n\u00e9cessairement, l\u2019obligation de payer des int\u00e9r\u00eats. La motivation des parties constitue une diff\u00e9rence plus secondaire. Il est\u00a0admis qu\u2019un emprunteur accepte le principal vers\u00e9 par le pr\u00eateur afin de satisfaire ses propres besoins de financement, tandis que le d\u00e9positaire a plut\u00f4t la fonction de gardien de l\u2019argent dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du d\u00e9posant.\u00a0Toutefois, dans la pratique, les sources de financement traditionnelles des banques sont les d\u00e9p\u00f4ts de leurs clients, ce qui gomme quelque peu cette distinction. D\u2019un point de vue fonctionnel et juridique, par cons\u00e9quent,\u00a0les pr\u00eats et les d\u00e9p\u00f4ts sont semblables. Par ailleurs, d\u2019un point de vue r\u00e9glementaire, les d\u00e9p\u00f4ts b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une protection particuli\u00e8re, notamment le fait que les d\u00e9p\u00f4ts b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un soutien sp\u00e9cial en vertu de la\u00a0l\u00e9gislation nationale et que, traditionnellement, seules les institutions de cr\u00e9dit agr\u00e9\u00e9es (les \u201cbanques\u201d) peuvent accepter des d\u00e9p\u00f4ts.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>90. Il peut \u00eatre invoqu\u00e9 que ni les pr\u00eats ni les d\u00e9p\u00f4ts ne posent de risque particulier ou de menace pour la stabilit\u00e9 syst\u00e9mique, face auxquels le jeu de la r\u00e9siliation-compensation offre une meilleure pr\u00e9vention. Ils ne\u00a0sont pas n\u00e9cessairement soumis \u00e0 des changements de valeurs rapides ou \u00e0 la volatilit\u00e9 des march\u00e9s. Ils ne sont pas utilis\u00e9s comme couverture mais plut\u00f4t comme financement et ils ne portent pas sur de grands\u00a0volumes. Toutefois, un certain nombre de facteurs sugg\u00e8rent qu&#8217;il pourrait \u00eatre utile d&#8217;envisager d&#8217;inclure les pr\u00eats et les d\u00e9p\u00f4ts dans certaines circonstances.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d Les pr\u00eats consistent principalement en un transfert puis en un re-transfert de liquidit\u00e9s. Cette caract\u00e9ristique est identique \u00e0 la composante \u201ctr\u00e9sorerie\u201d d\u2019un certain nombre d\u2019op\u00e9rations utilis\u00e9es par les banques\u00a0et les banques centrales, notamment les contrats de rachat, les contrats de pr\u00eats de titres et les contrats de garantie avec transfert de propri\u00e9t\u00e9-tr\u00e9sorerie. Ces derniers rel\u00e8vent sans aucun doute du champ de la\u00a0r\u00e9siliation-compensation. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, l&#8217;exclusion des pr\u00eats imposerait de devoir op\u00e9rer une distinction claire entre les pr\u00eats (non \u00e9ligibles) et la composante tr\u00e9sorerie des op\u00e9rations (\u00e9ligibles) susmentionn\u00e9es.\u00a0Cela pourrait s\u2019av\u00e9rer difficile, en particulier dans une situation transnationale, et, partant, cr\u00e9er une certaine ins\u00e9curit\u00e9 juridique, et provoquer des arbitrages r\u00e9glementaires. En revanche, la pr\u00e9sence d\u2019une composante qui\u00a0n\u2019est pas de tr\u00e9sorerie dans des op\u00e9rations \u00e9ligibles pourrait att\u00e9nuer de fa\u00e7on importante les risques d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et d\u2019arbitrage.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d Les banques proc\u00e8dent r\u00e9guli\u00e8rement entre elles \u00e0 des d\u00e9p\u00f4ts et \u00e0 des pr\u00eats. Ces d\u00e9p\u00f4ts peuvent \u00eatre \u00e0 tr\u00e8s court terme et, en cons\u00e9quence, en tant que source de financement ils peuvent \u00eatre tr\u00e8s volatiles\u00a0puisque les volumes sont susceptibles de changer d&#8217;un jour \u00e0 l&#8217;autre selon les besoins correspondants et parce qu&#8217;ils sont souvent fournis dans des monnaies diff\u00e9rentes. Ces accords exposent les parties \u00e0 un risque de\u00a0cr\u00e9dit et \u00e0 un risque de march\u00e9 (des devises). Les banques peuvent souhaiter calculer leur exposition de risque mutuel d\u00e9rivant de ces op\u00e9rations sur une base nette plut\u00f4t que sur une base brute.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d Les banques centrales re\u00e7oivent des d\u00e9p\u00f4ts des banques (en ex\u00e9cution de la politique en mati\u00e8re de r\u00e9serves minimums) et accorde des pr\u00eats aux banques (dans le cadre de leurs op\u00e9rations mon\u00e9taires). Une\u00a0banque centrale aura int\u00e9r\u00eat \u00e0 pouvoir g\u00e9rer l&#8217;exposition au risque de chacune des banques correspondantes sur une base nette, c&#8217;est-\u00e0-dire de pouvoir appliquer la r\u00e9siliation-compensation. En cons\u00e9quence, de\u00a0nombreuses banques centrales appliquent la r\u00e9siliation-compensation \u00e0 ces pr\u00eats et aux d\u00e9p\u00f4ts.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d En outre, la r\u00e9siliation-compensation b\u00e9n\u00e9ficie au ph\u00e9nom\u00e8ne de mutualisation de tr\u00e9sorerie. Il y a mutualisation de la tr\u00e9sorerie lorsque des soci\u00e9t\u00e9s membres du m\u00eame groupe g\u00e8rent leurs r\u00e9serves de\u00a0tr\u00e9sorerie collectivement. G\u00e9n\u00e9ralement, le solde cr\u00e9diteur d&#8217;un membre du groupe est mis \u00e0 la disposition de tout autre membre qui a besoin de tr\u00e9sorerie, au travers d\u2019un compte global de tr\u00e9sorerie commun d\u00e9tenu par\u00a0la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re. Un accord de d\u00e9p\u00f4t (ou, subsidiairement, de pr\u00eat) comparable \u00e0 un m\u00e9canisme de cr\u00e9dit renouvelable est conclu entre chaque membre de la tr\u00e9sorerie commune et la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re, en vertu duquel les\u00a0obligations de remboursement mutuelles sont exprim\u00e9es sous la forme d\u2019un solde cr\u00e9diteur net. L\u00e9galement, les obligations de paiement mutuelles ne sont honor\u00e9es qu\u2019au moment o\u00f9 le membre en question quitte le\u00a0dispositif de tr\u00e9sorerie commune (bien que l\u2019exposition actuelle soit exprim\u00e9e sous la forme d\u2019un solde net). Toutefois, les parties ne concluraient pas un tel accord si leur exposition n\u2019\u00e9tait pas limit\u00e9e \u00e0 l\u2019exposition nette en\u00a0cas d\u2019insolvabilit\u00e9 de la contrepartie. Si l\u2019administrateur judiciaire \u00e9tait en mesure de choisir uniquement les d\u00e9p\u00f4ts\/pr\u00eats favorables \u00e0 la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9 (\u201cpicorage\u201d), et s\u2019il pouvait dans le m\u00eame temps laisser de\u00a0c\u00f4t\u00e9 ceux qui sont d\u00e9favorables, le risque pour la partie solvable augmenterait consid\u00e9rablement.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>91. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, il existe des arguments qui militent \u00e0 l\u2019encontre de consid\u00e9rer les pr\u00eats et d\u00e9p\u00f4ts \u00e9ligibles pour la r\u00e9siliation-compensation. Outre les raisons \u00e9nonc\u00e9es ci-dessus:<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d L\u2019inclusion des pr\u00eats et des d\u00e9p\u00f4ts signifierait que la partie du bilan de la banque qui est soumis \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation serait consid\u00e9rablement augment\u00e9e.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf02d L\u2019exclusion des pr\u00eats et des d\u00e9p\u00f4ts du champ d\u2019application de la r\u00e9siliation-compensation ne signifierait pas n\u00e9cessairement que la compensation simple est \u00e9galement exclue. De nombreux arguments en faveur\u00a0de l\u2019\u00e9ligibilit\u00e9 des pr\u00eats et des d\u00e9p\u00f4ts pour la r\u00e9siliation-compensation qui sont mentionn\u00e9s ci-dessus pourraient probablement \u00eatre satisfaits par la compensation simple.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em><strong>PRINCIPE 5<\/strong><\/em><\/div>\n<div><strong><em>Actes formels et exigences de communication<\/em><\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(1) La loi de l\u2019Etat adoptant ne devrait pas subordonner la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation:<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>a) \u00e0 la r\u00e9alisation de tout acte formel autre que l\u2019exigence qu\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation puisse \u00eatre prouv\u00e9e par \u00e9crit ou selon toute autre forme juridiquement \u00e9quivalente;\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>b) \u00e0 l\u2019utilisation des clauses standard de telle ou telle association professionnelle.<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>(2) La loi de l\u2019Etat adoptant ne devrait pas subordonner la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation, ni les obligations couvertes par la clause, au respect d\u2019une exigence de communication des donn\u00e9es\u00a0relatives \u00e0 ces obligations \u00e0 un r\u00e9f\u00e9rentiel central ou \u00e0 une organisation similaire \u00e0 des fins r\u00e9glementaires.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Consid\u00e9rations essentielles concernant les Principes<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Les exigences de forme qui empi\u00e8tent sur l\u2019applicabilit\u00e9 juridique des clauses de r\u00e9siliation-compensation sont fortement susceptibles de g\u00e9n\u00e9rer une certaine ins\u00e9curit\u00e9 juridique dans un contexte transnational. En\u00a0cons\u00e9quence, la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation ne devrait pas \u00eatre subordonn\u00e9e \u00e0 des exigences telles que la l\u00e9galisation ou l&#8217;inscription pr\u00e9alable dans un registre public.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation ne doit pas \u00eatre subordonn\u00e9e \u00e0 l\u2019utilisation de documents normalis\u00e9s pour autoriser les clauses de r\u00e9siliation-compensation personnalis\u00e9s ou les\u00a0contrats-cadre, en ce qui concerne les changements individuels \u00e0 apporter aux documents normalis\u00e9s existants ou les changements impos\u00e9s par le march\u00e9 \u00e0 apporter aux documents normalis\u00e9s proprement dits. Le cadre\u00a0r\u00e9glementaire peut imposer des restrictions \u00e0 cet \u00e9gard; cependant, elles ne doivent pas nuire \u00e0 l\u2019applicabilit\u00e9 en termes de droit commercial et de droit de l\u2019insolvabilit\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La communication d\u2019informations concernant certaines op\u00e9rations financi\u00e8res \u00e0 des r\u00e9f\u00e9rentiels centraux et organisations similaires est un \u00e9l\u00e9ment important du cadre de surveillance. N\u00e9anmoins, le non-respect\u00a0de l\u2019obligation de communiquer ces informations ne doit pas entra\u00eener l\u2019inapplicabilit\u00e9 des contrats correspondants et de la clause de r\u00e9siliation-compensation qui les couvre.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Le principe selon lequel la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation ne doit pas \u00eatre subordonn\u00e9e \u00e0 des actes formels et des exigences de communication ne limite pas le pouvoir de l&#8217;Etat adoptant\u00a0de pr\u00e9voir des sanctions administratives, r\u00e9glementaires ou p\u00e9nales en cas de manquement aux exigences de forme et de communication. En outre, seule la mise en \u0153uvre du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation ne\u00a0doit pas \u00eatre soumise \u00e0 des exigences de forme. Si et dans la mesure o\u00f9 les parties concluent un accord pr\u00e9voyant une garantie dans le m\u00eame accord (cadre) contractuel, les conditions de forme de la loi sur les\u00a0op\u00e9rations garanties peuvent s&#8217;appliquer, ce qui peut entra\u00eener l&#8217;inefficacit\u00e9 des garanties.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Explications et commentaires<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>92. L\u2019incidence du non-respect des exigences de forme (au sens le plus large) doit \u00eatre examin\u00e9e attentivement. Lorsque ce non-respect entra\u00eene l\u2019invalidit\u00e9 ou l\u2019inapplicabilit\u00e9 d\u2019un contrat, le l\u00e9gislateur doit toujours\u00a0prendre en compte le fait que les deux parties \u00e0 un contrat en sont affect\u00e9es. L\u2019inapplicabilit\u00e9 d\u2019un nombre consid\u00e9rable de transactions et\/ou d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation peut pr\u00e9senter un risque significatif\u00a0pour l\u2019une des parties, voire pour les deux. En particulier dans les situations transnationales, une partie au moins pourrait n\u2019avoir pas pr\u00e9vu cette cons\u00e9quence. Ainsi, lorsque les r\u00e8gles concernant les formalit\u00e9s visent \u00e0\u00a0promouvoir des conditions de march\u00e9 s\u00fbres et solides, l\u2019inapplicabilit\u00e9 peut porter atteinte au lieu de promouvoir ces objectifs, et il peut s\u2019av\u00e9rer pr\u00e9f\u00e9rable de recourir \u00e0 d\u2019autres mesures d\u2019application, telles que des\u00a0amendes, la responsabilit\u00e9 personnelle des employ\u00e9s, le retrait de licence, etc., qui peuvent \u00eatre impos\u00e9s sans cr\u00e9er d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 juridique suppl\u00e9mentaire pour la contrepartie.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(a) \u2013 Actes formels<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>93. Pour les raisons \u00e9voqu\u00e9es ci-dessus, il s\u2019av\u00e8re que, dans un contexte transfrontalier, toute exigence d\u2019actes formels autre que l\u2019\u00e9crit (ou des formes \u00e9quivalentes) cr\u00e9e un risque suppl\u00e9mentaire. Les principaux\u00a0exemples d\u2019acte formel, mais en aucun cas les seuls, sont des exigences d&#8217;inscription pr\u00e9alable dans un registre public et la certification par un officier public. D&#8217;autres exigences telles que la p\u00e9riode de pr\u00e9avis obligatoire ou\u00a0l&#8217;approbation pr\u00e9alable par un tribunal comp\u00e9tent sont sans doute plus \u00e9troitement li\u00e9es \u00e0 l&#8217;application et sont donc trait\u00e9es infra au paragraphe 118. Deux volets composent ce risque potentiel caus\u00e9 par l\u2019exigence d\u2019actes\u00a0formels autres que l\u2019\u00e9crit.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>94. Premi\u00e8rement, il existe un risque g\u00e9n\u00e9ral que, dans un contexte transfrontalier, des exigences d\u2019actes formels autres que l&#8217;\u00e9crit puissent \u00eatre mal comprises ou mal appliqu\u00e9es dans la pratique. Ces exigences\u00a0peuvent \u00eatre ignor\u00e9es, notamment car il ne peut pas \u00eatre exclu que diff\u00e9rentes lois puissent \u00eatre applicables pour un m\u00eame ensemble de transactions couvertes par une clause de compensation. Il est \u00e9galement possible\u00a0que les mesures n\u00e9cessaires ne puissent pas \u00eatre prises simplement pour des difficult\u00e9s pratiques telles que les exigences linguistiques.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>95. Deuxi\u00e8mement, m\u00eame si de telles exigences de forme sont dans un premier temps respect\u00e9es en vertu de la premi\u00e8re loi, toute possibilit\u00e9 de transf\u00e9rer une clause de r\u00e9siliation-compensation (y compris les\u00a0transactions couvertes) vers une nouvelle entit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re serait compromise, car il est peu probable que la loi dont d\u00e9pend l\u2019acqu\u00e9reur exige le respect de conditions de forme exactement identiques [10].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\u2013 Cet aspect est particuli\u00e8rement important lorsqu\u2019une holding r\u00e9int\u00e8gre une filiale \u00e9trang\u00e8re jusqu\u2019alors juridiquement ind\u00e9pendante, auquel cas certains ou tous les accords contractuels conclus par la filiale\u00a0pourraient d\u00e8s lors \u00eatre soumis \u00e0 un droit de l\u2019insolvabilit\u00e9 diff\u00e9rent, \u00e0 savoir le droit applicable \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re. Il reste \u00e0 d\u00e9terminer si un contrat transf\u00e9r\u00e9 de cette mani\u00e8re devrait \u00eatre maintenu en cas d\u2019insolvabilit\u00e9 de\u00a0la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re dans l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 o\u00f9 les exigences de forme concernant la clause de r\u00e9siliation-compensation diff\u00e9reraient.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\u2013 Il est tout aussi important dans le cadre de pouvoirs de r\u00e9solution des d\u00e9faillances concernant les banques ou d\u2019autres institutions financi\u00e8res, qui g\u00e9n\u00e9ralement comprennent la possibilit\u00e9 de transfert, par d\u00e9cision\u00a0r\u00e9glementaire, de tout ou partie de l\u2019activit\u00e9 d\u2019une institution financi\u00e8re vers une deuxi\u00e8me institution (solvable). Si la deuxi\u00e8me institution destinataire est soumise \u00e0 un droit de l\u2019insolvabilit\u00e9 diff\u00e9rent, et si ce droit impose\u00a0des formalit\u00e9s sur les clauses de r\u00e9siliation-compensation, il est tr\u00e8s peu probable que les formalit\u00e9s \u00e9ventuelles en vertu desquelles la clause de d\u00e9ch\u00e9ance du terme a \u00e9t\u00e9 conclue \u00e0 l\u2019origine soient suffisantes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>96. L&#8217;enregistrement des clauses de r\u00e9siliation-compensation (et dans certains cas des obligations couvertes par ces clauses) est exig\u00e9 dans certains syst\u00e8mes juridiques comme condition pour la cr\u00e9ation, la validit\u00e9,\u00a0l&#8217;applicabilit\u00e9, l\u2019opposabilit\u00e9 aux tiers ou la recevabilit\u00e9 de la clause de r\u00e9siliation-compensation. Dans certains cas, cette exigence sert \u00e0 d\u00e9courager la fraude, telle que celle consistant \u00e0 antidater frauduleusement les clauses\u00a0de r\u00e9siliation-compensation \u00e0 une date ant\u00e9rieure mais proche de l&#8217;insolvabilit\u00e9. Toutefois, cela signifie que toutes les parties nationales et \u00e9trang\u00e8res, y compris celles qui agissent de bonne foi et en absence de tout comportement frauduleux, et \u00e9galement en l&#8217;absence d&#8217;insolvabilit\u00e9 de l&#8217;une des parties, seraient frapp\u00e9es par l\u2019inapplicabilit\u00e9 de la clause de r\u00e9siliation-compensation par suite du non-respect de l&#8217;exigence de l&#8217;inscription, par exemple en raison d&#8217;une simple erreur op\u00e9rationnelle. Cette situation est susceptible de cr\u00e9er une grande incertitude juridique, et c\u2019est pourquoi l&#8217;inscription ne devrait pas \u00eatre mise en relation avec l\u2019inapplicabilit\u00e9 de la\u00a0clause de r\u00e9siliation-compensation. Toutefois, aucune disposition des Principes n&#8217;emp\u00eache les tribunaux de sanctionner un comportement frauduleux: les Principes 6(2) et 7(2) laissent ouverte la possibilit\u00e9 que le droit applicable consid\u00e8re les clauses de r\u00e9siliation-compensation comme inapplicables par suite d&#8217;un comportement frauduleux.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (1)(b) \u2013 Utilisation des conditions standard de telle ou telle association professionnelle<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>97. Un autre probl\u00e8me r\u00e9side dans les divergences entre des clauses de r\u00e9siliation-compensation contenus dans un contrat-cadre normalis\u00e9 et des contrats entre les parties souhaitant adapter la clause de r\u00e9siliation-compensation. Si les pays devaient prot\u00e9ger l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation uniquement lorsque ces derni\u00e8res figurent dans les documents normalis\u00e9s, chaque modification ou avenant mettrait leur applicabilit\u00e9 en p\u00e9ril.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>98. Toutefois, la relation entre deux institutions financi\u00e8res peut s\u2019av\u00e9rer assez \u00e9labor\u00e9e et n\u00e9cessiter un contrat-cadre qu\u2019il convient de personnaliser quelque peu. Il est impossible d\u2019harmoniser l\u2019\u00e9tendue de l\u2019autorisation de tels changements, tout simplement parce qu\u2019il existe trop de situations individuelles diff\u00e9rentes. De fait, l\u2019approche visant \u00e0 ne prot\u00e9ger que l\u2019applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation qui font partie d\u2019un document normalis\u00e9 ne convient pas, en particulier dans un cadre transnational.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Paragraphe (2) \u2013 Exigences de communication<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>99. Soucieux d\u2019am\u00e9liorer la transparence des march\u00e9s des produits d\u00e9riv\u00e9s, de nombreux pays ont r\u00e9cemment instaur\u00e9 ou sont sur le point d\u2019instaurer une obligation de communiquer des informations (parties, volume, type d&#8217;op\u00e9ration, date) concernant certains types de d\u00e9riv\u00e9s normalis\u00e9s \u00e0 un r\u00e9f\u00e9rentiel central. Cette mesure ob\u00e9it \u00e0 des fins prudentielles\/de surveillance et les Principes n\u2019entendent pas limiter l\u2019application de telles exigences r\u00e8glementaires. Toutefois, si d\u2019autres sanctions potentielles ne sont pas affect\u00e9es (voir infra, paragraphe 101), l\u2019absence de communication ne devrait pas avoir pour cons\u00e9quence la limitation de la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation. Si la communication \u00e9tait un pr\u00e9requis \u00e0 l\u2019applicabilit\u00e9 de la clause de r\u00e9siliation-compensation, tout non-respect engendrerait de fait un risque, car il mettrait en danger l\u2019applicabilit\u00e9 du m\u00e9canisme de gestion des risques convenu par les parties dans des situations que les parties (\u00e9ventuellement \u00e9galement l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9glementation) pourraient ne pas avoir pr\u00e9vues, dans la mesure o\u00f9 l\u2019absence de communication dans la plupart des cas r\u00e9sultera d\u2019un dysfonctionnement involontaire. Un tel r\u00e9sultat serait clairement disproportionn\u00e9 et dangereux.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>100. Ce raisonnement vaut \u00e9galement pour l&#8217;extension du Principe 5(2) aux obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation. Les exigences r\u00e9glementaires de communication ont g\u00e9n\u00e9ralement pour objectif d&#8217;assurer la transparence et de surveiller le march\u00e9 dans le but de ma\u00eetriser les risques qui peuvent se cr\u00e9er. Si l\u2019omission de communication d\u2019une obligation sous-jacente devait se traduire par l&#8217;inefficacit\u00e9 de cette obligation, cette sanction cr\u00e9erait des risques suppl\u00e9mentaires, si les deux parties se sont fond\u00e9es sur cette transaction dans leur gestion des risques. Afin d&#8217;\u00e9viter de tels risques impr\u00e9vus, il semble pr\u00e9f\u00e9rable de laisser les parties se fonder sur l&#8217;efficacit\u00e9 de la transaction et sur la validit\u00e9 de son inclusion dans la clause de r\u00e9siliation-compensation. Bien entendu, cela n&#8217;exclut pas d&#8217;autres cons\u00e9quences en cas d\u2019omission de se conformer \u00e0 l&#8217;obligation de communication concernant les obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Cons\u00e9quences autres que la limitation de la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation ou des obligations couvertes par cette clause: sanctions administratives, r\u00e9glementaires ou p\u00e9nales<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>101. Le raisonnement dans les paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents plaide contre la limitation de la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation (et des obligations couvertes par cette clause dans la situation d\u00e9crite au paragraphe (2)) comme une cons\u00e9quence de l&#8217;omission de se conformer aux exigences de forme et de communication. D&#8217;autres sanctions, en particulier administratives, r\u00e9glementaires ou p\u00e9nales d&#8217;une telle omission ne sont pas affect\u00e9es par le Principe 5. Il convient \u00e9galement de noter que ce Principe ne r\u00e8gle que les cons\u00e9quences d&#8217;un non-respect des exigences de forme en ce qui concerne le m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation. Lorsque les parties s&#8217;entendent sur une clause de r\u00e9siliation-compensation et sur la constitution d\u2019une s\u00fbret\u00e9 dans le m\u00eame\u00a0accord (cadre) contractuel, la validit\u00e9 du contrat de s\u00fbret\u00e9 peut \u00eatre soumise \u00e0 des exigences de forme en vertu du droit des op\u00e9rations garanties nonobstant le Principe 5. Cela peut avoir pour r\u00e9sultat, par exemple, l\u2019absence d\u2019effet de la constitution de garantie pour les obligations des parties en vertu de la clause de r\u00e9siliation-compensation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em><strong>PRINCIPE 6<\/strong><\/em><\/div>\n<div><em><strong>Mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation en g\u00e9n\u00e9ral<\/strong><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(1) Le droit de l\u2019Etat adoptant devrait assurer qu\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation est applicable conform\u00e9ment \u00e0 ses termes. En particulier, le droit de l\u2019Etat adoptant:<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>a) ne devrait pas imposer d\u2019exigences d\u2019application allant outre celles sp\u00e9cifi\u00e9es dans la clause de r\u00e9siliation-compensation proprement dite;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>b) devrait assurer que, si une ou plusieurs des obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation sont, et restent, non valables, inapplicables ou in\u00e9ligibles, la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation- compensation n\u2019est pas affect\u00e9e en ce qui concerne les autres obligations couvertes qui sont valables, applicables et \u00e9ligibles.<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>(2) Les pr\u00e9sents Principes ne rendent pas applicables une clause de r\u00e9siliation-compensation ou une obligation \u00e9ligible qui ne le seraient pas, en tout ou partie, pour motif de fraude ou de conflit avec d\u2019autres r\u00e8gles d\u2019application g\u00e9n\u00e9rale affectant la validit\u00e9 ou l\u2019applicabilit\u00e9 des contrats.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong><em>PRINCIPE 7<\/em><\/strong><\/div>\n<div><em><strong>Mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation<br \/>\nen cas d\u2019insolvabilit\u00e9 et de r\u00e9solution des d\u00e9faillances<\/strong><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>(1) Sous r\u00e9serve du Principe 8, et outre ce que pr\u00e9voit le Principe 6, le droit de l\u2019Etat adoptant devrait assurer qu\u2019\u00e0 l\u2019ouverture d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ou dans le cadre d\u2019un r\u00e9gime de r\u00e9solution des d\u00e9faillances\u00a0concernant une partie \u00e0 la clause de r\u00e9siliation-compensation:<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>a) la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation n\u2019est pas suspendue;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>b) l\u2019administrateur d\u2019insolvabilit\u00e9, le juge de la faillite, ou l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9solution des d\u00e9faillances ne devrait pas \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 exiger l\u2019ex\u00e9cution par l\u2019autre partie de toute obligation couverte par la clause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation, et en m\u00eame temps \u00e0 rejeter l\u2019ex\u00e9cution de toute obligation envers l&#8217;autre partie qui serait \u00e9galement couverte par la clause de r\u00e9siliation-compensation;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>c) la simple conclusion et mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation en tant que telles ne devraient pas constituer des motifs d\u2019annulation de la clause de r\u00e9siliation-compensation au motif qu\u2019elles\u00a0seraient consid\u00e9r\u00e9es comme incompatibles avec le principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement des cr\u00e9anciers;<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>d) la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation et l\u2019inclusion de toute obligation dans le calcul de l\u2019obligation nette unique en vertu d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation ne devraient pas \u00eatre limit\u00e9es\u00a0du seul fait que la clause de r\u00e9siliation-compensation avait \u00e9t\u00e9 conclue, une obligation couverte par la clause \u00e9tait n\u00e9e ou l\u2019obligation nette unique en vertu de la clauses de r\u00e9siliation-compensation \u00e9tait devenue exigible\u00a0durant une p\u00e9riode d\u00e9termin\u00e9e avant, ou au plus tard le jour m\u00eame mais pr\u00e9c\u00e9dant, l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure.<\/strong><\/div>\n<div><strong>\u00a0<\/strong><\/div>\n<div><strong>(2) Les pr\u00e9sents Principes ne portent pas atteinte \u00e0 une limitation partielle ou totale de la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation en vertu du droit de l\u2019insolvabilit\u00e9 de l\u2019Etat adoptant pour des motifs\u00a0comprenant des facteurs autres que, ou compl\u00e9tant ceux couverts par les alin\u00e9as c) et d) ci-dessus, tels que la connaissance qu\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 \u00e9tait pendante au moment de la conclusion de la clause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation ou de la naissance de l\u2019obligation, la priorit\u00e9 accord\u00e9e \u00e0 certaines cat\u00e9gories de cr\u00e9ances ou l\u2019annulation d\u2019une op\u00e9ration faite en fraude des droits des cr\u00e9anciers.<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Consid\u00e9rations essentielles concernant les Principes 6 et 7<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Les Principes 6 et 7 visent \u00e0 prot\u00e9ger la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation contre l\u2019effet de l\u2019application des lois et r\u00e8glements nationaux qui peuvent entraver le fonctionnement des clauses\u00a0de r\u00e9siliation-compensation lorsque l&#8217;application de ces lois et r\u00e8glements serait en conflit avec les objectifs des Principes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Les clauses de r\u00e9siliation-compensation sont applicables entre les parties et opposables aux tiers. En cas d\u2019ouverture d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019une des parties, cela comprend l\u2019administrateur\u00a0d\u2019insolvabilit\u00e9 et les cr\u00e9anciers ordinaires dans la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 de la partie d\u00e9faillante.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 La mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation devraient \u00eatre r\u00e9gies par les termes convenus par les parties, \u00e0 la fois avant et apr\u00e8s l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ainsi que dans le contexte\u00a0d\u2019un r\u00e9gime de r\u00e9solution des d\u00e9faillances. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les Etats qui mettent en \u0153uvre les Principes ne devraient pas entraver le fonctionnement des clauses de r\u00e9siliation-compensation en imposant des restrictions\u00a0en vertu des lois et r\u00e8glements nationaux, ni sous la forme de r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales, ni par des r\u00e8gles sp\u00e9cifiques dirig\u00e9es contre la r\u00e9siliation-compensation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 Cependant, la r\u00e9siliation-compensation n\u2019est prot\u00e9g\u00e9e contre aucune des r\u00e8gles du droit commercial ou du droit de l\u2019insolvabilit\u00e9. La distinction entre les r\u00e8gles juridiques qui ne s\u2019appliquent pas \u00e0 la r\u00e9siliation-\u00a0compensation et d\u2019autres clauses qui doivent continuer \u00e0 s&#8217;appliquer n\u00e9cessite un examen attentif, en ce qui concerne les lois et r\u00e8glements de nature g\u00e9n\u00e9rale et en ce qui concerne les restrictions sp\u00e9cifiques aux\u00a0situations d\u2019insolvabilit\u00e9 ou dans le contexte d\u2019un r\u00e9gime de r\u00e9solution des d\u00e9faillances. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 condition que les conditions g\u00e9n\u00e9rales pour la cr\u00e9ation d\u2019un contrat valable soient remplies, le seul fait de conclure\u00a0une clause de r\u00e9siliation-compensation ne devrait pas \u00eatre subordonn\u00e9 \u00e0 des conditions suppl\u00e9mentaires en vertu du droit des contrats ou du droit commercial et ne devrait pas non plus entra\u00eener l&#8217;application des r\u00e8gles\u00a0d&#8217;annulation de l&#8217;insolvabilit\u00e9. Toutefois, d\u00e8s lors qu&#8217;une situation implique des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9terminants (par exemple la fraude vis-\u00e0-vis d&#8217;autres cr\u00e9anciers), les instruments de droit des contrats et de droit de l\u2019insolvabilit\u00e9\u00a0applicables (recours en cas de fraude, annulation, action paulienne) devraient continuer \u00e0 s&#8217;appliquer.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\uf0d8 A des fins de compatibilit\u00e9 internationale, une norme commune en la mati\u00e8re s\u2019av\u00e8re primordiale.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>Explications et commentaires relatifs aux Principes 6 et 7<\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>La structure syst\u00e9matique des Principes 6 et 7<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>102. L&#8217;objectif commun des Principes 6 et 7 est la protection globale de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation couvrant tous les aspects de la cr\u00e9ation et de la validit\u00e9 formelle (voir aussi la r\u00e8gle\u00a0sp\u00e9cifique au Principe 5), \u00e0 l&#8217;opposabilit\u00e9 aux tiers, la recevabilit\u00e9 en tant que preuve et l\u2019applicabilit\u00e9, \u00e0 la fois avant et apr\u00e8s l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ainsi que dans ou en dehors du contexte des r\u00e9gimes<\/div>\n<div>de r\u00e9solution des d\u00e9faillances.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>103. Le Principe 6 \u00e9nonce les r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales relatives \u00e0 la protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation. Cette norme g\u00e9n\u00e9rale de protection s&#8217;applique, \u00e0 la fois avant et apr\u00e8s l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ainsi que dans ou en dehors du contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>104. Les r\u00e8gles qui sont sp\u00e9cifiques \u00e0 des situations d\u2019insolvabilit\u00e9 et aux r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances figurent dans le Principe 7. Comme cela est clairement pr\u00e9cis\u00e9 dans le chapeau du Principe 7 par les mots \u201cet outre ce que pr\u00e9voit le Principe 6\u201d, les r\u00e8gles protectrices du Principe 6 restent applicables m\u00eame apr\u00e8s le d\u00e9but de la proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9 et dans le contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances, et sont compl\u00e9t\u00e9es au Principe 7 par des r\u00e8gles suppl\u00e9mentaires qui visent un certain nombre de restrictions sp\u00e9cifiques typiques de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation dans les derniers types de situation.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>105. Les Principes 6(2) et 7(2) autorisent tous deux des d\u00e9rogations aux r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales relatives \u00e0 la protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation en permettant des restrictions en vertu des lois et r\u00e8glements de l&#8217;Etat qui met en \u0153uvre les Principes qui ne limitent pas la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation en tant que telles, mais qui constituent des conditions d\u2019application g\u00e9n\u00e9rale ou sont d\u00e9clench\u00e9es par la pr\u00e9sence d&#8217;autres facteurs, notamment la fraude.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>106. Les Principes 6 et 7 ne visent pas \u00e0 empi\u00e9ter sur les r\u00e8gles particuli\u00e8res applicables dans le contexte de la r\u00e9solution pour d\u00e9faillance des banques ou d\u2019autres institutions financi\u00e8res qui, sous certaines conditions, peuvent remplacer les clauses de r\u00e9siliation-compensation. La relation entre les Principes et ces r\u00e8gles est trait\u00e9e au Principe 8, disposition qui a priorit\u00e9 sur les r\u00e8gles sp\u00e9cifiques concernant la r\u00e9solution dans le Principe 7, comme il ressort clairement de la mention faite au chapeau du Principe 7 \u201c[s]ous r\u00e9serve du Principe 8\u201d.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Principe 6(1), premi\u00e8re phrase \u2013 Applicabilit\u00e9 de la clause de r\u00e9siliation-compensation conform\u00e9ment \u00e0 ses termes<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>107. La premi\u00e8re phrase du Principe 6(1) est une disposition \u201cattrape-tout\u201d traitant de toutes les r\u00e8gles de droit interne qui pourraient potentiellement entrer en conflit avec les clauses de r\u00e9siliation-compensation alors qu\u2019elles ne le devraient pas (les r\u00e9serves s&#8217;appliquent, cf. infra).<\/div>\n<div><\/div>\n<div>108. L&#8217;expression \u201capplicable conform\u00e9ment \u00e0 ses termes\u201d est l&#8217;id\u00e9e centrale des Principes. Elle se r\u00e9f\u00e8re aux obstacles oppos\u00e9s aux clauses de r\u00e9siliation-compensation par certaines r\u00e8gles l\u00e9gales reconnues comme quasi universelles. Le meilleur exemple est probablement le droit de l&#8217;administrateur judiciaire de faire du \u201cpicorage\u201d (cf. infra), mais il y en a d&#8217;autres. Cependant, la diversit\u00e9 des syst\u00e8mes juridiques et de leurs r\u00e8gles rend tr\u00e8s difficile de retenir une formule g\u00e9n\u00e9rale, internationale, qui d\u00e9crive pr\u00e9cis\u00e9ment les r\u00e8gles et les principes du droit commercial et du droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 qui sont sources de probl\u00e8mes. Une telle description n&#8217;est possible qu&#8217;au regard des r\u00e8gles les plus \u00e9videntes, qui sont ici explicit\u00e9es au Principe 6(1)(a) et (b) et au Principe 7(1)(a) \u00e0 (d). Toutefois, comme les clauses de r\u00e9siliation-compensation sont soumis au droit commercial et au droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re que tout autre contrat, de nombreux autres obstacles juridiques peuvent rendre inapplicable une clause de r\u00e9siliation-compensation. Ils sont potentiellement nombreux mais il est difficile de les d\u00e9crire.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>109. Une des principales raisons en est que la r\u00e9siliation-compensation est un concept nouveau non encore v\u00e9ritablement abord\u00e9 dans de nombreux pays, ce qui contraint les tribunaux \u00e0 rechercher des analogies pour traiter cette nouvelle question.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>110. Un exemple \u00e9loquent d&#8217;un conflit qui pourrait faire obstacle \u00e0 l\u2019applicabilit\u00e9 d&#8217;une r\u00e9siliation-compensation serait son assimilation \u00e0 des droits de compensation (set-off ) l\u00e9gaux pr\u00e9vus par le droit commercial et l&#8217;application de ce fait des conditions de la compensation (set-off ) \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation. En d\u00e9pit du fait que la compensation l\u00e9gale est plus limit\u00e9e que la r\u00e9siliation-compensation, en l&#8217;absence de toute clarification par une r\u00e8gle l\u00e9gale, les tribunaux et les administrateurs judiciaires pourraient par analogie soumettre les accords de r\u00e9siliation-compensation aux conditions de la compensation, avec pour cons\u00e9quence la possibilit\u00e9 de d\u00e9naturer l&#8217;applicabilit\u00e9 de clauses de r\u00e9siliation-compensation. En particulier, la compensation (set-off ) ne s&#8217;applique d&#8217;ordinaire qu\u2019aux obligations r\u00e9ciproques de m\u00eame nature qui sont exigibles et juridiquement distinctes; dans certains pays, la compensation est d&#8217;ordinaire limit\u00e9e aux obligations d\u00e9coulant du m\u00eame contrat, ou qui sont dans un lien de connexit\u00e9 tr\u00e8s \u00e9troit (pour la d\u00e9limitation entre la compensation (set-off ) et la r\u00e9siliation-compensation, voir \u00e9galement supra, paragraphe 3 ). Comme ces conditions seront rarement remplies dans le cas d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation, il existe un risque r\u00e9el qu&#8217;une telle clause soit inapplicable.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>111. Des obstacles similaires \u00e0 la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation pourraient d\u00e9river de leur ressemblance apparente avec des concepts connus tels que celui, par exemple, de novation, et entra\u00eener l&#8217;application des exigences aff\u00e9rentes \u00e0 l&#8217;applicabilit\u00e9 d&#8217;un contrat de novation \u00e0 une clause de r\u00e9siliation-compensation. Cependant, comme les analogies de ce type sont probablement tr\u00e8s diverses, une r\u00e8gle \u201cattrape-tout\u201d est n\u00e9cessaire. C&#8217;est la raison pour laquelle la premi\u00e8re phrase du Principe 6(1) pr\u00e9voit qu\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation, telle que d\u00e9finie en termes fonctionnels au Principe 2, devrait \u00eatre applicable de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>112. Il est toutefois \u00e9vident que les clauses de r\u00e9siliation-compensation ne pourront jamais \u00e9clipser certaines autres r\u00e8gles fondamentales, telles que les r\u00e8gles relatives aux informations trompeuses et \u00e0 la fraude portant pr\u00e9judice \u00e0 la contrepartie, \u00e0 ses cr\u00e9anciers ou \u00e0 la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9. Dans certains cas, il peut \u00eatre tr\u00e8s difficile d&#8217;op\u00e9rer la distinction. C&#8217;est pourquoi le Principe 6(1)(a) et (b) et le Principe 7(1)(a) \u00e0 (d) exposent les obstacles les plus courants rencontr\u00e9s par les clauses de r\u00e9siliation-compensation qui devraient \u00eatre \u00e9cart\u00e9s afin de garantir la mise en \u0153uvre de la r\u00e9siliation-compensation, alors que des exceptions \u00e0 cette r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale s\u2019appliquent en vertu des Principes 6(2) et 7(2).<\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>Applicabilit\u00e9 d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation dans et en dehors des situations d\u2019insolvabilit\u00e9 et de r\u00e9solution des d\u00e9faillances<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div>113. La structure syst\u00e9matique des Principes 6 et 7 telle que pr\u00e9sent\u00e9e ci-dessus garantit que le champ du principe d\u2019applicabilit\u00e9 de la clause de r\u00e9siliation-compensation conform\u00e9ment \u00e0 ses termes, tel qu\u2019expos\u00e9\u00a0dans la premi\u00e8re phrase du Principe 6(1), couvre aussi bien les situations \u00e0 la fois avant et apr\u00e8s l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ainsi que dans ou en dehors du contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des\u00a0d\u00e9faillances.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>114. Le contexte est le suivant. Une clause de r\u00e9siliation-compensation est une disposition dans une relation contractuelle bilat\u00e9rale. En dehors des proc\u00e9dures d\u2019insolvabilit\u00e9 ou des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des\u00a0d\u00e9faillances, une telle clause de r\u00e9siliation-compensation entre rarement en conflit avec des principes g\u00e9n\u00e9raux, de sorte qu\u2019il n&#8217;y a gu\u00e8re de motif d\u2019en interdire ou d&#8217;en limiter l&#8217;usage. En cons\u00e9quence, une clause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation devrait g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre applicable et opposable entre les parties en dehors du contexte des proc\u00e9dures d\u2019insolvabilit\u00e9 ou des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<p>115. Le r\u00f4le d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation consiste \u00e0 r\u00e9duire le risque de contrepartie et le risque syst\u00e9mique et ce r\u00f4le devient pr\u00e9dominant en particulier en cas d\u2019ouverture d\u2019une proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9 \u00e0\u00a0l\u2019\u00e9gard de l\u2019une des parties. Toutefois, les r\u00e8gles du droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 qui visent habituellement \u00e0 pr\u00e9server la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9 en vue de sa distribution aux cr\u00e9anciers et \u00e0 assurer une \u00e9galit\u00e9 de traitement de ces\u00a0derniers pourraient potentiellement \u00eatre incompatibles avec les caract\u00e9ristiques essentielles de la r\u00e9siliation-compensation. L&#8217;un des principaux buts du droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 est de d\u00e9terminer les cr\u00e9ances \u00e0 privil\u00e9gier par\u00a0rapport aux autres. Traditionnellement, le droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 fournit des outils tels que le \u201cpicorage\u201d et l&#8217;annulation de contrats pour mettre en \u0153uvre ses principes d\u2019insolvabilit\u00e9 (cf. infra), et l&#8217;application de ces r\u00e8gles\u00a0peut vider de leur sens les clauses de r\u00e9siliation-compensation. Cependant, l\u2019applicabilit\u00e9 d\u2019une r\u00e9siliation-compensation est vitale non seulement hors insolvabilit\u00e9 mais aussi en cas d&#8217;insolvabilit\u00e9 et de r\u00e9solution des d\u00e9faillances, \u00e9tant donn\u00e9 que le but de la r\u00e9siliation-compensation est de r\u00e9duire le risque de contrepartie et le risque syst\u00e9mique. Si cela ne devait pas \u00eatre reconnu dans les derni\u00e8res situations, la valeur des clauses de r\u00e9siliation-compensation serait s\u00e9rieusement atteinte. En cons\u00e9quence, les Principes 6 et 7 ont pour objectif de souligner que la loi devrait prot\u00e9ger l\u2019applicabilit\u00e9 d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation pendant toute sa dur\u00e9e, \u00e0 savoir \u00e0 la fois avant et apr\u00e8s l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 ainsi que dans ou en dehors du contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances.<\/p>\n<p>116. Aux fins des Principes, la d\u00e9finition de \u201cproc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire les proc\u00e9dures qui devraient incorporer la r\u00e9siliation-compensation, devrait \u00eatre entendue tr\u00e8s largement, et les Principes visent le droit qui s\u2019applique \u00e0 une grande vari\u00e9t\u00e9 de proc\u00e9dures diff\u00e9rentes. On se r\u00e9f\u00e9rera \u00e0 l&#8217;article 1(h) de la Convention de Gen\u00e8ve sur les titres [11]: \u201cproc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9\u201d d\u00e9signe une proc\u00e9dure collective judiciaire ou administrative, y compris une proc\u00e9dure provisoire, dans laquelle les actifs et les activit\u00e9s du d\u00e9biteur sont soumis au contr\u00f4le ou \u00e0 la supervision d\u2019un tribunal ou d\u2019une autre autorit\u00e9 comp\u00e9tente aux fins de redressement ou de liquidation\u201d. Aussi bien les proc\u00e9dures judiciaires qu\u2019administratives sont couvertes, visant tant \u00e0 la liquidation qu&#8217;au redressement, ces termes \u00e9tant d\u00e9finis dans le Guide l\u00e9gislatif de la CNUDCI sur le droit de l\u2019insolvabilit\u00e9 comme suit: \u201cLiquidation\u201d: proc\u00e9dure visant \u00e0 vendre des actifs et \u00e0 en disposer afin d\u2019en r\u00e9partir le produit entre les cr\u00e9anciers conform\u00e9ment \u00e0 la loi sur l\u2019insolvabilit\u00e9 [12]; \u201cRedressement\u201d: processus par lequel la prosp\u00e9rit\u00e9 et la viabilit\u00e9 financi\u00e8res de l\u2019entreprise d\u2019un d\u00e9biteur peuvent \u00eatre r\u00e9tablies et l\u2019entreprise continuer de fonctionner par le recours \u00e0 diff\u00e9rents moyens pouvant comprendre la remise des dettes, le r\u00e9\u00e9chelonnement des dettes, la conversion de cr\u00e9ances en prises de participation et la cession totale ou partielle de l\u2019entreprise en vue de la poursuite de l\u2019activit\u00e9 [13].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>117. Les r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances sont express\u00e9ment mentionn\u00e9s au Principe 7, comme une situation de fait qui rev\u00eat un int\u00e9r\u00eat particulier en ce qui concerne l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation- compensation, et le Principe 7 souligne que &#8211; sous r\u00e9serve du Principe 8 &#8211; la protection de la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation en vertu du Principe 7 couvre \u00e9galement les \u201cr\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances\u201d des institutions financi\u00e8res\u201d qui viennent d\u2019\u00eatre instaur\u00e9s et se d\u00e9veloppent encore, tels que d\u00e9crits dans les Key Attributes of Effective Resolution Regimes for Financial Institutions du Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re, qui &#8211; en fonction de la l\u00e9gislation nationale dans les diff\u00e9rents pays &#8211; peuvent ou non relever de la d\u00e9finition du terme \u201cproc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9\u201d vis\u00e9 au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent. En vertu de ces r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances, une autorit\u00e9 nationale (g\u00e9n\u00e9ralement la banque centrale ou bien les autorit\u00e9s pour les services financiers, ou les deux) prennent des mesures appropri\u00e9es concernant une institution financi\u00e8re qui n&#8217;est plus viable, notamment en transf\u00e9rant les actifs et les passifs de l\u2019institution en faillite \u00e0 une institution relai, en d\u00e9rogation des droits des actionnaires, en r\u00e9alisant un plan de sauvetage etc. Il r\u00e9sulte des Key Attributes, para. 4.1 que, en premier lieu, le cadre juridique pour la r\u00e9siliation-compensation durant une crise doit \u00eatre clair et que la r\u00e9siliation-compensation doit pouvoir \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. En cons\u00e9quence, les Principes devraient en g\u00e9n\u00e9ral \u00e9galement s\u2019appliquer aux proc\u00e9dures administratives qui visent \u00e0 la r\u00e9solution des institutions financi\u00e8res. En deuxi\u00e8me lieu toutefois, la r\u00e9siliation-compensation ne devrait pas porter pr\u00e9judice \u00e0 la mise en \u0153uvre effective des mesures de r\u00e9solution; en particulier la r\u00e9siliation anticip\u00e9e portant sur de grands volumes d\u2019actifs en vertu de clauses de r\u00e9siliation-compensation est susceptible de porter atteinte \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 des mesures de l\u2019autorit\u00e9, comme cela peut se produire avant que les mesures appropri\u00e9es puissent \u00eatre prises. C\u2019est pourquoi, le Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re exige, entre autres, que l\u2019autorit\u00e9 ait le droit de suspendre temporairement la r\u00e9siliation anticip\u00e9e et les droits d\u2019exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e (Key Attributes, para. 4.3). Cette exception au Principe 7 (c)(ii) est trait\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment au Principe 8.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principe 6(1)(a) &#8211; Conditions d&#8217;application suppl\u00e9mentaires<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>118. Tandis que le Principe 5 traite des actes formels qui ne devraient pas \u00eatre requis pour la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation, le Principe 6(1)(a) porte sur les conditions d\u2019application suppl\u00e9mentaires d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation. La valeur et l&#8217;effet pratiques d&#8217;une r\u00e9siliation-compensation seraient consid\u00e9rablement r\u00e9duits ou m\u00eame an\u00e9antis si la loi devait imposer toutes exigences suppl\u00e9mentaires, comme conditions d&#8217;application des clauses de r\u00e9siliation-compensation s\u2019ajoutant \u00e0 celles que les parties peuvent avoir contractuellement convenues. En particulier, les conditions habituellement pos\u00e9es pour la r\u00e9alisation de s\u00fbret\u00e9s telles que nantissements, privil\u00e8ges et hypoth\u00e8ques ne devraient pas \u00eatre rendues applicables \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation. Ces conditions sp\u00e9cifiques peuvent comprendre, par exemple:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 une notification pr\u00e9alable \u00e0 la partie d\u00e9faillante de la possibilit\u00e9 d&#8217;application de la clause de r\u00e9siliation-compensation;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 l\u2019approbation des modalit\u00e9s de la r\u00e9alisation ou de la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation par un tribunal ou une autre autorit\u00e9 publique; ou que<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 la r\u00e9alisation soit effectu\u00e9e aux ench\u00e8res publiques ou d&#8217;une autre mani\u00e8re prescrite; ou que<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 la clause de r\u00e9siliation-compensation soit mise en \u0153uvre d&#8217;une mani\u00e8re prescrite par la loi; ou que<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 la clause de r\u00e9siliation-compensation soit soumise aux conditions susceptibles de s\u2019appliquer \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution d&#8217;une compensation (set-off).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>119. Il y a lieu de relever, toutefois, que, la convention des parties reposant sur la libert\u00e9 contractuelle, celles-ci sont libres d&#8217;inclure une ou plusieurs des conditions ci-dessus ou des conditions similaires dans la clause de r\u00e9siliation-compensation, si elles le d\u00e9sirent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principe 6(1)(b) \u2013 Obligation non valable\/inapplicable\/in\u00e9ligible couverte<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>120. Un autre groupe d&#8217;obstacles possibles \u00e0 l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses de compensation concerne les obligations couvertes. Une ou plusieurs obligations peuvent d\u00e9river d\u2019un type particulier d\u2019op\u00e9ration qui est non valable, non ex\u00e9cutoire ou in\u00e9ligible. Etant donn\u00e9 que la clause de r\u00e9siliation-compensation et toutes les obligations auxquelles elle s&#8217;applique sont souvent consid\u00e9r\u00e9es comme un seul contrat, les principes g\u00e9n\u00e9raux du droit commercial pourraient s&#8217;opposer \u00e0 reconnaitre l&#8217;applicabilit\u00e9 de l\u2019ensemble pris en bloc. Cela pourrait mettre en danger la mise en \u0153uvre globale de la clause de compensation, y compris \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de toutes les obligations restantes. Une meilleure solution serait de garantir que le m\u00e9canisme de la compensation n\u2019est pas affect\u00e9 en ce qui concerne les autres obligations qui sont valables, applicables et \u00e9ligibles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>121. Une obligation est in\u00e9ligible si elle n&#8217;est pas d&#8217;un type couvert par le Principe 4. Les obligations in\u00e9ligibles doivent simplement \u00eatre s\u00e9par\u00e9es de l\u2019ensemble des obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation et continuer leur vie ind\u00e9pendante en vertu du r\u00e9gime applicable de la loi qui les r\u00e9git, tandis que les obligations restantes peuvent \u00eatre compens\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>122. M\u00eame s\u2019il est en principe \u00e9ligible, une obligation peut \u00eatre inapplicable pour diff\u00e9rentes raisons. Un cas assez important concerne les interdictions des paris ou des jeux qui peuvent se produire pour certaines op\u00e9rations sur produits d\u00e9riv\u00e9s dans certains pays. Le fait que l\u2019une ou plusieurs obligations qui sont couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation sont inapplicables ne devrait avoir aucun effet sur la compensation des obligations restantes couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principe 7(1)(a) \u2013 Suspension<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>123. Les r\u00e8gles de l&#8217;insolvabilit\u00e9 imposent souvent la suspension de toutes les transactions avec la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9 \u00e0 compter du d\u00e9but de la proc\u00e9dure. D\u2019ordinaire, une telle suspension interdit \u00e9galement l&#8217;exercice d&#8217;une compensation (set-off) et s\u2019\u00e9tend parfois de fa\u00e7on expr\u00e8s aux m\u00e9canismes de compensation. L&#8217;id\u00e9e est qu&#8217;il doit \u00eatre mis fin \u00e0 toute nouvelle sortie d&#8217;actifs et que l\u2019administrateur judiciaire aura le droit de refuser tous les contrats d\u00e9favorables. Toutefois, une suspension impos\u00e9e \u00e0 la r\u00e9siliation-compensation des obligations \u00e9ligibles m\u00e8ne \u00e0 une situation dans laquelle il devient impossible de g\u00e9rer efficacement le risque de cr\u00e9dit et de march\u00e9 qui est li\u00e9 \u00e0 l&#8217;ensemble des obligations couvertes. Durant la suspension, leurs valeurs peuvent varier consid\u00e9rablement et causer un dommage potentiel bien plus \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la partie solvable que celui qui se serait produit si la r\u00e9siliation avait \u00e9t\u00e9 possible au moment de l&#8217;insolvabilit\u00e9. En outre, d\u2019un point de vue conceptuel, une suspension n&#8217;appara\u00eet pas n\u00e9cessaire parce que l&#8217;administrateur judiciaire ne devrait pas avoir le droit de choisir entre les contrats non ex\u00e9cut\u00e9s (pas de picorage, cf. infra). C&#8217;est pourquoi le Principe 7(1)(a) sugg\u00e8re que la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation ne devrait pas \u00eatre suspendue \u00e0 l&#8217;ouverture d&#8217;une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 en ce qui concerne une partie \u00e0 une clause de r\u00e9siliation-compensation. Il convient de souligner que cette disposition ne vise qu&#8217;\u00e0 traiter la suspension ordonn\u00e9e en tant que mesure g\u00e9n\u00e9rale fond\u00e9e sur la seule ouverture d&#8217;une proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9, tandis qu&#8217;une restriction de la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation dans des circonstances plus pr\u00e9cises serait soumise aux autres dispositions du Principe 7, notamment au Principe 7(2).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>124. L\u2019interdiction de suspension en vertu du Principe 7(1)(a) s\u2019applique dans le cadre des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances \u00e9galement (cf. aussi supra, paragraphe 117) mais, dans ce contexte, elle est subordonn\u00e9e \u00e0 l\u2019exception du Principe 8 qui permet la suspension qui est n\u00e9cessaire dans le contexte de la r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principe 7(1)(b) \u2013 Picorage<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>125. Dans une proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9, l&#8217;administrateur judiciaire ou le juge de la faillite peut avoir le droit de faire du \u201cpicorage\u201d parmi les contrats non ex\u00e9cut\u00e9s de la partie insolvable. Ceci fait r\u00e9f\u00e9rence au droit d\u2019exiger de toute contrepartie l&#8217;ex\u00e9cution des contrats qui sont favorables \u00e0 la masse de l\u2019insolvabilit\u00e9 tout en rejetant les contrats qui ne lui sont pas favorables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>126. S\u2019il \u00e9tait possible de faire du \u201cpicorage\u201d, l\u2019ensemble des op\u00e9rations serait morcel\u00e9 et la partie solvable serait tenue d\u2019ex\u00e9cuter toutes les obligations en vertu des op\u00e9rations qui lui sont d\u00e9favorables de son point de vue, tandis que l&#8217;administrateur judiciaire n\u2019ex\u00e9cuterait pas les obligations en vertu des op\u00e9rations favorables \u2013 en d\u00e9finitive, la partie solvable serait expos\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du risque de sa contrepartie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>127. Le \u201cpicorage\u201d est fondamentalement contraire aux caract\u00e9ristiques de la relation unique susvis\u00e9e (cf. consid\u00e9rations essentielles concernant le Principe 4 ). En outre, le \u201cpicorage\u201d augmente le risque de contrepartie pour l\u2019autre partie d\u2019une fa\u00e7on disproportionn\u00e9e et ne devrait en cons\u00e9quence pas \u00eatre rendu possible pour l\u2019administrateur de l\u2019insolvabilit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>128. Les pays qui accueillent la r\u00e9siliation-compensation ont tendance \u00e0 r\u00e9soudre le conflit entre le \u201cpicorage\u201d et l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation en interdisant le choix d\u2019obligations isol\u00e9es. L&#8217;administrateur d\u2019insolvabilit\u00e9 ne peut pas exiger l&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations vis\u00e9es par la clause de r\u00e9siliation-compensation, et rejeter \u00e0 la fois l\u2019une quelconque des obligations dues \u00e0 l&#8217;autre partie. Le droit de l&#8217;administrateur d\u2019insolvabilit\u00e9, dans la mesure o\u00f9 ce droit existe en vertu du droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 applicable, de rejeter toutes les op\u00e9rations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation n&#8217;est pas affect\u00e9. Ainsi, soit toutes les op\u00e9rations doivent \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es, ou aucune.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>129. Bien entendu, la r\u00e8gle mentionn\u00e9e au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent est subordonn\u00e9e au fait que les op\u00e9rations sous-jacentes ne soient pas inapplicables pour toute autre raison. L&#8217;administrateur de l&#8217;insolvabilit\u00e9 n\u2019est pas emp\u00each\u00e9 d\u2019exiger l\u2019ex\u00e9cution en vertu d&#8217;autres obligations couvertes par l&#8217;accord-cadre simplement pour avoir refus\u00e9 d&#8217;ex\u00e9cuter une obligation qui n&#8217;est pas applicable tant que telle. Dans de telles situations, le Principe 6 (1)(b) prot\u00e8ge la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation seulement en ce qui concerne les autres obligations couvertes qui sont valables, applicables et \u00e9ligibles (pour une application sp\u00e9cifique de cette r\u00e8gle en ce qui concerne l\u2019annulation li\u00e9e au crit\u00e8re de temps des obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation, voir infra, paragraphe 141). En outre, aucune ex\u00e9cution ne peut \u00eatre exig\u00e9e lorsque les obligations vis\u00e9es par la clause de r\u00e9siliation-compensation sont r\u00e9sili\u00e9es en application du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation et r\u00e9duites ou remplac\u00e9es par une seule obligation nette repr\u00e9sentant la valeur des obligations combin\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>130. Les m\u00eames principes s&#8217;appliquent lorsque des clauses de r\u00e9siliation-compensation et les obligations sous-jacentes sont de nouveau regroup\u00e9es par une clause de r\u00e9siliation-compensation \u201cparapluie\u201d (dans la\u00a0pratique, plusieurs accords-cadres sont regroup\u00e9s par un \u201caccord cadre parapluie\u201d, voir supra le paragraphe 24). Dans la mesure o\u00f9 les divers accords-cadres sont valablement inclus dans le m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation pr\u00e9vu en vertu de l\u2019accord cadre parapluie, l&#8217;administrateur de l&#8217;insolvabilit\u00e9 ne devrait pas \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 exiger l&#8217;ex\u00e9cution de l&#8217;une seulement d&#8217;entre elles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principe 7(1)(c) \u2013 Pas de conflit avec l\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement des cr\u00e9anciers<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>131. Ce paragraphe sugg\u00e8re que, en vertu du droit national, le simple fait de conclure et de mettre en \u0153uvre une clause de r\u00e9siliation-compensation en tant que telle ne devrait pas constituer un motif pour annuler une\u00a0telle clause parce que cela est consid\u00e9r\u00e9 incompatible avec le principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement des cr\u00e9anciers de la masse de l&#8217;insolvabilit\u00e9 en favorisant un cr\u00e9ancier au d\u00e9triment des autres cr\u00e9anciers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>132. En premier lieu, cette r\u00e8gle est particuli\u00e8rement pertinente parce que les effets d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation se produisent souvent au moment de l&#8217;ouverture des proc\u00e9dures d&#8217;insolvabilit\u00e9, ou peu de\u00a0temps apr\u00e8s. En cons\u00e9quence, des conflits pourraient autrement se produire avec le principe (dit \u2018anti-deprivation\u2019 principle), le principe pari passu, ou l\u2019inapplicabilit\u00e9 des clauses ipso facto.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>133. En deuxi\u00e8me lieu, ce Principe r\u00e9pond \u00e0 la pr\u00e9occupation que la seule inclusion d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation dans les documents contractuels pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme incompatible avec le\u00a0principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 de traitement des cr\u00e9anciers au d\u00e9triment des autres cr\u00e9anciers de la masse de l&#8217;insolvabilit\u00e9. En l&#8217;absence de tout fait d\u00e9terminant, la conclusion d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation est neutre, car on\u00a0ne sait pas si une d\u00e9faillance se produira et quelle sera la partie d\u00e9faillante. En outre, au moment de la conclusion de la clause, les parties ne savent pas qui sera \u201cdans le cours\u201d ou bien \u201chors du cours\u201d \u00e0 tout moment\u00a0donn\u00e9 dans l\u2019avenir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>134. En outre, le droit national peut s\u2019opposer \u00e0 la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation en pr\u00e9sence d&#8217;\u00e9l\u00e9ments d\u00e9terminants, allant au-del\u00e0 du simple fait de la conclusion d&#8217;une clause de\u00a0r\u00e9siliation-compensation (voir le Principe 7(2), avec des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 quelques exemples de tels \u00e9l\u00e9ments d\u00e9terminants).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principe7(1)(d) \u2013 P\u00e9riodes suspectes et r\u00e8gles heure z\u00e9ro<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>135. Les lois nationales en mati\u00e8re d&#8217;insolvabilit\u00e9 comportent souvent des r\u00e8gles qui annulent (ou permettent \u00e0 l&#8217;administrateur judiciaire ou au juge de la faillite d&#8217;annuler) la conclusion d\u2019accords ou la prise d\u2019effet des\u00a0m\u00e9canismes de r\u00e9siliation-compensation, des transferts, des paiements ou de la remise de garantie qui sont intervenus durant une p\u00e9riode prescrite avant l&#8217;insolvabilit\u00e9. Cette p\u00e9riode est d\u00e9finie soit comme une p\u00e9riode\u00a0fixe avant l&#8217;ouverture de la proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9 (par exemple les trois mois pr\u00e9c\u00e9dant la date de l&#8217;ouverture); ou bien, elle peut \u00eatre d\u00e9finie par le juge de la faillite en comptant en particulier \u00e0 partir du moment o\u00f9 un\u00a0certain niveau d&#8217;endettement ou un indicateur semblable se produit. La raison de souligner ces r\u00e8gles est d&#8217;augmenter la masse des actifs disponibles pour la distribution entre les cr\u00e9anciers chirographaires et d&#8217;\u00e9viter une\u00a0pr\u00e9f\u00e9rence injustifi\u00e9e au profit d\u2019un ou plusieurs cr\u00e9anciers vis \u00e0 vis des autres cr\u00e9anciers en incluant r\u00e9troactivement des paiements ou des biens correspondants (m\u00e9canisme de \u201cclaw back\u201d).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>136. Ni la clause de r\u00e9siliation-compensation ni, dans la mesure o\u00f9 elles sont inclues dans le calcul de l\u2019obligation nette unique en vertu du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation, les obligations couverte par la clause\u00a0de r\u00e9siliation-compensation ne devraient pouvoir faire l\u2019objet de tels droits d&#8217;annulation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>En ce qui concerne la clause de r\u00e9siliation-compensation<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>137. La clause de r\u00e9siliation-compensation est prot\u00e9g\u00e9e en vertu du Principe 7(1)(d) contre l&#8217;annulation li\u00e9e au crit\u00e8re du temps de deux aspects distincts. Tout d&#8217;abord, le simple fait que la clause de r\u00e9siliation-\u00a0compensation a pris effet, \u00e0 savoir que l&#8217;obligation nette unique repr\u00e9sentant la valeur globale des obligations combin\u00e9es couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation est exigible, au cours d&#8217;une p\u00e9riode suspecte ne\u00a0devrait pas justifier une restriction de la mise en \u0153uvre de cette clause. Ce principe rev\u00eat une importance cl\u00e9 dans la protection de l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation, car c\u2019est souvent la demande\u00a0d&#8217;ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 elle-m\u00eame qui d\u00e9clenche le m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation. Cela signifie que ces clauses seraient en grande partie priv\u00e9es d\u2019effet si elles pouvaient \u00eatre annul\u00e9es au motif\u00a0que le m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation a pris effet pendant la p\u00e9riode suspecte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>138. En second lieu, dans certains pays, il peut exister une incertitude quant \u00e0 savoir si la conclusion d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation durant la p\u00e9riode suspecte pourrait justifier une action en annulation. En\u00a0cons\u00e9quence, il existe un risque que l&#8217;administrateur de l&#8217;insolvabilit\u00e9 ou juge de la faillite cherche \u00e0 suspendre, \u00e0 annuler ou d&#8217;une autre fa\u00e7on \u00e0 rendre inapplicable une clause de r\u00e9siliation-compensation pendant la p\u00e9riode\u00a0suspecte. Cependant, les parties ne peuvent pas savoir au moment de la conclusion d&#8217;une clause de compensation laquelle d&#8217;entre elles pourrait le cas \u00e9ch\u00e9ant devenir insolvable ult\u00e9rieurement. De m\u00eame, elles ne peuvent\u00a0pas savoir avec certitude quelle partie sera \u201cdans le cours\u201d au moment o\u00f9 l\u2019une d\u2019elles sera potentiellement en d\u00e9faut. Aussi, la conclusion d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation est neutre d\u00e8s le d\u00e9but et elle est\u00a0\u00e9galement favorable ou d\u00e9favorable au regard du risque assum\u00e9 pour les deux parties. Par cons\u00e9quent cette situation diff\u00e8re de celle o\u00f9 interviennent des paiements, ou celle o\u00f9 sont remis des actifs, une nouvelle garantie\u00a0ou une garantie suppl\u00e9mentaire, diminuant ainsi le risque de cr\u00e9dit d&#8217;une partie seulement. En cons\u00e9quence, la conclusion d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation ne devrait pas \u00eatre susceptible d&#8217;annulation au seul motif\u00a0qu&#8217;elle est intervenue avant l&#8217;ouverture de la proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>En ce qui concerne les obligations couvertes<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>139. Dans la mesure o\u00f9 cela concerne la mise en \u0153uvre de la clause de r\u00e9siliation-compensation, ce Principe s\u2019\u00e9tend \u00e9galement aux obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation: dans la mesure o\u00f9\u00a0de telles obligations sont inclues dans le calcul de l\u2019obligation nette unique en vertu de la clause de r\u00e9siliation-compensation, aucune obligation ne devrait \u00eatre susceptible d&#8217;annulation au seul motif qu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 souscrite\u00a0durant la p\u00e9riode suspecte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>140. La raison d&#8217;\u00eatre du Principe est qu\u2019habituellement, l&#8217;administrateur de l&#8217;insolvabilit\u00e9 annule seulement les obligations qui tombent dans la p\u00e9riode suspecte et qui sont favorables \u00e0 la partie solvable. Le r\u00e9sultat\u00a0serait comparable \u00e0 celui qui est d\u00e9crit ci-dessus (cf. Principe 7(1)(b) \u2013 \u201cpicorage\u201d). En cons\u00e9quence, la partie solvable supporterait un risque de cr\u00e9dit consid\u00e9rablement augment\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;aurait pas \u00e9t\u00e9 possible de pr\u00e9voir\u00a0au moment de la conclusion du contrat ou \u00e0 tout autre moment o\u00f9 l\u2019obligation concern\u00e9e est n\u00e9e. D&#8217;autre part, la question de l&#8217;ex\u00e9cution de l&#8217;obligation concern\u00e9e en tant que telle, si elle ne fait pas partie du calcul de\u00a0l\u2019obligation nette unique en vertu du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation, ne rel\u00e8ve pas du champ d&#8217;application des Principes. Ainsi, lorsque la partie solvable ne d\u00e9clenche pas le m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation\u00a0et n\u2019invoque pas ses droits en vertu de la clauses de r\u00e9siliation-compensation, l&#8217;application des dispositions nationales en mati\u00e8re d\u2019annulation bas\u00e9e sur le fait que l&#8217;obligation en question a \u00e9t\u00e9 souscrite pendant la p\u00e9riode\u00a0suspecte n&#8217;est pas limit\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>141. Il convient \u00e9galement de noter que la protection limit\u00e9e accord\u00e9e en vertu du Principe 7(1)(d) \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des obligations couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation a pour cons\u00e9quence que, lorsque la\u00a0l\u00e9gislation nationale en mati\u00e8re d&#8217;insolvabilit\u00e9 permet l\u2019annulation de telles obligations au motif qu&#8217;elles ont \u00e9t\u00e9 souscrites durant la p\u00e9riode suspecte, l&#8217;administrateur de l&#8217;insolvabilit\u00e9 est libre, en vertu du Principe 7(1)(b) et\u00a0du Principe 7(1)(d), de refuser l\u2019ex\u00e9cution de ces obligations tout en exigeant l\u2019ex\u00e9cution d\u2019autres obligations de la partie solvable qui sont couvertes par la clause de r\u00e9siliation-compensation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>R\u00e8gles heure z\u00e9ro<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>142. Pour la m\u00eame raison, l\u2019opposabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation ne devrait pas \u00eatre affect\u00e9e par l&#8217;application des \u201cr\u00e8gles heure z\u00e9ro\u201d, c&#8217;est-\u00e0-dire les r\u00e8gles qui, par le jeu d&#8217;une fiction juridique,\u00a0avancent l&#8217;ouverture de la proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019heure z\u00e9ro du jour de la d\u00e9cision d&#8217;ouverture.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Protection contre la fraude ou les op\u00e9rations en connaissance d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 pendante, etc.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>143. Les cas vis\u00e9s ci-dessus s&#8217;appliquent seulement dans la mesure o\u00f9 il n&#8217;y a pas d&#8217;autres \u00e9l\u00e9ments d\u00e9terminants (cf. le libell\u00e9 \u201cdu seul fait\u201d). En cons\u00e9quence, et conform\u00e9ment au Principe 7(2), le droit reste libre de\u00a0d\u00e9terminer les cons\u00e9quences de la fraude, de la connaissance d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 pendante au moment pertinent, ou d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Principes 6(2) et 7(2) \u2013 Exceptions<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>144. Les Principes 6(2) et 7(2) font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des lois et r\u00e8glements nationaux divers que les Principes n\u2019affectent pas. Ces r\u00e8gles de droit national sont reconnues comme pr\u00e9voyant des exceptions au principe\u00a0g\u00e9n\u00e9ral relatif \u00e0 l\u2019applicabilit\u00e9 d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation conform\u00e9ment \u00e0 ses termes en vertu de la premi\u00e8re phrase du Principe 6(1) et des dispositions plus sp\u00e9cifiques contenues au Principe 6(1)(a) et (b) et\u00a0au Principe 7(1)(a) \u00e0 (d).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>145. Le Principe 6(2) traite des r\u00e8gles en mati\u00e8re de fraude ou de conflit avec d&#8217;autres r\u00e8gles d\u2019application g\u00e9n\u00e9rale affectant la validit\u00e9 ou l\u2019applicabilit\u00e9 des contrats et pr\u00e9voit que ni les clauses de r\u00e9siliation-\u00a0compensation ni, bien entendu, les obligations vis\u00e9es par ces clauses sont exempt\u00e9es de l&#8217;application de ces r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>146. Le Principe 7(2) vise plus sp\u00e9cifiquement les dispositions nationales de droit de l\u2019 insolvabilit\u00e9 qui pourraient restreindre la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation sur la base de facteurs autres\u00a0que, ou compl\u00e9tant ceux vis\u00e9s au Principe 7(1)(c) et (d), tels que la connaissance qu&#8217;une proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9 \u00e9tait pendante au moment de la conclusion de la clause de r\u00e9siliation-compensation ou de la naissance de\u00a0l&#8217;obligation couverte, la priorit\u00e9 accord\u00e9e \u00e0 certaines cat\u00e9gories de cr\u00e9ances ou l&#8217;annulation d&#8217;une op\u00e9ration faite en fraude des droits des cr\u00e9anciers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>147. Le Principe 7(2) fournit une liste non exhaustive d&#8217;exemples de facteurs qui pourraient permettre la limitation de la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation en vertu du droit de l&#8217;insolvabilit\u00e9 d&#8217;un\u00a0Etat adoptant, mais ne pr\u00e9cise pas de nouvelles conditions \u00e0 cet \u00e9gard. Le Principe 7(2) est sp\u00e9cifique seulement dans la mesure o\u00f9 il est express\u00e9ment pr\u00e9cis\u00e9 que les \u00e9l\u00e9ments mentionn\u00e9s au Principe 7(1)(c) et (d) ne\u00a0peuvent pas justifier la restriction de la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation, pas m\u00eame sur la base des r\u00e8gles mentionn\u00e9es au Principe 7(2), \u00e0 moins de l\u2019existence d&#8217;autres facteurs. En outre, la nature\u00a0des exemples donn\u00e9s dans le Principe 7(2) et la nature de cette disposition en tant qu\u2019exception \u00e0 la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale sur l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses r\u00e9siliation-compensation sugg\u00e8rent qu&#8217;il devrait y avoir un seuil assez \u00e9lev\u00e9\u00a0pour la restriction de la mise en \u0153uvre d&#8217;une clause de r\u00e9siliation-compensation en vertu du droit national en mati\u00e8re d&#8217;insolvabilit\u00e9. Par exemple, la simple connaissance d&#8217;une proc\u00e9dure d&#8217;insolvabilit\u00e9 pendante au moment\u00a0de la conclusion de la clause de r\u00e9siliation-compensation ou de la naissance de l&#8217;obligation couverte, ne devrait pas n\u00e9cessairement justifier une restriction de la mise en \u0153uvre de cette clause en vertu de la l\u00e9gislation\u00a0nationale en mati\u00e8re d&#8217;insolvabilit\u00e9 dans les cas o\u00f9 les intentions poursuivies par les parties \u00e9taient l\u00e9gitimes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>148. Il convient de noter que les Principes 6 et 7 ne concernent que les restrictions pr\u00e9vues par le droit national qui compromettent le fonctionnement du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-\u00a0compensation en tant que tel, tel que d\u00e9fini au Principe 2. Les Principes ne traitent pas l\u2019applicabilit\u00e9 des autres clauses qui ne sont qu&#8217;accessoires \u00e0 une clause de r\u00e9siliation-compensation, comme les clauses de forfait et\u00a0les clauses relatives aux p\u00e9riodes d\u2019attente (voir supra, paragraphes 35 et 37). De m\u00eame, les r\u00e8gles de certains syst\u00e8mes juridiques qui subordonnent la mise en \u0153uvre d\u2019une clause de r\u00e9siliation-compensation aux\u00a0normes de ce qui est commercialement raisonnable ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es comme des restrictions allant \u00e0 l\u2019encontre des Principes 6 et 7 dans la mesure o\u00f9 la d\u00e9finition au Principe 2 ne couvre que les clauses de\u00a0r\u00e9siliation-compensation en vertu desquelles l\u2019obligation nette unique restante est calcul\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 \u201crepr\u00e9senter la valeur globale des obligations combin\u00e9es\u201d (voir supra, paragraphe 38).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>PRINCIPE 8<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>R\u00e9solution des d\u00e9faillances\u00a0des institutions financi\u00e8res<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les pr\u00e9sents Principes s\u2019appliquent sans pr\u00e9judice d\u2019une suspension ou de toute autre mesure que le droit de l\u2019Etat adoptant peut pr\u00e9voir, sous r\u00e9serve de garanties appropri\u00e9es, dans le contexte des r\u00e9gimes de\u00a0r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Consid\u00e9rations essentielles en ce qui concerne ce Principe<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\uf0d8 Les Principes devraient aider \u00e0 r\u00e9diger des r\u00e8gles juridiques nationales sur la r\u00e9siliation-compensation qui incorporeront \u00e9galement les r\u00e9gimes de \u201cr\u00e9solution des d\u00e9faillances\u201d des institutions financi\u00e8res. Le\u00a0consensus international actuel sur les normes relatives \u00e0 ces r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances est d\u00e9fini dans les Key Attributes for Effective Resolution Regimes for Financial Institutions mis en place par le Conseil de\u00a0stabilit\u00e9 financi\u00e8re [14].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\uf0d8 Le premier aspect est que le cadre juridique r\u00e9gissant la r\u00e9siliation-compensation doit \u00eatre clair et transparent et que la r\u00e9siliation-compensation doit \u00eatre applicable y compris dans le contexte des r\u00e9gimes de\u00a0r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res. Cet aspect est \u00e9nonc\u00e9 par les Principes 6 et 7.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\uf0d8 Le second aspect est que, en d\u00e9pit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la r\u00e9siliation-compensation ne doit pas faire obstacle \u00e0 la mise en \u0153uvre effective des mesures de r\u00e9solution des d\u00e9faillances. En particulier, l&#8217;autorit\u00e9\u00a0comp\u00e9tente doit, dans certaines conditions et dans une certaine mesure, avoir le droit de retarder la prise d\u2019effet de la clause de r\u00e9siliation-compensation au moyen d&#8217;une suspension des droits d\u2019exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e ou de\u00a0r\u00e9siliation en vertu de cette clause. Etant donn\u00e9 que de tels droits iraient \u00e0 l&#8217;encontre du Principe 7(1)(a), il devrait y avoir une exception expresse en ce sens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\uf0d8 Si les suspensions sont particuli\u00e8rement importantes pour la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation, les autorit\u00e9s nationales de r\u00e9solution pourraient avoir une vari\u00e9t\u00e9 d&#8217;autres types de pouvoirs\u00a0de r\u00e9solution en dehors des suspensions (voir les Key Attributes part. 3 du Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re). L&#8217;exception contenue dans le Principe 8 est donc \u00e9tendue \u00e0 toute mesure que la loi de l&#8217;Etat adoptant, sous\u00a0r\u00e9serve de garanties appropri\u00e9es, peut pr\u00e9voir dans le cadre des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\uf0d8 \u201cGaranties appropri\u00e9es\u201d renvoie aux mesures visant \u00e0 prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes de la contrepartie de l&#8217;institution financi\u00e8re qui est en cours de r\u00e9solution, tout en veillant \u00e0 la r\u00e9solution effective de l&#8217;institution\u00a0en d\u00e9faillance. La r\u00e9f\u00e9rence aux \u201cgaranties appropri\u00e9es\u201d au Principe 8 doit \u00eatre entendue comme subordonnant l&#8217;exception envisag\u00e9e dans ce Principe aux normes internationales relatives au traitement appropri\u00e9 de la\u00a0r\u00e9solution-compensation dans le contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res. Ainsi, le Principe 8 est orient\u00e9 et sera interpr\u00e9t\u00e9 dans le sens des Key Attributes du Conseil de stabilit\u00e9\u00a0financi\u00e8re, part. 4 et 5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\uf0d8 Il convient de noter que les normes internationales relatives au traitement appropri\u00e9 de la r\u00e9siliation-compensation dans le contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res et de leur\u00a0mise en \u0153uvre en vertu du droit national sont en \u00e9volution constante. La politique qui sous-tend ces r\u00e9gimes de r\u00e9solution est encore sujette \u00e0 des changements dans l&#8217;avenir et les r\u00e9f\u00e9rences dans le Principe 8 et le\u00a0commentaire devraient donc \u00eatre entendues comme \u00e9tant dynamiques et contingentes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Explications et commentaires<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>149. Les Principes assurent l&#8217;applicabilit\u00e9 des clauses de r\u00e9siliation-compensation &#8211; y compris dans le contexte des r\u00e9gimes de r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res (cf. supra, paragraphe 117).\u00a0Toutefois, le Cross-border Bank Resolution Group [15] a montr\u00e9 que l&#8217;exercice sans restriction des droits de r\u00e9siliation \u00e0 l\u2019occasion de l&#8217;ouverture de proc\u00e9dures de r\u00e9solution d&#8217;une institution financi\u00e8re, en particulier la\u00a0compensation simultan\u00e9e portant sur de grands volumes, risquent potentiellement de porter atteinte \u00e0 l&#8217;objectif de l&#8217;autorit\u00e9 comp\u00e9tente de proc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9solution ordonn\u00e9e des d\u00e9faillances de l&#8217;institution concern\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>150. Le Principe 8 pr\u00e9voit que la suspension, ou d\u2019autres mesures limitant la mise en \u0153uvre des clauses de r\u00e9siliation-compensation, devrait \u00eatre soumise \u00e0 des \u201cgaranties appropri\u00e9es\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire des mesures visant\u00a0\u00e0 prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes de la contrepartie de l&#8217;institution financi\u00e8re qui est en cours de r\u00e9solution, tout en veillant \u00e0 la r\u00e9solution effective des d\u00e9faillances. L&#8217;utilisation des termes \u201cgaranties appropri\u00e9es\u201d doit \u00eatre\u00a0comprise comme \u00e9tant une r\u00e9f\u00e9rence aux normes internationales relatives aux r\u00e9gimes sp\u00e9ciaux de r\u00e9solution des d\u00e9faillances des institutions financi\u00e8res qui sont mises en \u0153uvre en vertu des divers r\u00e9gimes nationaux de\u00a0r\u00e9solution et qui comprennent des normes pour la protection des clauses de r\u00e9siliation-compensation dans le contexte de ces r\u00e9gimes de r\u00e9solution.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>151. La r\u00e9f\u00e9rence aux \u201cgaranties appropri\u00e9es\u201d souligne la r\u00e8gle selon laquelle les clauses de r\u00e9siliation-compensation devraient \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralement applicables et qu\u2019une suspension ou toute autre mesure prise par\u00a0l&#8217;autorit\u00e9 comp\u00e9tente pour limiter la mise en \u0153uvre de ces clauses devrait \u00eatre strictement limit\u00e9e \u00e0 la mise en \u0153uvre effective du r\u00e9gime de r\u00e9solution des d\u00e9faillances. En ce qui concerne ces suspensions et la question de\u00a0savoir si l&#8217;entr\u00e9e en r\u00e9solution et l&#8217;exercice des pouvoirs de r\u00e9solution peut faire l\u2019objet d\u2019un accord valable dans la clause de r\u00e9siliation-compensation en tant que d\u00e9clencheur du m\u00e9canisme de r\u00e9siliation-compensation, le\u00a0Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re a \u00e9tabli le crit\u00e8re international actuel pour l&#8217;interaction entre les mesures de r\u00e9solution et les garanties appropri\u00e9es dans les Key Attributes part. 4 et l&#8217;Annexe IV s\u2019y rapportant, en particulier en\u00a0exigeant que:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 sous r\u00e9serve de garanties appropri\u00e9es, l\u2019ouverture de proc\u00e9dures de r\u00e9solution et l\u2019exercice de tout pouvoir de r\u00e9solution des d\u00e9faillances ne devraient pas d\u00e9clencher des droits de compensation l\u00e9gale ou\u00a0contractuelle, ni constituer un \u00e9v\u00e9nement qui permette \u00e0 la contrepartie de l\u2019institution en r\u00e9gime de r\u00e9solution des d\u00e9faillances d\u2019exercer des droits contractuels d\u2019exigibilit\u00e9 ou de r\u00e9siliation anticip\u00e9e \u00e0 condition que les\u00a0obligations fondamentales en vertu du contrat continuent d\u2019\u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es (Key Attributes, para. 4.2); et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 si les droits contractuels d\u2019exigibilit\u00e9 ou de r\u00e9siliation anticip\u00e9e peuvent n\u00e9anmoins \u00eatre exerc\u00e9s, l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9solution devrait avoir le pouvoir de suspendre ces droits de fa\u00e7on temporaire lorsqu\u2019ils naissent du\u00a0seul fait de l\u2019ouverture de proc\u00e9dures de r\u00e9solution ou en relation avec l\u2019exercice de tout pouvoir de r\u00e9solution. La suspension:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(i) devrait \u00eatre strictement limit\u00e9e dans le temps (par exemple, pour une p\u00e9riode n\u2019exc\u00e9dant pas 2 jours ouvrables);<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(ii) devrait \u00eatre soumise \u00e0 des garanties ad\u00e9quates qui prot\u00e8gent l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des contrats financiers et accordent certitude aux contreparties (voir l\u2019Annexe IV sur les Conditions de suspension temporaire); et<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(iii) ne devrait pas affecter l\u2019exercice des droits de r\u00e9siliation anticip\u00e9e d\u2019une contrepartie \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019institution en r\u00e9gime de r\u00e9solution en cas de d\u00e9faillance non li\u00e9e \u00e0 l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure de r\u00e9solution ou \u00e0\u00a0l\u2019exercice du pouvoir de r\u00e9solution pertinent survenant avant, pendant ou apr\u00e8s la suspension (par exemple, non-paiement, non remise ou restitution d\u2019une garantie \u00e0 la date d\u2019\u00e9ch\u00e9ance) (Key Attributes, para. 4.3).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>152. On se r\u00e9f\u00e9rera \u00e0 l&#8217;annexe IV des Key Attributes du Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re pour davantage de d\u00e9tails.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>*\u00a0* *<\/p>\n<p>________________________________________<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[1] Banque des R\u00e8glements internationaux \/ Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire, Rapport et Recommandations du Cross-border Bank Resolution Group, mars 2010, Recommandation 8, p. 36 et suiv.,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.bis.org\/publ\/bcbs169.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.bis.org\/publ\/bcbs169.pdf<\/a>\u00a0(en anglais ); Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re, Key Attributes of Effective Resolution Regimes for Financial Institutions, octobre 2011, para. 4.1 (en anglais),\u00a0<a href=\"http:\/\/www.financialstabilityboard.org\/publications\/r_111104cc.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.financialstabilityboard.org\/publications\/r_111104cc.pdf<\/a><a href=\"http:\/\/www.financialstabilityboard.org\/publications\/r_111104cc.pdf.\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">.<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[2] Selon une liste r\u00e9guli\u00e8rement mise \u00e0 jour par l\u2019ISDA (Association internationale des swaps et produits d\u00e9riv\u00e9s), les pays suivants ont incorpor\u00e9 la compensation avec d\u00e9ch\u00e9ance du terme dans leurs droits: Afrique du Sud, Allemagne, Andorre, Anguilla, Australie, Autriche, Belgique, Br\u00e9sil, Canada, Colombie, Danemark, Espagne, Etats-Unis d&#8217;Am\u00e9rique F\u00e9d\u00e9ration de Russie, Finlande, France, Gr\u00e8ce, Hongrie, Iles vierges britanniques, Irlande, Isra\u00ebl, Italie, Japon, Luxembourg, Malte, Maurice, Mexico, Norv\u00e8ge, Nouvelle-Z\u00e9lande, P\u00e9rou, Pologne, Portugal, R\u00e9publique de Cor\u00e9e, R\u00e9publique tch\u00e8que, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slov\u00e9nie, Su\u00e8de et Suisse. Selon la m\u00eame liste, des l\u00e9gislations favorables \u00e0 la compensation globale est \u00e0 l&#8217;examen dans les pays suivants: Argentine, Chili, Pakistan et Seychelles. Source:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.isda.org\/docproj\/stat_of_net_leg.html.\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.isda.org\/docproj\/stat_of_net_leg.html.<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[3] Cf., pour une analyse d\u00e9taill\u00e9e, UNIDROIT 2011, Etude LXXVIII C &#8211; Doc. 2, 1e partie, et en particulier les p. 32 et suiv.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[4] Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re, Key Attributes of Effective Resolution Regimes for Financial Institutions, octobre 2011, section 4, et en particulier le para. 4.3 (en anglais)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[5] Cf., pour une analyse d\u00e9taill\u00e9e, UNIDROIT 2011, Etude LXXVIII C &#8211; Doc. 2, 2e partie, et en particulier les pp. 68 et suiv.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[6] Convention d\u2019UNIDROIT sur les r\u00e8gles de droit mat\u00e9riel applicables aux titres interm\u00e9di\u00e9s, adopt\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve le 9 octobre 2009, en particulier l\u2019article 31(3)(j), et l\u2019article 33(3).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[7] CNUDCI, 2004, Guide l\u00e9gislatif sur le droit de l\u2019insolvabilit\u00e9, Recommandations 7g) et 101-107.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[8] Cf. UNIDROIT 2011, Etude LXXVIII C &#8211; Doc. 2, p. 24-25 (en anglais ) pour une br\u00e8ve description des diff\u00e9rentes r\u00e8gles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[9] Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire, International Convergence of Capital Measurement and Capital Standards: A Revised Framework (2006) Annexe 4 para. 96(iii), disponible (en anglais seulement) \u00e0 la page\u00a0<a href=\"http:\/\/www.bis.org\/publ\/bcbs128.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.bis.org\/publ\/bcbs128.pdf<\/a><a href=\"http:\/\/www.bis.org\/publ\/bcbs128.pdf.\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">.<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[10] Cf. le doc. UNIDROIT 2011, Etude LXXVIII C &#8211; Doc. 2, p. 37 (exemple 7) et p. 71 (exemple 17) (en anglais seulement).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[11] Convention d\u2019UNIDROIT sur les r\u00e8gles mat\u00e9rielles relatives aux titres interm\u00e9di\u00e9s, adopt\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, le 9 octobre 2009.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[12] CNUDCI, Guide l\u00e9gislatif sur le droit de l\u2019insolvabilit\u00e9, 2004, Glossaire dd) (p. 7).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[13] CNUDCI, Guide l\u00e9gislatif sur le droit de l\u2019insolvabilit\u00e9, 2004, Glossaire qq) (p. 8).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[14] Cf. Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re, Key Attributes of Effective Resolution Regimes for Financial Institutions, octobre 2011, section 4.1 (en anglais).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[15] Banque des R\u00e8glements internationaux \/ Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire, Rapport et Recommandations du Cross-border Bank Resolution Group, mars 2010, Recommandation 9, p. 40 et suiv.<\/p>\n<\/div>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column css=&#8221;.vc_custom_1490017614850{margin-bottom: 30px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;R\u00c9SILIATION-COMPENSATION&#8221; font_container=&#8221;tag:h1|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1629049926591{margin-top: 0px !important;margin-bottom: 20px !important;}&#8221;][vc_custom_heading text=&#8221;PRINCIPES D\u2019UNIDROIT CONCERNANT L\u2019APPLICABILITE DES CLAUSES DE RESILIATION-COMPENSATION&#8221; font_container=&#8221;tag:h4|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1629049941274{margin-top: 0px !important;margin-bottom: 20px !important;}&#8221;][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1621846659702{background-color: #f2f2f2 !important;}&#8221;][vc_column_inner width=&#8221;1\/4&#8243;][vc_btn title=&#8221;T\u00c9L\u00c9CHARGER&#8221; style=&#8221;custom&#8221; custom_background=&#8221;#004054&#8243; custom_text=&#8221;#ffffff&#8221; shape=&#8221;square&#8221; align=&#8221;center&#8221; link=&#8221;url:%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F06%2Fnetting-English.pdf&#8221;][\/vc_column_inner][vc_column_inner width=&#8221;3\/4&#8243;][vc_custom_heading text=&#8221;R\u00c9SILIATION-COMPENSATION (Anglais)&#8221; font_container=&#8221;tag:h3|text_align:left&#8221; use_theme_fonts=&#8221;yes&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner css=&#8221;.vc_custom_1621846659702{background-color: #f2f2f2&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/instruments\/marches-financiers\/resiliation-compensation\/\">&hellip;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":0,"parent":5540,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"class_list":["post-6203","page","type-page","status-publish","format-standard","hentry","odd"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6203","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6203"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6203\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unidroit.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}